Dialogue entre Hylas et Philonous sur les frères van Velde
Bernold André
FAGE
8,50 €
Epuisé
EAN :9782849755471
Les Trois dialogues entre Hylas et Philanous que le philosophe irlandais George Berkeley publie à Amsterdam en 1713, font s'affrontrer un défenseur de la doctrine matérialiste (Hylas) et le représentant de l'"immatérialiste" Berkeley (Philonous), pour qui seuls existent les esprits et les idées. Dans ce quatrième échange, orchestré cette fois en sous-main par André Bernold, la dispute, à la fois facétieuse et fort sérieuse, puise son motif dans l'oeuvre des frères van Velde, Bram (1895-1981) et Geer, son cadet (1898-1977). Qu'en est-il de l'image chez les van Velde ? Les grandes paires de concepts de toute théorie de la perception - temps et espace, matière et lumière, intériorité et extériorité, visibilité et invisibilité... - se voient cassées et ressoudées au fil du dialogue que rythment les affirmations, réfutations, objections, conciliations et pensées-relais (parmi lesquelles, au premier chef, celles de Beckett, Bergson, et Deleuze).
Nombre de pages
32
Date de parution
14/02/2019
Poids
60g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782849755471
Titre
Dialogue entre Hylas et Philonous sur les frères van Velde
Auteur
Bernold André
Editeur
FAGE
Largeur
150
Poids
60
Date de parution
20190214
Nombre de pages
32,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'élément principal de ce florilège, Dans la détonation des météores, est un poème didactique relatant une séance chamanique en Chine. On assiste aux tâtonnements de la médium, guidée par la chamane : un dialogue s'établit entre elle et le fantôme qu'elle perçoit et qui annonce au témoin, alors âgé de 7 ou 8 ans, le prochain retour de son père, mort depuis peu. Ce texte rapporte une expérience vécue par le professeur Huang Jizhong, qui survécut à vingt ans de déportation politique (1958-1978) par la récitation mentale des grands classiques de la poésie chinoise. On retrouve, au c?ur de la Chine paysanne des années trente, tous les éléments d'une antique, d'une universelle descente aux enfers. A côté des profondeurs mystérieuses de l'Asie centrale, ressuscitées par le délire de la chamane, André Bernold pose un regard admiratif sur Gilles Deleuze, " le Grand Scholiaste " à la " diction lente et douce ", complice sur Samuel Beckett et son amour de la musique : " J'ai toujours écrit pour une voix... Seule la voix est, bruissant et laissant des traces. " Il évoque le douloureux bouleversement d'Antonin Artaud face à la Crucifixion du polyptique de Grünewald : " Je me suis souvenu un jour d'avoir été crucifié... Je suis un bois de chair. " Il rappelle enfin le souvenir de Pierre Gascar, " vrai voyageur et vrai reclus, amoureux de la nature et des plantes, " le seul grand prosateur du siècle dont puisse se glorifier l'écologie, qui l'ignore toujours ". La méthode de composition est, en quelque sorte, l'absorption, par l'imagination, de matériaux épars.
La très singulière expérience que nous raconte l'admirable petit livre d'André Bernold tient dans cet étonnement simple : pour la première fois à ce point, quelqu'un observe, avec précision et délicatesse, un écrivain en train de vivre. Bernold, quand il rencontre Samuel Beckett, à la fin des années 70, est étudiant à Paris. Il a lu les livres de Beckett, il l'admire, il lui écrit, puis il le voit et l'écoute régulièrement jusqu'à sa mort.Philippe Sollers, Le Monde. ... ce livre admirable... On sort du champ admiratif pour entrer, dans ces pages intelligentes, dans le champ d'une observation noble qui mènera à l'amitié. Robert Lévesque, Le Devoir. Un petit traité de biologie du sentiment. Le récit aigu, précis, d'une amitié... Le livre refermé, on reste dans la lumière. Heureux. Comme dépositaire d'un beau secret. Pierre Mertens, Le Soir.
Il y a dix ans, Gilles Deleuze est mort. Quelques ami(e)s se reprennent à parler de lui, et du chantier qu'est devenue, dans le monde entier, son ?uvre, avec une sobriété (Jean Pierre Faye) qui tolère l'émotion du souvenir (Jeannette Colombel, Roger-Pol Droit, Pascale Criton) et s'engage dans les chemins d'une érudition teintée d'humour (Philippe Choulet, Richard Zrehen, Charles J. Stivale, André Bernold) ou d'humeur polémique (Arnaud Villani), voire dans ceux du rêve (Raymond Bellour). Un ethno-musicologue (Jérôme Cler) explique comment Mille Plateaux l'ont fait devenir ce qu'il est. Jean-Claude Dumoncel nous fait les honneurs du nouveau jardin, deleuzien, de Raymond Roussel. Jean-Luc Nancy ouvre enfin la méditation conjointe de Deleuze avec Derrida, et René Schérer explore ce que peut être un mysticisme athée. Simon Hantaï envoie un Pli en triple état, Hélène Bamberger et Marie-Laure de Decker des photos inédites. Richard Pinhas nous montre un manuscrit qui lui fut confié. Timothy S. Murphy scelle le tout de sa minutieuse bibliographie. Deleuze épars ? Non. Deleuze est tout entier rassemblé dans les multiplicités d'une intempestive audace. C'est nous qui sommes épars autour de lui.
Nauman Bruce ; Bernold André ; Grand Philippe ; Ma
Paroles d'artiste fait dialoguer les propos ou écrits d'un artiste avec son oeuvre. "Dès le début j'ai essayé de voir si je pouvais faire un art qui produirait ça. Qui surgirait tout d'un coup. Comme un coup de batte dans le visage. Au bas du cou. Qui vous sèche sans qu'on l'ait vu venir. J'aime beaucoup cette idée : l'intensité qui ne laisse pas de place à la question de savoir si vous appréciez ou non."
Le noir est antérieur à la lumière. Avant la lumière, le monde et les choses étaient dans la plus totale obscurité. Avec la lumière sont nées les couleurs. Le noir leur est antérieur.
Les arbres sont des oeuvres d'art, à la différence près qu'ils ne sont pas signés. Les pratiques portant atteinte à leur harmonie sont désolantes. Qui accepterait de voir saccager La Joconde, lacérer Les Tournesols de Van Gogh ou barbouiller un Renoir ? Sans éducation au beau, comment s'opposer aux dégradations esthétiques de notre environnement ? Les peintres savent nous ouvrir les yeux sur la beauté des arbres, leur complexité, leur mystère et leur fragilité. Ils s'appliquent non seulement à les représenter, mais ils cherchent aussi à les comprendre, les penser et les sublimer. Et ils le font très bien ! Sans le savoir, ils précèdent parfois les chercheurs et ouvrent la voie à de nouvelles recherches scientifiques. Avec ce livre, chaque tableau donne l'occasion de découvrir un peintre, une oeuvre et un trait de la vie des arbres. Pour tous ceux qui passent devant les arbres sans les voir ou pour ceux qui ne les regardent plus pensant tout savoir, il reste l'art pour s'émouvoir.