Il y avait jusqu'ici L'Espion qui venait du froid, John Le Carré ayant apporté au roman d'espionnage la dimension humaine qui lui manquait. Il y aura désormais Une lettre pour le Kremlin, qui, bien que totalement différent, devrait faire date aussi. Une lettre pour le Kremlin est en effet un roman d'espionnage d'un genre tout nouveau : un monstre de logique. Mais cette intelligence impitoyable du scénario s'accompagne d'humour, d'angoisse, de terreur, d'amour. La tragédie est jouée par des acteurs prodigieux, dont le moindre pourrait être à lui seul le héros d'un roman. Au centre, Charles Rone, enseigne de vaisseau, doué d'une mémoire "électronique", mais "puceau" du renseignement, choisi par les instances supérieures pour une mission insensée, pris en main et dressé impitoyablement, associé à une bande incroyable de mercenaires du renseignement. Il y a le Forban ; la Pute à lord Astor qui organise "les basses ouvres" de Moscou ; Jack le Crack, dit "L'As du Vasistas" ; le Mécano fabricant de marionnettes ; Sturdevant, cordial Texan apparemment, mais cosaque et bourreau à ses heures ; et la touchante B A, vierge éperdue d'amour et désespérée. Il y a aussi tous ceux d'en face, non moins pittoresques, non moins effrayants. Les deux équipes vont se retrouver à Moscou, pour récupérer une "lettre pour le Kremlin" de la plus haute importance. Ainsi commence une imbécile partie de roulette russe, menée par des espions habités par le doute et le sentiment de l'absurde.
Nombre de pages
328
Date de parution
07/06/1967
Poids
370g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070205530
Titre
Une lettre pour le Kremlin
Auteur
Behn Noël
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
370
Date de parution
19670607
Nombre de pages
328,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Dramaturge, poétesse, romancière et traductrice, Aphra Behn fut, au XVIIe siècle, la première femme de lettres anglaise à vivre de sa plume. Cet écrivain au destin hors norme, qui s'illustra comme espionne au service du roi Charles II et qui - fait exceptionnel pour l'époque - aurait voyagé au Suriname, est l'auteur d'un joyau méconnu, Oroonoko (1688), souvent tenu pour le premier récit antiesclavagiste. Prince africain, unique héritier du roi de Cormantine, Oroonoko aime éperdument la belle Imoïnda, mais celle-ci est bientôt vendue comme Esclave; par un coup du sort, il sera lui-même déporté en Guyane... Centré sur un personnage victime de la Traite négrière, ce court roman, adapté en français dès le XVIIIe siècle, inspira des auteurs aussi variés que Prévost, Voltaire et Victor Hugo, et présente, pour la première fois peut-être dans l'histoire de la fiction occidentale, les relations entre un esclave noir et des planteurs européens, marquées du sceau de la tragédie.
Behn Aphra ; La Place Pierre-Antoine de ; Dhuicq B
Aventurière, espionne, féministe avant l'heure, Aphra Behn relate l'histoire d'Oronoko, prince africain qui connu l'amour, tomba en captivité, soutint une révolte d'esclaves. Romans plein de péripétie et histoires vraie à la fois, ce récit écrit par une femme vers 1680 est le premier, un siècle après le début de la traite, à en montrer l'horreur et l'indignité. Virginia Woolf invitait toutes les femmes à mettre des fleurs sur la tombe d'Aphra Behn.
Dramaturge, poétesse, romancière et traductrice, Aphra Behn fut, au XVII? siècle, la première femme de lettres anglaise à vivre de sa plume. Cette écrivaine au destin hors norme, qui s'illustra comme espionne au service du roi Charles II et qui - fait exceptionnel pour l'époque - aurait voyagé au Suriname, est l'auteure d'un joyau méconnu, Oroonoko (1688), souvent tenu pour le premier récit antiesclavagiste. Prince africain, unique héritier du roi de Cormantine, Oroonoko aime éperdument la belle Imoïnda, mais celle-ci est bientôt vendue comme esclave ; par un coup du sort, il sera lui-même déporté en Guyane... Centré sur un personnage victime de la Traite négrière, ce court roman, adapté en français dès le XVIII? siècle, inspira des auteurs aussi variés que Prévost, Voltaire et Victor Hugo, et présente, pour la première fois peut-être dans l'histoire de la fiction occidentale, les relations entre un esclave noir et des planteurs européens, marquées du sceau de la tragédie.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.