En raison du mouvement de grève à Bpost, nous vous recommandons de privilégier les envois par Mondial Relay sur notre site.
LES LANGUES OCCULTES DE LA RENAISSANCE. Essai sur la crise intellectuelle de l'Europe au XVIème sièc
Béhar Pierre
DESJONQUERES
34,00 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9782904227974
Entre le crépuscule du Moyen-Age et l'aube des Temps modernes, une vague d'occultisme submergea l'Europe. La découverte de la Cabale - composée avec l'hermétisme et l'ancienne magie arabe - permit à l'homme de la Renaissance de concevoir des langues sacrées aux vertus invocatoires : il se crut ainsi en mesure de s'approprier le pouvoir des anges et (le la sorte une part de la puissance de Dieu sur l'univers. Cet occultisme nous demeure encore pour une vaste part inconnu. Les études de l'école anglo-saxonne, notamment de Frances Yates, ont certes permis de distinguer les principaux courants de cet océan intellectuel. Mais les oeuvres de l'occultisme continuent d'opposer une résistance aux tentatives de déchiffrement. Le présent essai s'articule en triptyque. Retraçant d'abord la genèse des langues et des langages ésotériques du XVIe siècle, il s'attache ensuite à décrypter quelques-unes des énigmes majeures de l'occultisme renaissant : que signifiait le fameux talisman de Catherine de Médicis, ou encore 1"'hiéroglvphe"du mage élisabéthain John Dee, immortalisé sous les traits du docteur Faust dans le drame de Marlowe ? Comment Nostradamus concevait-il la structure spatiale et temporelle du monde sous-jacente à ses Prophéties, clef de ses déconcertants procédés divinatoires ? Quels étaient l'ordonnance, le sens et la fonction attribués par Rodolphe Il aux immenses collections qu'il amassait du fond de son palais de Prague? L'ultime énigme est celle du dépérissement de l'ésotérisme. Une étude finale reconstitue comment, avec Kepler, l'occultisme de la Renaissance, sans le vouloir consciemment, ?uvra à se détruire, ou plutôt à se métamorphoser, pour donner naissance au mode de penser de la science moderne.
Nombre de pages
335
Date de parution
01/11/1998
Poids
636g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782904227974
Titre
LES LANGUES OCCULTES DE LA RENAISSANCE. Essai sur la crise intellectuelle de l'Europe au XVIème sièc
Auteur
Béhar Pierre
Editeur
DESJONQUERES
Largeur
160
Poids
636
Date de parution
19981101
Nombre de pages
335,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Dans l'histoire de l'Europe, le conflit entre nations et empires a joué un rôle essentiel. Hantés par le souvenir de Rome, du Moyen Age au XXe siècle Allemands, Ottomans, Russes et Autrichiens ont tour à tour tenté de reconstituer sur le Vieux Continent des ensembles impériaux. Un à un, ceux-ci se sont effondrés sous les coups des nations. Mais ces empires ont laissé derrière eux des traces si fortes que les États constitués à partir de leurs vestiges ont à leur tour éclaté. Avec la décomposition de la Tchécoslovaquie et de la Yougoslavie, la dernière décennie du XXe siècle a vu se rouvrir les vieilles fractures entre l'Autriche-Hongrie, l'Empire ottoman et ce protectorat de l'Empire russe qu'était la Serbie, et même resurgir les antiques frontières intérieures à la monarchie austro-hongroise. Pierre Béhar propose un fil d'Ariane pour guider à travers le dédale de cette crise qui agite l'Europe centrale et balkanique, et qui va jusqu'à entraîner l'Occident dans des conflits dont les raisons profondes lui échappent souvent.
