En 1977, la sonde "Voyager" emporte dans l'espace un enregistrement des bruits de la Terre. On y entend la pluie et les oiseaux, Beethoven et Chuck Berry, mais aussi les battements du c'ur d'une jeune femme, Ann Druyan. Sacha rassemble quelques spécimens de notre zoo terrien: un matou massacré, un monstre bien vivant, un moineau moraliste, un musicologue misanthrope, une mère et son marmot, ainsi qu'un miséreux qui rêve du musée Grévin. Par méchanceté, par curiosité ou par hasard, le tourbillon de la vie les entraîne jusqu'au fond certains se laissent couler... Mais il n'est d'existence si médiocre qu'elle ne puisse être rachetée. Il suffit pour cela de savoir écouter le monde. Puisqu'un bruit ou un silence n'existent que si quelqu'un les entend, nos vies n'ont de sens que par l'écho que les autres lui donnent. Charles Berberian regarde son époque avec autant d'empathie que de lucidité. Et s'il décrit un univers d'une noirceur quotidienne, dominé par la cupidité, la violence et l'indifférence, il refuse de désespérer de l'Homme: d'ici 40 000 ans, Ann Druyan sera morte depuis longtemps, mais son coeur n'en continuera pas moins de battre avec régularité à travers le cosmos.
Nombre de pages
200
Date de parution
19/02/2009
Poids
434g
Largeur
154mm
Plus d'informations
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EAN
9782915492736
Titre
Sacha
Auteur
Berberian Charles
Editeur
CORNELIUS
Largeur
154
Poids
434
Date de parution
20090219
Nombre de pages
200,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Pour garnir un bon jukebox, il faut impérativement:- un morceau qui donne le ton de l'établissement dans lequel il est installé (ex.: «L'Internationale», «Le Temps des cerises», ou, à l'inverse, «Tiens voilà du boudin» ou «Je suis pour») et de la clientèle qu'il compte accueillir (compiles Buddha Bar, best of musette, CD des Inrocks, anthologie de Steppenwolf, intégrale de Mike Brandt...)- quelques morceaux pour danser comme des abrutis (ex.: Daft Punk, La Compagnie Créole, LCD Soundsystem, Philippe Risoli, Black Eyed Peas, Carlos...)- quelques morceaux pour faire comprendre au reste de la clientèle qu'on a un gros coup de bourdon (Miossec, Mano Solo, «Orly» de Brel, l'intégrale de Daniel Guichard, Charles Dumont, Arab Strap...)- quelques morceaux pour faire comprendre au reste de la clientèle qu'on a les nerfs et qu'il vaut mieux pas faire chier («Antisocial», «Quoi, ma gueule», «Mon fils ma bataille», «Marche à l'ombre»...)- quelques disques indiscutablement crédibles, pour que les puristes puissent quand même se rabattre sur quelque chose (Beatles, Stones, Gainsbourg, Velvet, Kinks, Kraftwerk, Suicide, Bowie...)- quelques morceaux trop hype pour lancer des discussions: Il y a les groupes que tout le monde s'accorde à trouver cool. Et puis il y a les groupes que seuls les gens cool trouvent cool. Et puis il y a les groupes que les magnats du cool trouveraient méga cool, si seulement ils pouvaient les trouver. Car encore faut-il être assez cool pour savoir où les chercher (heureusement qu'on est là), etc.- quelques morceaux pour gérer les crises de couple, quand une chanson vaut mieux qu'un long discours («l'm just a jealous guy», «Ne me quitte pas»...)(...)
Deux amies presque inséparables, un chat qui dort, des clubbers en grappes et des âmes solitaires, un garçon flanqué d'un chien qui n'est pas le sien... Ils se cherchent, se frottent, se séparent et parfois se retrouvent. Leurs afters sont plus réussies que leurs nuits. Ou pas.
Lorsqu'au début des années 90 les parents de Charles Berberian quittent Paris pour s'installer sur la côte d'Azur, il éprouve instantanément de l'aversion pour cette région et les gens qui y vivent, symbole du vieillissement de ses parents, lieu de futilité et de douceur factice. Pour tromper l'ennui lors de ses visites, il dessine ce qui l'entoure, croquant postures ridicules et rituels dérisoires, et finit par se laisser apprivoiser par le cadre qu'ont choisi ses parents pour leurs vieux jours. D'agacé et moqueur, son regard devient tendre, et se pose alors avec bienveillance sur les derniers moments de ses proches. Quand tu viens me voir ? est une promenade nostalgique au long des plages méditerranéennes, témoins immuables du temps qui passe. Charles Berberian partage avec nous, de son trait spontané et toujours juste, entre dérision, pudeur et sensibilité, le journal d'un déclin inéluctable.
Créé en 1911 par Pierre Souvestre et Marcel Allain, Fantômas est le premier héros délibérément négatif de l'ére moderne, séduisant le public par son abscence de scrupules et son talent a faire du crime une figure de style. Mais si ce dandy du mal a marqué si durablement l'inconscient collectif de son empreinte, devenant au fil du temps la matrice d'une longue série de monstres romantiques, c'est moins pour ses crimes que pour la quête d'absolu et la dimension esthétique qu'il y insuffle. En donnant sa version intime et décalée de Fantômas, Benoît Preteseille retourne aux sources du personnage et escamote sa philosophie pour la pervertir, transformant « le crime est un Art » en « l'Art est un crime ». Enrôlant dans cette aventure son panthéon artistique personnel, il met en place un jeu de références et de fausses pistes propre a tourner en dérision l'Art, ses conventions bourgeoises et leurs disciples médiatiques. Sarcastique ou idéaliste, le Fantômas de Benoît Preteseille est le héros postmoderne par excellence, rassemblant tous ceux qui l'ont précédé, monstres ou monstres sacrés, et les détruisant d'un même geste négligent. En compagnie du lecteur, il contemple son oeuvre, anéantissement nihiliste dont les décombres disent mieux que les pamphlets l'état d'un monde peuplé de bien-pensants pas moins monstrueux que Lucifer.?
Revue de presse "A bona-fide cult hero" (New Yorker)"Clowes has explored the tedium and mystery of contemporary life with more wit and insight than most novelists or filmmakers" (The New York Times) --Ce texte fait référence à l'édition Relié .
Artiste atypique de la scène graphique contemporaine, Jean Lecointre est un véritable chirurgien du collage numérique.Puisant son inspiration dans les vieux magazines de mode, les romans-photos et la presse d'actualité, il dissèque cette matière première pour livrer des images inquiétantes, évoquant tout à la fois l'univers du David Lynch d?Eraserhead, les collages de Clovis Trouille ou les romans d'anticipation du Fleuve Noir.Déjà auteur de nombreux livres pour enfants et, avec Pierre La Police, du cultissime feuilleton « La balançoire de plasma », Jean Lecointre a regroupé et organisé dans « Greenwich » le meilleur de ses collages surréalistes pour créer un territoire inédit dans lequel les hommes-tartelettes font la cour aux femmes liquides. Satires, poésies, cauchemars, les visions de Greenwich ouvrent des abîmes d'incertitudes qui n'ont pas fini de fasciner.