Une métaphysique de la création continue, une éthique de la personne, sujet actif et créateur, tels sont les fondements philosophiques du socialisme. Le travail intellectuel, force de production en développement, qui entrera en contradiction avec les rapports de production tels qu'ils existent actuellement, et assurera le contrôle du Capital qui sera public et non plus privé, voilà ce qui constitue le fondement social du socialisme. Si la démocratie, c'est l'incarnation de l'exigence de liberté, la république, c'est la démocratie vivifiée par l'aspiration à l'égalité, et le socialisme, c'est la république orientée vers ses fins par l'instauration du règne de la justice, par la transformation progressive de la propriété capitaliste en propriété sociale et par l'appel à la fraternité. Le socialisme est un idéal qui vise le changement radical de la société.
Nombre de pages
120
Date de parution
28/10/2020
Poids
174g
Largeur
135mm
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EAN
9782343215341
Titre
Fondement philosophique et social du socialisme
Auteur
Benjamin Roger
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
174
Date de parution
20201028
Nombre de pages
120,00 €
Disponibilité
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Le christianisme, fondé sur une métaphysique de la création, est une éthique de la personne, qui débouche sur une eschatologie. L'affaiblissement du religieux qui nous semble être l'une des caractéristiques importantes de notre époque, en Occident, traduit l'étouffement progressif en nous du désir d'éternité. L'essentiel est de démontrer ici l'importance du rapport à autrui et que le christianisme ne pourra pas à l'avenir capter l'attention, s'il ne proclame pas que Celui qui a créé l'univers, attend de nous d'être des cocréateurs de ce monde inachevé.
Ségolène Royal, en novembre 2006, ne s'est pas imposée grâce aux sondages et la "démocratie d'opinion" ne l'a pas emporté sur la "démocratie militante". L'auteur a insisté sur ce point dans la première édition de cet ouvrage paru en 2007. Les raisons principales du choix des militants socialistes lui semblaient être les suivantes : elle paraissait leur offrir une vision du monde originale et comblait leur désir de voir proposer un nouveau modèle politique. Mais, depuis qu'a éclaté en 2008 la grave crise de la finance mondiale, le discours que tenait Ségolène Royal en 2006 semble moins d'actualité. De 2007 à 2010, il est pourtant devenu de plus en plus critique et il est orienté assez nettement à gauche. Invite-t-il à s'engager dans la voie de la révolution ? Le pas ne semble pas être franchi. La vision du monde de Ségolène Royal, centrée autour de la notion d'"ordre juste", est inspirée de celle de Jean Jaurès. "Le socialisme, écrit Jaurès, peut être défini : une Révolution morale qui doit être servie et exprimée par une révolution matérielle". A propos du socialisme et de Ségolène Royal, les deux thèmes à retenir sont donc : révolution morale et révolution matérielle. Concernant le premier thème, elle demeure fidèle à Jaurès ; il n'en est pas tout à fait de même pour le second : le royaljaurèsisme n'est concevable et ne peut s'imposer que s'il s'écarte de la social-démocratie et s'oriente véritablement vers le socialisme.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...