L'élément principal de ce florilège, Dans la détonation des météores, est un poème didactique relatant une séance chamanique en Chine. On assiste aux tâtonnements de la médium, guidée par la chamane : un dialogue s'établit entre elle et le fantôme qu'elle perçoit et qui annonce au témoin, alors âgé de 7 ou 8 ans, le prochain retour de son père, mort depuis peu. Ce texte rapporte une expérience vécue par le professeur Huang Jizhong, qui survécut à vingt ans de déportation politique (1958-1978) par la récitation mentale des grands classiques de la poésie chinoise. On retrouve, au c?ur de la Chine paysanne des années trente, tous les éléments d'une antique, d'une universelle descente aux enfers. A côté des profondeurs mystérieuses de l'Asie centrale, ressuscitées par le délire de la chamane, André Bernold pose un regard admiratif sur Gilles Deleuze, " le Grand Scholiaste " à la " diction lente et douce ", complice sur Samuel Beckett et son amour de la musique : " J'ai toujours écrit pour une voix... Seule la voix est, bruissant et laissant des traces. " Il évoque le douloureux bouleversement d'Antonin Artaud face à la Crucifixion du polyptique de Grünewald : " Je me suis souvenu un jour d'avoir été crucifié... Je suis un bois de chair. " Il rappelle enfin le souvenir de Pierre Gascar, " vrai voyageur et vrai reclus, amoureux de la nature et des plantes, " le seul grand prosateur du siècle dont puisse se glorifier l'écologie, qui l'ignore toujours ". La méthode de composition est, en quelque sorte, l'absorption, par l'imagination, de matériaux épars.
Nombre de pages
132
Date de parution
10/06/1999
Poids
216g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782705663629
Titre
Soies brisées
Auteur
Bernold André
Editeur
HERMANN
Largeur
150
Poids
216
Date de parution
19990610
Nombre de pages
132,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
La très singulière expérience que nous raconte l'admirable petit livre d'André Bernold tient dans cet étonnement simple : pour la première fois à ce point, quelqu'un observe, avec précision et délicatesse, un écrivain en train de vivre. Bernold, quand il rencontre Samuel Beckett, à la fin des années 70, est étudiant à Paris. Il a lu les livres de Beckett, il l'admire, il lui écrit, puis il le voit et l'écoute régulièrement jusqu'à sa mort.Philippe Sollers, Le Monde. ... ce livre admirable... On sort du champ admiratif pour entrer, dans ces pages intelligentes, dans le champ d'une observation noble qui mènera à l'amitié. Robert Lévesque, Le Devoir. Un petit traité de biologie du sentiment. Le récit aigu, précis, d'une amitié... Le livre refermé, on reste dans la lumière. Heureux. Comme dépositaire d'un beau secret. Pierre Mertens, Le Soir.
Il y a dix ans, Gilles Deleuze est mort. Quelques ami(e)s se reprennent à parler de lui, et du chantier qu'est devenue, dans le monde entier, son ?uvre, avec une sobriété (Jean Pierre Faye) qui tolère l'émotion du souvenir (Jeannette Colombel, Roger-Pol Droit, Pascale Criton) et s'engage dans les chemins d'une érudition teintée d'humour (Philippe Choulet, Richard Zrehen, Charles J. Stivale, André Bernold) ou d'humeur polémique (Arnaud Villani), voire dans ceux du rêve (Raymond Bellour). Un ethno-musicologue (Jérôme Cler) explique comment Mille Plateaux l'ont fait devenir ce qu'il est. Jean-Claude Dumoncel nous fait les honneurs du nouveau jardin, deleuzien, de Raymond Roussel. Jean-Luc Nancy ouvre enfin la méditation conjointe de Deleuze avec Derrida, et René Schérer explore ce que peut être un mysticisme athée. Simon Hantaï envoie un Pli en triple état, Hélène Bamberger et Marie-Laure de Decker des photos inédites. Richard Pinhas nous montre un manuscrit qui lui fut confié. Timothy S. Murphy scelle le tout de sa minutieuse bibliographie. Deleuze épars ? Non. Deleuze est tout entier rassemblé dans les multiplicités d'une intempestive audace. C'est nous qui sommes épars autour de lui.
Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l’histoire et la population haïtiennes, on a rarement l’occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu’une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants.Tout le monde s’en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l’attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines.Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d’une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l’auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l’humanité entière.Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.