Un proverbe algérien dit : " Accompagne le menteur jusqu'à la porte de sa demeure. " Latifa Ben Mansour nous offre dans ce livre " les clés des citadelles enfouies sous les monceaux de mensonges ". Elle entrouvre pour nous des portes secrètes et nous promène à travers les méandres de la langue arabe et les venelles d'une mémoire engloutie. A l'heure du " choc des civilisations ", elle s'emploie à venir à bout des remparts de la haine en ressuscitant des textes majeurs occultés. Qui a entendu parler du pacte de Médine, dicté et signé par le Prophète Muhammad en l'an 1 de l'hégire (623) - dans lequel il fixait les droits et les devoirs des tribus juives en terre musulmane - ou du pacte de Najran, scellé en l'an 10 (632) entre le Prophète Muhammad et les chrétiens du Yémen ? Qui sait que le Hidjaz, La Mekke et Médine furent dès l'aube de l'islam, le berceau de la poésie érotique, du chant et de la musique ? Qui connaît les " Perles du Hidjaz et des Quraych " : Sukaïna Bint Al Hussaïn et Aiche Bint Talha ? Elles furent les mécènes des poètes, des musiciens, des chanteurs et refusèrent de porter le voile. Sait-on encore que les femmes musulmanes peuvent exiger " Al'Usma : 1'impeccabilité " et la monogamie de leurs époux à la signature de leur contrat de mariage ? N'a-t-on pas oublié que l'émir Abd El Kader déclara le jihad aux musulmans de Syrie et du Liban pour sauver 12 000 chrétiens du massacre ? L'auteur nous replonge aux sources de la culture arabe et de la civilisation musulmane occultées par les mensonges qui génèrent l'ignorance et la violence. Elle convoque Kafka, Hannah Arendt, Saussure, Freud, Lacan, ainsi que les grands textes arabes profanes écrits par Abou Al Faradj Al Isfahani et les textes sacrés : le Coran et la Tradition du Prophète.
Date de parution
09/09/2004
Poids
310g
Largeur
130mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782268051741
Titre
LES MENSONGES DES INTEGRISTES
Auteur
BEN MANSOUR LATIFA
Editeur
SERPENT A PLUME
Largeur
130
Poids
310
Date de parution
20040909
Disponibilité
Sur commande en 6-10 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Hayba : une jeune Algérienne, à la dérive dans Paris. Elle titube de fatigue et de désespoir, met en gage ses derniers bijoux pour survivre, lutte pour ne pas sombrer. Et surtout, elle se souvient... De son pays radieux, en proie aux démons de la corruption et à la folie des intégristes ; du compagnon avec lequel elle rêvait de reconstruire un monde fraternel ; de sa fille, nimbée de douceur et de tendresse... Sa mémoire en lambeaux lui fait aussi revivre la haine qui s'est abattue sur eux, sur leurs espoirs et leur générosité, et le châtiment atroce qu'on leur a fait subir, au bout d'un long tunnel d'angoisse, quand ils ont refusé de jouer le jeu des infâmes. Brisée, glacée par l'exil, elle retrouvera, par la grâce d'un homme qui lui tend la main, le peu de foi qui lui permettra de tenir, et de donner la vie à nouveau... Sur la toile de fond d'une Algérie livrée aux barbares, avec ses notables cyniques, ses jeunes générations broyées, l'accablement qui guette et la peur en permanence, le destin d'une femme extraordinaire, raconté dans une langue qui en restitue avec saveur toutes les émotions.
C'était en septembre 1970 sous le septennat inachevé de Georges Pompidou que la caravelle d'Air France atterrissait à l'aéroport d'Orly sous une pluie battante et un ciel nuageux contrastant sensiblement avec celui laissé à Tunis où le soleil restait encore ardent avec l'été qui tardait à laisser la place à un automne ne semblant pas pressé lui non plus. "
Un esprit embrouillé par des souvenirs qui ont du mal à refaire surface pour apparaître tels qu'ils étaient. Qu'il est difficile de respirer son passé pour le revivre comme la première fois... Un coeur fatigué qui se replie sur lui-même, ne voulant plus rien savoir, fatigué d'avoir trop battu. Cette nuit, j'ai rêvé. Tout semblait clair, et pourtant, au matin, tout disparut comme par enchantement, tout s'évapora sans le moindre bruit, sans même que je m'en aperçoive. C'était beau, pourtant ! Un passé qui nous talonne bien mieux qu'une ombre, qui nous suit fidèlement, furtivement, cruellement, sans nous lâcher un seul instant ; notre passé nous rattrape souvent, sans moyen d'y échapper... Une remontée de vapeur paraissant embuer la surface de nos vies, l'écume de nos jours enfuis...
