Ségolène Royal et le Socialisme. Considérations sur le choix des militants du PS
Benjamin Roger
L'HARMATTAN
12,00 €
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EAN :9782296032392
Ségolène Royal, le 16 novembre 2006, n'a pas écrasé les éléphants et n'a opéré aucun hold-up. Le parti n'a pas été conquis de l'extérieur et la gauche n'a pas exprimé un désir de droite. Ce ne sont pas les sondages qui l'ont imposée et la " démocratie d'opinion " ne l'a pas emporté sur la " démocratie militante ". Ce n'est pas l'image de la femme qui a séduit. Les raisons principales du choix des militants socialistes sont, selon l'auteur, les suivantes : elle a paru leur offrir une vision du monde originale et a comblé leur désir de voir proposer un nouveau modèle politique. La vision du monde de Ségolène Royal, centrée autour de la notion d'" ordre juste ", est inspirée de celle de Jean Jaurès : le personnalisme humanitariste que l'on peut considérer comme un nouvel humanisme et qui place l'égalité et la solidarité au fondement même de la morale et de la politique. " Le socialisme, écrit Jaurès, peut être défini : une Révolution morale qui doit être servie et exprimée par une révolution matérielle. " A propos du socialisme et de Ségolène Royal, les deux thèmes à retenir sont donc : révolution morale et révolution matérielle. Concernant le premier thème, elle demeure fidèle à Jaurès ; il n'en est pas tout à fait de même pour le second : le royaljaurèsisme n'est concevable que s'il s'écarte de la social-démocratie et s'attache à l'élaboration d'un nouveau modèle de socialisme.
Nombre de pages
88
Date de parution
12/04/2007
Poids
110g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296032392
Titre
Ségolène Royal et le Socialisme. Considérations sur le choix des militants du PS
Auteur
Benjamin Roger
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
110
Date de parution
20070412
Nombre de pages
88,00 €
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Une métaphysique de la création continue, une éthique de la personne, sujet actif et créateur, tels sont les fondements philosophiques du socialisme. Le travail intellectuel, force de production en développement, qui entrera en contradiction avec les rapports de production tels qu'ils existent actuellement, et assurera le contrôle du Capital qui sera public et non plus privé, voilà ce qui constitue le fondement social du socialisme. Si la démocratie, c'est l'incarnation de l'exigence de liberté, la république, c'est la démocratie vivifiée par l'aspiration à l'égalité, et le socialisme, c'est la république orientée vers ses fins par l'instauration du règne de la justice, par la transformation progressive de la propriété capitaliste en propriété sociale et par l'appel à la fraternité. Le socialisme est un idéal qui vise le changement radical de la société.
Le christianisme, fondé sur une métaphysique de la création, est une éthique de la personne, qui débouche sur une eschatologie. L'affaiblissement du religieux qui nous semble être l'une des caractéristiques importantes de notre époque, en Occident, traduit l'étouffement progressif en nous du désir d'éternité. L'essentiel est de démontrer ici l'importance du rapport à autrui et que le christianisme ne pourra pas à l'avenir capter l'attention, s'il ne proclame pas que Celui qui a créé l'univers, attend de nous d'être des cocréateurs de ce monde inachevé.
Ségolène Royal, en novembre 2006, ne s'est pas imposée grâce aux sondages et la "démocratie d'opinion" ne l'a pas emporté sur la "démocratie militante". L'auteur a insisté sur ce point dans la première édition de cet ouvrage paru en 2007. Les raisons principales du choix des militants socialistes lui semblaient être les suivantes : elle paraissait leur offrir une vision du monde originale et comblait leur désir de voir proposer un nouveau modèle politique. Mais, depuis qu'a éclaté en 2008 la grave crise de la finance mondiale, le discours que tenait Ségolène Royal en 2006 semble moins d'actualité. De 2007 à 2010, il est pourtant devenu de plus en plus critique et il est orienté assez nettement à gauche. Invite-t-il à s'engager dans la voie de la révolution ? Le pas ne semble pas être franchi. La vision du monde de Ségolène Royal, centrée autour de la notion d'"ordre juste", est inspirée de celle de Jean Jaurès. "Le socialisme, écrit Jaurès, peut être défini : une Révolution morale qui doit être servie et exprimée par une révolution matérielle". A propos du socialisme et de Ségolène Royal, les deux thèmes à retenir sont donc : révolution morale et révolution matérielle. Concernant le premier thème, elle demeure fidèle à Jaurès ; il n'en est pas tout à fait de même pour le second : le royaljaurèsisme n'est concevable et ne peut s'imposer que s'il s'écarte de la social-démocratie et s'oriente véritablement vers le socialisme.