Enseigner à produire autrement. Les ambivalences de l’écologisation de l’enseignement agricole
Benet Rivière joachim
L'HARMATTAN
17,00 €
Prévente
Sortie prévue le 22 octobre 2026
EAN :9782336641577
Face à l'urgence écologique, l'enseignement agricole occupe aujourd'hui une place centrale dans la formation des futurs professionnels de l'agriculture et de L'environnement. Mais comment cette institution, historiquement liée à la modernisation productiviste de l'agriculture, s'est-elle transformée pour intégrer les enjeux écologiques ? Cet ouvrage propose une synthèse sociohistorique inédite des transformations curriculaires de L'enseignement agricole face à la transition écologique. Des premières formations en gestion de la nature dans les années 1970 à la diffusion contemporaine de l'agroécologie et des plans "Enseigner à produire autrement", il retrace Les étapes, les tensions et les recompositions qui ont progressivement fait de l'environnement un enjeu central des formations agricoles. L'auteur met en lumière les ambivalences de l'écologisation des curricuLa : entre Le maintien d'héritages productivistes, les injonctions ministérielles à la transition, les résistances professionnelles, Les appropriations différenciées par les enseignants et les élèves, et l'émergence de modèles alternatifs. A travers le cas exemplaire de L'enseignement agricole, ce Livre éclaire plus largement tes transformations contemporaines des institutions de formation confrontées aux enjeux écologiques, sociaux et politiques de notre temps.
Nombre de pages
152
Date de parution
22/10/2026
Poids
190g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782336641577
Auteur
Benet Rivière joachim
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Date de parution
20261022
Nombre de pages
152,00 €
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L'ambition de ce numéro est de rendre compte des effets des politiques publiques en matière environnementale sur les formations secondaires et supérieures dans les établissements sous la tutelle du ministère de l'Agriculture. Avec le plan Ecophyto 1, lancé en 2009, qui se donne pour objectif de réduire l'usage des produits sanitaires, ces établissements sont soumis à une nouvelle injonction, celle de sensibiliser leurs publics à des pratiques qui vont dans le sens de la "transition agro-écologique" . Comprendre les changements introduits par cette politique sur les formations et leur accueil par les publics, sans pour autant nier leurs limites, telle est l'ambition de ce numéro.
L'enseignement et la formation professionnels forment chaque année des jeunes femmes et des jeunes hommes dans les lycées professionnels, les centres d'apprentis, à l'Université. Mais qui forme-t-on à quoi ? Quelles conditions de formation s'imposent aux unes et autres ? Quels stéréotypes sont véhiculés ? A quelle condition peut-on y résister ? Cet ouvrage propose de se saisir de ces questions à partir d'enquêtes sociologiques et historiques récentes, dans les contextes de formation français et suisses.
Nés dans l'élan des mouvements paysans de l'entre-deux guerres, les moniteurs du mouvement des maisons familiales rurales (MFR) demeurent des figures discrètes, pourtant essentielles, de l'accompagnement des jeunesses agricoles et rurales. A partir de leurs récits biographiques et des archives du mouvement, cet ouvrage retrace la manière dont leur fonction s'est façonnée puis transformée : du "moniteur agricole" proche de l'instituteur et enraciné dans son territoire au pédagogue chargé de remobiliser des adolescents en difficulté scolaire. Il offre une plongée vivante dans l'histoire d'un groupe professionnel méconnu et dévoile, à travers eux, les mutations de la formation en alternance et des mondes ruraux.
Aunis Emilie ; Benet Rivière Joachim ; Mège Arnaud
Etre du coin", "venir d'ici", "être du cru", "être un enfant du pays", autant d'expressions qui traduisent le poids de l'appartenance locale pour les individus et les collectifs. La valorisation du "local" est aujourd'hui un argument qui tend à devenir de plus en plus récurrent et prégnant dans les discours, qu'ils soient politiques, commerciaux ou ordinaires. Face à la production de ces discours, de jeunes chercheurs en sciences sociales ont souhaité proposer un éclairage scientifique à partir d'enquêtes empiriques variées : du rural à l'urbain, des militants pour la décroissance aux bûcherons en passant par les agriculteurs biologiques ou encore les danseurs de hip-hop. La multiplicité des terrains sur lesquels reposent les sept analyses proposées témoigne d'ailleurs de la diversité des lieux et des contextes où l'usage de la catégorie "local" est susceptible d'être mobilisé. Unis par une volonté commune de comprendre les ressorts de ce recours au local, l'ensemble des contributeurs de cet ouvrage cherche à interroger le concept de capital d'autochtonie - défini comme "l'ensemble des ressources que procure l'appartenance à des réseaux de relations localisées" - afin de saisir le sens que peuvent revêtir aujourd'hui les arguments de celles et ceux qui font de leur ancrage local une ressource sociale à valoriser. Ils invitent en ce sens à repenser la construction et la transformation. des rapports sociaux dans le temps à partir des réseaux sociaux locaux. Cet ouvrage, à travers le regard interdisciplinaire qu'il porte-alliant sociologie, sciences politiques et géographie sociale -, se veut un prolongement aux études et réflexions menées sur l'usage aujourd'hui renouvelé du concept de capital d'autochtonie et plus largement, une contribution à la compréhension des logiques sociales attenantes aux discours et postures de valorisation du local.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...