Aujourd'hui, nombreux sont les signes de l'état de désespoir du monde terrorisme international, violences urbaines, crimes " nihilistes ", toxicomanie... Mais ce n'est pas tant ce désespoir spectaculaire à la une des médias qui retient l'attention de l'auteur dans cet essai, que le désespoir diffus et généralisé qui touche chacun à divers degrés et se confond avec la perte du sens propre à la société moderne. Cet essai a d'abord pour but de tenter l'identification de ce mal étrange du désespoir, mélange d'indifférence et de saturation du désir, affectant aujourd'hui particulièrement la conscience occidentale. Le phénomène du désespoir est ainsi successivement cerné sous sa dimension métaphysique, psychologique et historique. Partant avec Kierkegaard du constat que le désespoir est fondamentalement une maladie intellectuelle, l'auteur propose dans un second moment ce qu'il appelle une thérapie intellectuelle s'appuyant à la fois sur la philosophie, la littérature et la psychologie. On se souviendra ici que Socrate voyait en la philosophie une médecine de l'âme et que Nietzsche se voulait le médecin d'une civilisation jugée décadente...
Nombre de pages
257
Date de parution
01/10/2005
Poids
360g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782747592321
Titre
Au-delà du désespoir
ISBN
2747592324
Auteur
Berlet Jean-Luc
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
360
Date de parution
20051001
Nombre de pages
257,00 €
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Etre homme, c'est tendre à être Dieu ", écrivit Sartre. Depuis l'humanisme séculier du XVIe siècle, la pensée athée n'a cessé de tendre vers cette idée que l'homme doit rejeter son statut de créature pour procéder à son autodivinisation. Obsédé par le désir de renverser le Dieu tyrannique de sa tradition monothéiste, l'homme moderne ne célèbre Sa mort que pour mieux s'élever sur Son trône vacant. Cette pulsion qui obsède et tourmente l'Occident constitue le " complexe de Dieu ". Dionysos, Prométhée et Lucifer sont ses trois emblèmes : Dionysos, figure de référence de Nietzsche, incarne le désir de puissance créatrice illimitée ; Prométhée, héros de Marx, incarne le défi lancé au Créateur au nom de la justice ; Lucifer, à qui font allusion certains poètes romantiques, incarne la pure révolte destructrice. Aujourd'hui, l'aspiration de l'homme à la maîtrise totale du monde et à l'absolutisation de ses désirs s'incarne principalement dans la saturation technologique et dans l'omnipotence de l'Argent. Mais, paradoxalement, c'est aussi là que, tel le monstre de Frankenstein, le rêve de divinisation de l'homme lui échappe en lui confisquant sa liberté et sa créativité.
Dans son approche spirituelle de l'amour, l'auteur considère les détours comme l'expression de la volonté humaine de retrouver la source originelle d'un Amour perdu...
Ce traité d'Origène est nourri de l'Ecriture, de la théologie et de l'expérience de la foi.À PROPOS DE L'AUTEUROrigène est le père de l'exégèse biblique. Théologien de la période patristique, il est né à Alexandrie v. 185 et mort à Tyr v. 253
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...