Le présent ouvrage s'adresse aux jeunes créolistes ou apprentis-créolistes qu'effraient encore les exigences de la description grammaticale et qu'inhibent les ouvrages ardus ; aux enseignants qui ont une mission de formation en langues et cultures créoles ; aux pédagogues qui ont le souci de mieux consolider leur compétence didactique de la grammaire créole ; aux socio-professionnels, journalistes et spécialistes de la communication. Cette grammaire s'inscrit dans une stratégie non seulement de démultiplication progressive mais encore de vulgarisation, qui n'est pas synonyme de banalisation. A ce titre, « Fondas-Kreyol-la », parce que jeter les bases d'une auto-formation constitue une étape vers la prise en charge pédagogique du créole dans l'ensemble du champ social.
Nombre de pages
205
Date de parution
01/12/2004
Poids
260g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782858057344
Titre
Grammaire créole. Fondas kréyol-la
Auteur
Bernabé Jean
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
260
Date de parution
20041201
Nombre de pages
205,00 €
Disponibilité
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Après les déclarations de Nadine Morano sur "la France, pays de race blanche", Jean Bernabé analyse l'identitarisme : les tenants résolus de cette idéologie et leurs adversaires utilisent le mot "identité" de manière inadéquate qui concerne l'individu en tant que personne, et non les groupes humains. Ambigu, le terme "identité" appliqué aux peuples confère une immutabilité contestée par l'histoire. Il devrait être remplacé par le terme "spécificité". Et au-delà de cette substitution, il faudrait être plus attentif contre de telles dérives.
Le présent ouvrage prolonge l'essai publié en 2015 (Approche cognitive du créole martiniquais, Ranboulzay 1 / Révolution 1) et se compose de quatre parties : la première est une réflexion sur l'écriture du créole, la seconde est une nouvelle écrite dans un créole novateur, la troisième est un mini-dictionnaire créole, et la dernière est un mini-corpus de mots et expressions créoles. Cet essai milite pour un rapport équilibré entre les deux langues maternelles, opération qui ne peut réussir sans l'implication des pédagogies scolaires dans une démarche scientifique.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...