Les nuits du Yang-Tsé. Chez les pirates du Grand Fleuve dans la Chine des années 20
Bernis André
PHEBUS
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EAN :9782859404536
Les lecteurs de Malraux n'ont pas oublié le climat de cette Chute des années Vingt, au tout début de la plus sanglante révolution de son histoire. Nous sommes dans un empire déboussolé où la loi et l'autorité n'existent plus, où tous les coups sont permis. Autour des tables à jeu de Shanghai, le champagne coule à flots, tandis que la boue et la poussière (selon les saisons) sont tout ce que l'Histoire laisse en partage au peuple. En province, où passé et présent se bousculent dans un beau désordre, chacun vit ou croit vivre comme au temps des Fils du Ciel, et des bandes armées font régner dans les campagnes, à coups de mitrailleuses lourdes, une terreur médiévale. Et pourtant ceux qui ont connu cette Chine-là (celle aussi des récits de Lucien Bodard) savent que c'est dans ces années précisément, au milieu d'un des pires étalages de cruauté et de folie que les hommes aient jamais produits, que s'est joué pour une bonne part l'équilibre du monde qui est, aujourd'hui le nôtre. Il fallait un chroniqueur à cette tragédie, dont on joue encore les suites de nos jours : André Bernis, qui commandait en ces temps troublés une canonnière française sur le Grand Fleuve, fut ce Tacite. Un Tacite désenchanté, dont la plume aurait trempé dans l'encrier de Paul Morand. Joseph Kessel, préfacier du livre en 1930, tenait Les Nuits du Yang-Tsé pour le modèle accompli du récit d'aventure vécue.
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Nombre de pages
203
Date de parution
06/11/1996
Poids
250g
Largeur
140mm
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EAN
9782859404536
Titre
Les nuits du Yang-Tsé. Chez les pirates du Grand Fleuve dans la Chine des années 20
Auteur
Bernis André
Editeur
PHEBUS
Largeur
140
Poids
250
Date de parution
19961106
Nombre de pages
203,00 €
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Résumé : La recherche de voies collectives d'émancipation s'apparente à un jeu de pistes. Il faut trouver un juste milieu entre l'urgence d'une situation qui nous échappe et la lenteur nécessaire à l'expérimentation ; et c'est d'autant plus complexe qu'on va souvent à contre-courant de ce qui est prescrit socialement. Pour me rassurer, j'ai supposé que le pas de côté que je faisais serait réversible : ça a été plutôt le contraire.
L'étoile à trois branches de Mercedes-Benz, née de la fusion de Daimler et Benz en 1926, symbolisait à l'origine l'activité du constructeur dans les milieux terrestre, aérien et maritime. Elle est aujourd'hui synonyme d'innovation, de performance et de perfection technique aux premiers rangs de l'automobile de luxe. Pour la période d'avant-guerre, Mercedes s'est distingué dans la création de modèles aux lignes incomparables comme la SSK qui brilla en compétition à la fin des années vingt, ou par la commercialisation, dès 1936, du premier véhicule diesel de série, la 260 D. Mais c'est assurément au cours de la seconde moitié du XXa siècle que Mercedes achèvera de fonder son prestige. De la 300 SL avec ses légendaires portes papillon aux actuels modèles surpuissants du préparateur AMG, en passant par les sublimes berlines 220 à ailerons, les élégants roadsters SL ou encore les luxueuses Classe S, ce livre exceptionnel passe en revue l'intégralité des Mercedes de route produites de 1945 à aujourd'hui, plus de quatre-vingts modèles et séries en tout.
Né en 1715, d'une lignée ancienne mais fort pauvre, François Joachim de Bernis affirme : "J'ai réussi à obtenir tout ce que je désirai fortement". Plusieurs recueils de petits vers galants lui valurent le surnom de Babet la Bouquetière et un fauteuil à l'Académie française dès l'âge de vingt-neuf ans. Mais c'est madame de Pompadour qui fit sa carrière. Ambassadeur à Venise, puis ministre des Affaires étrangères, il négocia avec bonheur le renversement des alliances. Au comble de la faveur, ayant en conscience, après Rossbach (1757), osé parler de paix, il tomba en disgrâce. Soulagé du pouvoir, il mena une existence opulente et facile à la cour pontificale où, cardinal ambassadeur, il fut aux yeux de tous "le roi de Rome" jusqu'à la Révolution qui le ruina. Dans ces Mémoires passent toute la complexité, le charme et la grandeur d'une figure unique : celle de l'aristocrate secrètement averti de son déclin.
Thérèse Bernis, alias Parise, mère de six enfants nés au gré des rencontres, enfin épousée à 52 ans, se bat pour vaincre la pauvreté. Après avoir quitté la Guadeloupe, elle rejoint la France où elle mène la vie épuisante de femme de ménage parfois sans domicile. Elle poursuit un but : celui de faire connaître ses malheurs de la Guadeloupe afin de les exorciser. Son récit révèle les mille faces de son île natale tout au long du 20e siècle et témoigne du courage de tant d'Antillais qui ont cherché par tous les moyens à vivre dignement.
