Cultures & conflits N° 72, hiver 2008 : Frontières et logiques de passage : l'ordinaire des transgre
Bennafla Karine ; Peraldi Michel ; Guez Sabine ; M
L'HARMATTAN
18,00 €
Epuisé
EAN :9782296073906
Notre époque se singularise par des dispositifs frontaliers dotés de mécanismes de contrôle et de surveillance de plus en plus élaborés et par l'édification de barrières physiques visant l'étanchéité absolue de la séparation. Les contributions de ce numéro démontrent pourtant la continuité de passages et l'ordinaire des transgressions malgré les velléités de bouclage ou de filtrage aux frontières, jamais les flux d'hommes, d'idées, de marchandises, de capitaux n'ont été aussi intenses et banalisés qu'aujourd'hui. Ces flux multiples passent par des canaux tantôt institutionnels, tantôt " informels " ou illégaux, le mode de cheminement réel étant souvent hybride. Dans tous les domaines, les entraves instaurées par la frontière génèrent des stratégies de contournement et de résistance, poussent à l'inventivité et stimulent les échanges. Ce numéro décrit la modernité de mondes sociaux construits autour des frontières à partir de cas variés. Il montre qu'en dépit des tentatives de mise en ordre, les paradoxes et les confusions persistent plus que jamais aux frontières, avec des trafics troubles, des acteurs aux jeux d'alliances surprenantes et des pratiques politiques éminemment complexes et déroutantes.
Nombre de pages
153
Date de parution
11/02/2009
Poids
290g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296073906
Titre
Cultures & conflits N° 72, hiver 2008 : Frontières et logiques de passage : l'ordinaire des transgre
Auteur
Bennafla Karine ; Peraldi Michel ; Guez Sabine ; M
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
290
Date de parution
20090211
Nombre de pages
153,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Cet ouvrage offre un état des lieux de la diversité du gouvernement des villes dans le monde arabe et musulman en évoquant les différents acteurs, leurs pouvoirs respectifs et leur marge de manoeuvre dans le contexte très particulier des soulèvements de 2011. Au-delà de cette contingence révolutionnaire, une question principale sert de fil conducteur : quelles sont les réorganisations induites par la mondialisation, le néolibéralisme et la transition politique sur la gestion et l'aménagement urbains ? La palette d'acteurs faisant la ville s'est élargie au fil des dernières décennies : élus locaux, cadres techniques et autres experts des municipalités, promoteurs, sociétés privées mandatées dans le cadre de contrat de gestion déléguée, associations promues au nom de la « bonne gouvernance », collectifs de citoyens ordinaires, notabilités marchandes et représentants l'État... Comment ces différentes catégories d'acteurs interagissent, se chevauchent et se concurrencent-elles ? S'inscrivant dans une perspective résolument locale pour décrypter les rapports de pouvoir, l'État en action et les arrangements à l'oeuvre, cet ouvrage témoigne d'une complexification générale du jeu des acteurs dans les villes, en partie liée à l'application des mots d'ordre néolibéraux (privatisation, décentralisation, participation). A l'échelon local et dans la pratique, il ressort une recherche accrue de compromis, mais ces négociations ne gagent ni d'une démocratisation ni d'une meilleure gestion urbaine. Karine Bennafla est professeure de géographie à l'université Jean Moulin-Lyon 3 et membre de l'Institut Universitaire de France. Ont également contribué à cet ouvrage : Christèle Allès, Oula Aoun, Liliane Buccianti-Barakat, Pierre Blanc, Myriam Catusse, Nicolas Crosnier, Pierre Desvaux, Bénédicte Florin, Zara Fournier, Jamie Furniss, Aziz Iraki, Boualem Kadri, Marc Lavergne, Daniel Meier, Lucas Oesch, Pascale Philifert, Julie Picard, Nora Semmoud et Jacques Teller.
Quelques mois après le début de la vague de contestations partie de Tunisie et d'Egypte et qui a affecté également le Maroc, ce nouveau numéro de Confluences Méditerranée fait un point sur la situation politique, économique et sociale du pays et s'interroge sur l'évolution réelle de ces vingt dernières années.
L'un des partis-pris de ce numéro est d'évoquer en priorité la situation et le sort des villes moyennes ou périphériques du monde arabe. Au sommaire, entre autres : La Place de la Perle à Manama (Barhein); Les réactions des acteurs locaux à Monastir dans le contexte de l'après-révolution tunisienne ; La "guerre des pauvres" à Tripoli ; Jeramana (Syrie) : de la fragmentation urbaine à la ligne de front ; Mobilisations discrètes des mouvements environnementalistes au Caire ; Le Mellah d'Essaouira...
Plusieurs auteurs soutiennent que les flux commerciaux frontaliers (à l'instar des conflits) constituent une manière de nier les espaces nationaux et qu'ils contribuent à détruire le cadre des Etats.Pour ceux-là le commerce transfrontalier menace clairement l'intégrité des territoires nationaux africains. L'examen de la structuration des espaces frontaliers permet de relativiser ce danger.Non seulement la plupart des espaces d'echanges frontaliers sont trop fugaces pour remettre en cause la mosaïque territoriale actuelle, mais ils portent en eux des éléments qui contribuent à renforcer la cohésion et l'unité des espaces nationaux.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...