L'anthropologie en partage. Autour de l'oeuvre de Pierre Bonte
Ben Hounet Yazid ; Brisebarre Anne-Marie ; Casciar
KARTHALA
34,00 €
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EAN :9782811127336
Le parcours de Pierre Bonte a laissé un héritage scientifique considérable, offrant sur près d'un demi-siècle (1965-2013) des avancées significatives dans la compréhension des sociétés musulmanes, en particulier ouest-sahariennes. Cette anthropologie foisonnante, toujours soucieuse de faire le lien entre la parenté, le politique, le religieux et l'économique, n'a eu de cesse d'ouvrir de nouvelles pistes de réflexion à partir d'une ethnographie de terrain rigoureuse et d'une connaissance approfondie de la littérature anthropologique française et anglo-saxonne. Les articles publiés dans cet ouvrage ont été exposés lors du colloque international organisé en son hommage au Collège de France en janvier 2015. Ils reflètent la diversité des thématiques de recherche qu'il a abordées, de ses premiers travaux sur le pastoralisme aux Récits d'origine (Karthala, 2016) dont le manuscrit était pratiquement achevé lors de son décès. Divisé en cinq parties (Sociétés pastorales et nomades ; Parenté et rapports sociaux de sexe ; Tribus, Etats et compétition ; Sacré et protection ; Récits d'origine, histoire et mémoire), l'ouvrage constitue une oeuvre utile pour celles et ceux intéressés par l'anthropologie comparative des sociétés et cultures musulmanes. Il permet aussi aux chercheurs de réfléchir aux nombreux chantiers que ses travaux invitent à poursuivre.
Nombre de pages
487
Date de parution
24/09/2020
Poids
790g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782811127336
Auteur
Ben Hounet Yazid ; Brisebarre Anne-Marie ; Casciar
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20200924
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487,00 €
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La question tribale est réapparue en Algérie suite aux révoltes survenues en Kabylie en avril 2001. Celles-ci ont mis sur le devant de la scène publique un nouvel interlocuteur étatique: la coordination des `arûsh, daïras et communes (le terme `arûsh étant employé pour désigner les tribus en Algérie). De nombreux articles sont alors parus au sujet de la tribu, et depuis, on assiste dans la presse à une mise en exergue et peut-être à une survalorisation de la réalité tribale dans ce pays. Plus largement, on observe, en particulier depuis les événements survenus en Afghanistan et en Irak, un regain d'intérêt pour la thématique de la tribu dans le cadre des Etats contemporains. Le présent ouvrage constitue une contribution aux deux débats évoqués. Qu'en est-il de la tribu dans l'Algérie actuelle? Qu'est-ce qu'une tribu dans le cadre des sociétés contemporaines caractérisées à la fois par l'Etat-nation en tant que système politique normatif et par les recompositions sociales, territoriales et politiques liées aux transformations des Etats contemporains? Partant de l'analyse comparée de deux entités tribales qui évoluent dans le Haut Sud-Ouest algérien (région d'Aïn Séfra), cette étude montre les tenants et aboutissants de la réalité tribale en Algérie et suggère quelques pistes pour appréhender les phénomènes tribaux dans les Etats contemporains, en particulier ceux du monde musulman. Cet ouvrage se veut enfin une contribution à l'analyse d'un concept classique de la discipline anthropologique, "tribu", et des réalités qu'il recouvre, en particulier dans les sociétés musulmanes.
Ben Hounet Yazid ; Lefranc Sandrine ; Puccio-Den D
Comment le langage religieux fournit-il un cadre pour les situations postérieures à une période de violence ? Les contributions analysent ce phénomène à travers de nombreux exemples (Algérie, Maroc, Chili, Israël-Palestine). Protégés par la spécificité de leur langue, ces acteurs la déforment au gré d'interactions avec des acteurs venus d'autres mondes, ou de leurs activités dans d'autres secteurs, au premier rang desquels l'arène politique.
La parenté, domaine nodal de l'anthropologie sociale, apparaît bien souvent comme un champ réservé aux seuls spécialistes. Et pourtant, qui s'initie à cette discipline aborde nécessairement ce vaste et passionnant domaine. Des travaux de Lewis Morgan à ceux de William Rivers, en passant entre autres par les apports d'Alfred Kroeber et de Robert Lowie, ce livre présente, dans un langage accessible, quelques théories et concepts fondamentaux de l'étude de la parenté et in fine de l'anthropologie sociale. Situant historiquement son analyse en amont du texte de Louis Dumont (Groupes de filiation et alliance de mariage), Parenté et anthropologie sociale explique les premiers développements de l'étude de la parenté et offre deux traductions inédites de textes classiques. Le livre s'achève par une analyse des Nuer d'Edward Evans-Pritchard, monographie classique dont l'édition française fut préfacée par Louis Dumont. Ouvrage emblématique, Les Nuer tire un profit renouvelé des acquis de l'anthropologie sociale de la première moitié du XXe siècle et, en particulier, ceux des théories de la filiation.
S'intéresser aux manières dont le crime est défini d'une société à l'autre, aux criminels et à leurs discours, si ce n'est à leurs pratiques, aux victimes ou à celles qui sont qualifiées comme telles : voici le projet ayant animé les anthropologues qui ont contribué à ce numéro. Issus de plusieurs traditions théoriques, spécialistes de différentes aires géographiques (du Maroc à l'Inde, de l'Italie à l'Afrique du Sud), attentifs à des contextes politiques et juridiques hybridant parfois normes coutumières et justice libérale, ces chercheurs ont exploré une palette de questions "autour du crime". Ce thème central de l'anthropologie a été plutôt négligé, alors qu'il engage des notions cruciales comme la vengeance, l'honneur, l'omerta, les régimes de parole et d'action qui y sont associés, la justice, la vérité et les modalités de les prouver sur la scène judiciaire ou sur d'autres arènes. Choisir d'observer l'acte criminel dans son rapport à l'intentionnalité a permis de questionner les modèles d'agentivité disponibles dans les sciences sociales et cognitives. C'est dire la prégnance de la thématique choisie pour enrichir non seulement l'anthropologie juridique, mais aussi l'anthropologie générale dans son rapport avec d'autres disciplines comme le droit ou la philosophie, en fournissant les instruments théoriques aptes à interroger cet impensé de l'action sociale qu'est le crime.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.