Rentrée littéraire 2025 Prix Pulitzer 2024 1874, au lendemain de la guerre de Sécession. Sur les routes de Virginie-Occidentale se croisent civils et soldats, renégats et vagabonds, affranchis et fugitifs. ConaLee, 12 ans, l'adulte de sa famille depuis aussi longtemps qu'elle s'en souvienne, entreprend un voyage avec sa mère, qui n'a pas prononcé un mot depuis des mois, et l'homme qu'on lui a dit d'appeler "papa" . Ce vétéran sudiste, qui s'est imposé dans leur monde, les dépose à l'entrée de l'asile d'aliénés de Trans-Allegheny. Là, loin de leurs proches, se faisant passer pour une dame et sa bonne, mère et fille empruntent le long chemin de la guérison. Une fois de plus, Jayne Anne Phillips tisse un récit envoûtant où la mémoire collective, les secrets familiaux et les fracas de l'Histoire se conjuguent. Dans une prose d'une beauté âpre, elle s'attache à dépeindre avec empathie les victimes, les blessés dans leur chair et leur âme. Et fait revivre une galerie de personnages mémorables : Dearbhla, la guérisseuse irlandaise qui sait lire dans les pierres, O'Shea, le veilleur de nuit amnésique ou encore Mrs Hexum, la cuisinière au grand coeur. Autant de sentinelles qui tentent à leur échelle de protéger un monde qui se délite et de réparer les vivants.
Vous voulez que je vous ouvre ma tête pour aller voir dedans ? Si j'étais vous je voudrais pas savoir." C'est un homme inquiet qui appelle la gendarmerie parce qu'il est sans nouvelles de sa femme. C'est une infirmière aimant marcher seule quand le sommeil la fiait. C'est un petit garçon avec des yeux profonds comme des lacs et qui a perdu sa mère. Mathis a six ans. Il est le dernier témoin du drame qui s'abat sur lui. Alors il répond quand on l'interroge, hésite, se reprend, questionne le vide. Car lorsqu'on disparaît, c'est bien qu'on est encore quelque part, non ? Cette histoire commence dans le Narbonnais, juste avant Noël. Un couple sur le point de se séparer, des étangs fouillés sans relâche, un enfant seul. C'est sa voix que l'on entend. Voix de tête dans ce roman où amour, violence et solitude sont disséqués tour à tour par les principaux intéressés en un long chant qui se déploie jusqu'à l'inexorable. Y a-t-il plus grand trauma que de perdre sa mère du fait de son père ? Partant d'un angle mort des féminicides, Delphine Saubaber nous plonge dans un roman déchirant d'une sidérante vérité.
Rufous Flanagan, cartographe spécialisé dans le recensement des espèces en voie d'extinction, est lui-même sur le point de disparaître. Atteint d'une démence précoce qui s'attaque irrémédiablement à sa mémoire, il se lance un défi : revoir une dernière fois ses frères et soeurs, mais aussi, avant de l'avoir totalement oubliée, la cabane où ils ont trouvé refuge pendant plusieurs mois, des décennies plus tôt. Commence une odyssée périlleuse, sur les sentiers isolés de Colombie-Britannique, alors que les feux de forêt font rage. Car Rufous doit affronter non seulement une nature hostile, mais surtout le démantèlement de son propre esprit. Ses souvenirs, tantôt vivaces, tantôt fugaces, deviennent une carte qui le guide dans un voyage où la frontière entre rêve et réalité s'estompe... Lettre d'amour à un monde en sursis, Ciel noir, coeurs battants nous emmène à la recherche du temps perdu et d'une identité fracturée. Et réaffirme avec mélancolie la puissance des liens, familiaux ou choisis.
Dans un futur proche où le grand dérèglement contraint aux migrations, un père a choisi de fuir la ville pour emmener sa famille sur la Butte, le domaine de ses ancêtres isolé en montagne. Pilha, Dag et Mette, ses trois filles, y endurent une vie de servitude sous les ordres de leur mère. Il y a aussi Finn, le frère, né un jour de tempête, le seul pour lequel le père envisage un avenir. Car viendra le temps où il faudra conduire chacune des filles en haut de la montagne. Ainsi en a décidé la malédiction qui pèse sur la lignée. Ainsi en a décidé le père. Il faudra sacrifier au rituel. Parce que ce qui coule entre les cuisses des filles ne permet pas le doute. Lorsque Pilha, l'aînée, est atteinte de la mystérieuse maladie du sang, elle est escortée jusqu'au Mont. Et Pilha ne revient pas. Dag l'a compris, elle sera la prochaine. Alors, c'est décidé : son sang ne coulera pas. Dans la forêt dont elle a fait son royaume, la tension monte. Et de découvertes macabres en révélations, la jeune fille trouvera le courage de s'arracher à la funeste destinée familiale.