L'Algérie des tribus. Le fait tribal dans le Haut Sud-Ouest contemporain
Ben Hounet Yazid
L'HARMATTAN
36,50 €
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EAN :9782296091146
La question tribale est réapparue en Algérie suite aux révoltes survenues en Kabylie en avril 2001. Celles-ci ont mis sur le devant de la scène publique un nouvel interlocuteur étatique: la coordination des `arûsh, daïras et communes (le terme `arûsh étant employé pour désigner les tribus en Algérie). De nombreux articles sont alors parus au sujet de la tribu, et depuis, on assiste dans la presse à une mise en exergue et peut-être à une survalorisation de la réalité tribale dans ce pays. Plus largement, on observe, en particulier depuis les événements survenus en Afghanistan et en Irak, un regain d'intérêt pour la thématique de la tribu dans le cadre des Etats contemporains. Le présent ouvrage constitue une contribution aux deux débats évoqués. Qu'en est-il de la tribu dans l'Algérie actuelle? Qu'est-ce qu'une tribu dans le cadre des sociétés contemporaines caractérisées à la fois par l'Etat-nation en tant que système politique normatif et par les recompositions sociales, territoriales et politiques liées aux transformations des Etats contemporains? Partant de l'analyse comparée de deux entités tribales qui évoluent dans le Haut Sud-Ouest algérien (région d'Aïn Séfra), cette étude montre les tenants et aboutissants de la réalité tribale en Algérie et suggère quelques pistes pour appréhender les phénomènes tribaux dans les Etats contemporains, en particulier ceux du monde musulman. Cet ouvrage se veut enfin une contribution à l'analyse d'un concept classique de la discipline anthropologique, "tribu", et des réalités qu'il recouvre, en particulier dans les sociétés musulmanes.
Nombre de pages
389
Date de parution
12/06/2009
Poids
536g
Largeur
135mm
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EAN
9782296091146
Titre
L'Algérie des tribus. Le fait tribal dans le Haut Sud-Ouest contemporain
Auteur
Ben Hounet Yazid
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
536
Date de parution
20090612
Nombre de pages
389,00 €
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La parenté, domaine nodal de l'anthropologie sociale, apparaît bien souvent comme un champ réservé aux seuls spécialistes. Et pourtant, qui s'initie à cette discipline aborde nécessairement ce vaste et passionnant domaine. Des travaux de Lewis Morgan à ceux de William Rivers, en passant entre autres par les apports d'Alfred Kroeber et de Robert Lowie, ce livre présente, dans un langage accessible, quelques théories et concepts fondamentaux de l'étude de la parenté et in fine de l'anthropologie sociale. Situant historiquement son analyse en amont du texte de Louis Dumont (Groupes de filiation et alliance de mariage), Parenté et anthropologie sociale explique les premiers développements de l'étude de la parenté et offre deux traductions inédites de textes classiques. Le livre s'achève par une analyse des Nuer d'Edward Evans-Pritchard, monographie classique dont l'édition française fut préfacée par Louis Dumont. Ouvrage emblématique, Les Nuer tire un profit renouvelé des acquis de l'anthropologie sociale de la première moitié du XXe siècle et, en particulier, ceux des théories de la filiation.
S'intéresser aux manières dont le crime est défini d'une société à l'autre, aux criminels et à leurs discours, si ce n'est à leurs pratiques, aux victimes ou à celles qui sont qualifiées comme telles : voici le projet ayant animé les anthropologues qui ont contribué à ce numéro. Issus de plusieurs traditions théoriques, spécialistes de différentes aires géographiques (du Maroc à l'Inde, de l'Italie à l'Afrique du Sud), attentifs à des contextes politiques et juridiques hybridant parfois normes coutumières et justice libérale, ces chercheurs ont exploré une palette de questions "autour du crime". Ce thème central de l'anthropologie a été plutôt négligé, alors qu'il engage des notions cruciales comme la vengeance, l'honneur, l'omerta, les régimes de parole et d'action qui y sont associés, la justice, la vérité et les modalités de les prouver sur la scène judiciaire ou sur d'autres arènes. Choisir d'observer l'acte criminel dans son rapport à l'intentionnalité a permis de questionner les modèles d'agentivité disponibles dans les sciences sociales et cognitives. C'est dire la prégnance de la thématique choisie pour enrichir non seulement l'anthropologie juridique, mais aussi l'anthropologie générale dans son rapport avec d'autres disciplines comme le droit ou la philosophie, en fournissant les instruments théoriques aptes à interroger cet impensé de l'action sociale qu'est le crime.