Des pays sans débouchés sur la mer, on dit qu'ils sont enclavés. Le mot fait penser à une région fermée sur elle-même, à une population sans ouverture. Au coeur de l'Afrique de l'Ouest, à plusieurs centaines de kilomètres de l'océan, le Mali et ses habitants sont au contraire un pays carrefour, un peuple dynamique. Entre la forêt et le désert, c'est la terre des vastes horizons, le berceau des grands empires soudanais, le marché où tout s'échange, le noeud où se rencontrent les routes fluviales (Niger, Sénégal), et terrestres (Sahara). Après des siècles glorieux, puis une éclipse due au morcellement qui a favorisé la colonisation en dépit des efforts de grands résistants, le Mali, redevenu indépendant en 1960, vit aujourd'hui une difficile mutation. Après trente ans de collectivisme et de dictature d'un parti unique, il réinvente une forme de démocratie conforme à ses traditions et au génie de son peuple. Ce pays et ses habitants méritent d'être connus autrement que par les noms de Tombouctou, de Djenné et de Samori.
Nombre de pages
295
Date de parution
03/05/2000
Poids
462g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738456380
Titre
Le Mali
ISBN
2738456383
Auteur
Benoist Joseph-Roger de
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
462
Date de parution
20000503
Nombre de pages
295,00 €
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Itinéraire étonnant que celui de Léopold Sédar Senghor : commencé dans un village côtier du Sénégal, il s'achève sous la coupole de l'Institut de France, où le président Senghor, ancien chef de l'Etat du Sénégal, est le premier Africain à siéger à l'Académie Française. Le jeune Léopold pense quelque temps à devenir prêtre. Mais en même temps, il cherche dans la religion traditionnelle les valeurs qui peuvent entrer en symbiose avec sa foi. La découverte d'un autre monde, alors qu'il est étudiant à Paris et professeur dans des lycées français, met en cause cette foi. L'influence du P. Teilhard de Chardin est décisive et lui permet d'élaborer une voie africaine du socialisme basée sur les valeurs essentielles de la religion. Amené par les circonstances à " entrer en politique ", député pendant quinze ans, puis pendant vingt ans premier président de son pays qu'il a conduit à l'indépendance, sa foi chrétienne, vécue dans la discrétion mais sans complexe dans un pays à majorité musulmane, lui a inspiré les idées-forces de son action : le 31 décembre 1980, il quitte volontairement le pouvoir et revient à ce qui a été la passion de sa vie : la poésie.
Deux écritures, deux générations, un même souffle pour interroger la vie, l'amour, l'histoire Deux voix se répondent à travers les chemins de la mémoire et du monde. Un père et son fils, liés par le fil invisible des origines, tissent ici une fresque de poésie : celle d'un peuple, d'une terre, des rêves blessés, des espoirs persistants. A travers l'amour, la lutte, la solitude, la transmission, leurs poèmes parlent à tous les voyageurs du temps. Ici, le passé éclaire le présent, le murmure devient souffle, et chaque vers est un pas vers l'autre, vers l'avenir. " Du pays d'où nous venons " est un chant à deux mains, une offrande pour ne jamais perdre la route de l'humain.
Nous avons là, la réunion osée de poèmes de deux écrivains dont la singularité est d'être père et fils. Patrice Joseph Lhoni, écrivain et dramaturge congolais et Benoist Saul Lhoni, poète et essayiste. C'est un miroir dans lequel regarde le fils pour rendre sa copie. Le premier avec des mots d'hier et le second avec des interrogations d'aujourd'hui. Entre les deux une séparation de près de vingt cinq ans qui n'a en rien édulcoré le punch de l'un et l'autre en parlant sans retenue de leur société à une époque donnée.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...