Acteurs et pouvoirs dans les villes du Maghreb et du Moyen-Orient
Bennafla Karine
KARTHALA
27,00 €
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EAN :9782811114497
Cet ouvrage offre un état des lieux de la diversité du gouvernement des villes dans le monde arabe et musulman en évoquant les différents acteurs, leurs pouvoirs respectifs et leur marge de manoeuvre dans le contexte très particulier des soulèvements de 2011. Au-delà de cette contingence révolutionnaire, une question principale sert de fil conducteur : quelles sont les réorganisations induites par la mondialisation, le néolibéralisme et la transition politique sur la gestion et l'aménagement urbains ? La palette d'acteurs faisant la ville s'est élargie au fil des dernières décennies : élus locaux, cadres techniques et autres experts des municipalités, promoteurs, sociétés privées mandatées dans le cadre de contrat de gestion déléguée, associations promues au nom de la « bonne gouvernance », collectifs de citoyens ordinaires, notabilités marchandes et représentants l'État... Comment ces différentes catégories d'acteurs interagissent, se chevauchent et se concurrencent-elles ? S'inscrivant dans une perspective résolument locale pour décrypter les rapports de pouvoir, l'État en action et les arrangements à l'oeuvre, cet ouvrage témoigne d'une complexification générale du jeu des acteurs dans les villes, en partie liée à l'application des mots d'ordre néolibéraux (privatisation, décentralisation, participation). A l'échelon local et dans la pratique, il ressort une recherche accrue de compromis, mais ces négociations ne gagent ni d'une démocratisation ni d'une meilleure gestion urbaine. Karine Bennafla est professeure de géographie à l'université Jean Moulin-Lyon 3 et membre de l'Institut Universitaire de France. Ont également contribué à cet ouvrage : Christèle Allès, Oula Aoun, Liliane Buccianti-Barakat, Pierre Blanc, Myriam Catusse, Nicolas Crosnier, Pierre Desvaux, Bénédicte Florin, Zara Fournier, Jamie Furniss, Aziz Iraki, Boualem Kadri, Marc Lavergne, Daniel Meier, Lucas Oesch, Pascale Philifert, Julie Picard, Nora Semmoud et Jacques Teller.
Nombre de pages
366
Date de parution
09/09/2015
Poids
580g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782811114497
Auteur
Bennafla Karine
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20150909
Nombre de pages
366,00 €
Disponibilité
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Quelques mois après le début de la vague de contestations partie de Tunisie et d'Egypte et qui a affecté également le Maroc, ce nouveau numéro de Confluences Méditerranée fait un point sur la situation politique, économique et sociale du pays et s'interroge sur l'évolution réelle de ces vingt dernières années.
L'un des partis-pris de ce numéro est d'évoquer en priorité la situation et le sort des villes moyennes ou périphériques du monde arabe. Au sommaire, entre autres : La Place de la Perle à Manama (Barhein); Les réactions des acteurs locaux à Monastir dans le contexte de l'après-révolution tunisienne ; La "guerre des pauvres" à Tripoli ; Jeramana (Syrie) : de la fragmentation urbaine à la ligne de front ; Mobilisations discrètes des mouvements environnementalistes au Caire ; Le Mellah d'Essaouira...
Plusieurs auteurs soutiennent que les flux commerciaux frontaliers (à l'instar des conflits) constituent une manière de nier les espaces nationaux et qu'ils contribuent à détruire le cadre des Etats.Pour ceux-là le commerce transfrontalier menace clairement l'intégrité des territoires nationaux africains. L'examen de la structuration des espaces frontaliers permet de relativiser ce danger.Non seulement la plupart des espaces d'echanges frontaliers sont trop fugaces pour remettre en cause la mosaïque territoriale actuelle, mais ils portent en eux des éléments qui contribuent à renforcer la cohésion et l'unité des espaces nationaux.
Ce numéro revient sur la crise des frontières d'État amorcée avec la vague de contestation populaire arabe en 2011 et la multiplication des conflits qui a suivi, à l'origine d'un processus de dislocation territoriale et d'une déstabilisation généralisée. Le parti pris n'est pas d'aborder la frontière sous l'angle de ses pratiques, de son contrôle ou de sa gestion sécuritaire, mais d'examiner les modes actuels d'administration territoriale, les représentations qui les sous-tendent et les processus de remodelage à l'oeuvre sur le court et le long terme.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.