Résumé : L'effondrement de l'empire soviétique a précipité l'Europe ainsi que la Russie, jusqu'à ses extrémités orientales, dans une crise au cours de laquelle, tandis que l'ordre ancien se décompose, un ordre nouveau s'efforce de naître. Il faut à l'Europe penser cette crise dans le temps et dans l'espace : en estimer la durée et, des contraintes de sa géographie, tirer une politique. Elle doit établir son équilibre interne grâce à un système confédératif stable, dans l'élaboration duquel incombe à la France un rôle primordial. L'Europe doit par ailleurs définir de nouveaux rapports aec ses voisins continentaux : sur son flanc nord-est, avec le monde slave oriental, constitué par la Russie, la Biélorussie, l'Ukraine et leur prolongement sibérien ; sur son flanc sud-est, avec la Turquie, à la fois son contrefort naturel et son lien avec le monde turco-mongol émergeant en Asie centrale. L'avenir de l'Europe ne pourra être assuré que par la constitution d'une nouvelle Eurasie.
L'histoire du thé plonge ses racines dans le plus lointain passé de l'Asie ; légendes et histoires se mêlent pour raconter ses origines en Chine, plus de 2 000 ans avant J.-C. Introduit au Japon au VIIIe siècle, le thé y est élevé au rang de rite esthétique et moral, indissociable de la culture classique. C'est seulement au XVIIe siècle que l'Europe le découvre, lorsque les navires de la Compagnie des Indes orientales ramènent d'Extrême-Orient la précieuse denrée. Les Anglais en font alors leur boisson nationale et l'érigent en pilier d'un empire commercial mondialisé. Tout un art de l'hospitalité se crée tandis que les plantations de l'Assam, fleuron de l'empire des Indes, se développent dans le sang et les larmes. Par le thé, des éléments profonds de la civilisation chinoise et japonaise s'insinuent peu à peu dans les usages occidentaux et nourrissent un imaginaire toujours renouvelé. C'est aujourd'hui une boisson universelle, un agent économique important, et toujours un art de vivre, élément essentiel de la sociabilité quotidienne. Il ne donne sans doute plus l'immortalité comme le croyaient les maîtres taoïstes, mais il fonde toujours une passion partagée par ses amateurs.
La découverte du rhum a suivi celle de l'Amérique. Dès le XVIe siècle, les Espagnols, les Portugais puis les Français et les Anglais découvrent la possibilité d'obtenir à partir du jus de canne une boisson fortement alcoolisée. D'abord réservé à l'usage des Nègres, des boucaniers et de tous les rustres qui écument le Nouveau Monde, le rhum va connaître un succès grandissant, surtout en Europe et en Amérique. L'évolution de la production reste très liée aux bouleversements coloniaux.
Garcia-Baquero Gonzalez Antoni ; Bennassar Bartolo
Dès la découverte du Nouveau Monde, un intense trafic s'instaura entre les possessions européennes et les royaumes d'outre-mer du souverain des Espagnes. Il reçut le nom de Carrera de Indias : la Route des Indes occidentales, c'est-à-dire des Amériques. Ainsi naissait un réseau d'échanges aux dimensions de la planète, archétype de tous les systèmes économiques mondiaux ultérieurs : escortées par les galions, ses flottes transportaient par-delà l'Océan commerçants, aventuriers, militaires et missionnaires, épices, étoffes, armes, alcools, cuirs, perles, or et argent surtout, mais esclaves aussi. Mettant en rapport les hommes, les cultures et les denrées d'Europe, d'Afrique et d'Amérique, la Carrera de Indias fut un phénomène fondateur du monde moderne, que les esprits drapèrent du prestige du mythe. Ce livre en offre la première synthèse générale. Il fait le tableau des trois siècles du monopole espagnol, exercé depuis Séville d'abord et Cadix ensuite. Depuis l'aube du XVIe siècle jusqu'au crépuscule du XVIIIe ce trafic est envisagé dans ses aspects juridiques, administratifs et financiers, mais aussi dans son déroulement réel, à travers tempêtes, guerres, piraterie, variant au gré des progrès techniques et des vicissitudes économiques. Au fil de l'analyse se révèle la réalité d'une entreprise prodigieuse, compromis instable entre prétentions royales, ambitions négociantes, avidités étrangères et astreintes naturelles, ranimée sans relâche par les illusions fascinantes des imaginations éblouies.