Notre histoire concerne celle d'un enfant malchanceux dès sa naissance puisque considéré comme orphelin vu que son père Nouri Chabannes a quitté le foyer conjugal pour éviter d'assumer ses responsabilités familiales. Homme sans grande personnalité, Nouri n'était qu'un couard marié à Latifa par lassitude d'un célibat qui a trop duré et surtout par intérêt puisqu'il la considérait comme une bonne à tout faire à peu de frais...
Il y a quelques années, je tombai sur un recueil hilarant : Politiquement correct, de l'Américain James Finn Garner. Dans cette série de contes folkloriques revus et corrigés selon la morale d'Outre-Atlantique, les nains étaient devenus des " verticalement contrariés ", Blanche-Neige avait une âme d'écologiste, la puanteur des trolls était considérée comme un trésor culturel et Boucles d'Or avait pris une saignante revanche sur le pouvoir des mâles. Plein d'admiration, je pensai aussitôt : " Génial ! " L'objet eut un succès planétaire. Quelque temps plus tard, je découvris les joyeux récits de Jean-Pierre Enard à faire rougir les petits chaperons. Fondés, eux aussi, sur un détournement de la tradition, mais sous l'angle exclusivement libertin. Que faire, après ces deux magnifiques inventions ? En forger une troisième, peoplisée et up-to-date : sous forme d'un bref roman, des histoires politiquement correctes (à faire rougir les trois petits cochons), dans la bouche d'un moderne marquis de Sade progressivement contaminé par le style cheum et dégueu de nos écrivains à la mode. Le génie est comme l'ail : plus vous vous y frottez, plus vous embaumez. Ainsi naquirent les Histoires chuchotées à Justine, ravissante Lolita posée sur les genoux du Divin marquis. Yann Rebell.
Guerre en Yougoslavie, en Irak, en Palestine, au Venezuela, en Afrique... Que fait l'ONU, à quoi sert-elle ? Et du reste qu'en sait-on ? Quelques images rapides à la télévision de réunions du Conseil de sécurité, quelques courtes interviews de son Secrétaire général et parfois le débarquement des Casques bleus dans une région du globe avec quelques idées reçues : l'ONU coûte cher, les fonctionnaires internationaux sont des nantis, etc. Première enquête d'investigation journalistique au sein du système onusien et de ses organisations internationales, celle-ci intervient à un moment où se pose avec force dans plusieurs grands conflits la question du rôle et de l'efficacité de l'ONU. Faut-il brûler l'ONU ? est donc un livre d'actualité. Enquêter au sein de l'ONU conduit à un constat interne accablant : le droit du travail est quasiment inexistant, l'emploi d'une précarité insoupçonnée - sauf pour les hauts fonctionnaires internationaux nommés aux postes de direction par les Etats, essentiellement les grandes puissances occidentales qui s'octroient 60 % de ces postes -, la justice inique, le harcèlement psychologique, sexuel et le mobbing répandus, la répression syndicale importante, etc. Mais ce n'est pas tout. A cette situation interne s'ajoute le bilan catastrophique de plus d'un demi-siècle d'ONU. Si vous lisez ce livre en une heure, dans le même temps 900 personnes seront mortes de faim. Des épidémies anciennes et nouvelles se propagent, trois milliards d'habitants sur six "vivent" avec moins de deux dollars par jour, un milliard ne sait ni lire ni écrire, un milliard est sans travail, 800 millions d'individus n'ont pas accès aux soins, le revenu par habitant est aujourd'hui plus bas dans 80 pays qu'il y a dix ans... Que reste-t-il de la Charte des Nations Unies ? Faut-il vraiment brûler cette Organisation qui ne serait plus que " le machin " de quelques grandes puissances ?
Une grande partie de l'action se déroule dans une sorte d'abri souterrain abandonné, en banlieue de Moscou. Un groupe humain et social y évolue, privilégié au temps de l'URSS lorsqu'il savait se montrer docile, aujourd'hui, négligé, et livré à lui-même : les intellectuels. Les habitants du souterrain sont donc des écrivains, des peintres, des savants de renom qui n'ont plus leur place dans une Russie qui ne s'intéresse désormais qu'à l'argent. Une communauté " de survie " se crée ainsi, chacun essayant de renouer le fil rompu du temps et de sa propre existence. Personnages " cassés ", délirants, perdus dans des rêves - ou des cauchemars - où l'au-delà et l'ici-bas se confondent, les héros évoquent des ombres, prisonnières d'un éternel enfer. Le monde des morts et celui des vivants n'a pas de frontières précises, le temps " erre " avec les personnages qui passent sans transition d'une époque - historique ou littéraire - à l'autre.