Médiation et conviction. Mélanges offerts à Michel Grunewald
Béhar Pierre ; Lartillot Françoise ; Puschner Uwe
L'HARMATTAN
63,50 €
Epuisé
EAN :9782296027893
L'activité de Michel Grunewald, exercée à part égale dans les domaines de la recherche, de l'enseignement et de la coordination avec une exigence, une compétence et une inventivité hors du commun, a toujours été aimantée par deux pôles, à la fois moteurs de son activité et objets de son questionnement intellectuel : la conviction et la volonté de médiation. Pour lui rendre hommage et le remercier en même temps de l'enrichissement apporté à la communauté étudiante et savante, 42 contributeurs issus de pays francophones et germanophones proposent ici un panel de réflexions portant sur deux notions dans les domaines de l'interculturalité, de l'histoire des idées et de la littérature, enfin de la presse et de ses réseaux, comme miroirs de l'opinion en terres germanophones ou de regards croisés sur les cultures allemande et françaises, du XVIIIe au XXe siècle. On retrouvera au fil des contributions un écho de son travail inlassable en particulier dans le cadre du Centre de Recherches en Etudes Germaniques de l'Université Paul Verlaine-Metz (CEPLA puis CEGIL) mais aussi de l'Ecole Doctorale PIEMES, devenue transfrontalière depuis peu et dont il est l'artisan et le directeur jusqu'à ce jour.
Nombre de pages
769
Date de parution
04/06/2007
Poids
1 170g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296027893
Titre
Médiation et conviction. Mélanges offerts à Michel Grunewald
Auteur
Béhar Pierre ; Lartillot Françoise ; Puschner Uwe
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
1170
Date de parution
20070604
Nombre de pages
769,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Dans l'histoire de l'Europe, le conflit entre nations et empires a joué un rôle essentiel. Hantés par le souvenir de Rome, du Moyen Age au XXe siècle Allemands, Ottomans, Russes et Autrichiens ont tour à tour tenté de reconstituer sur le Vieux Continent des ensembles impériaux. Un à un, ceux-ci se sont effondrés sous les coups des nations. Mais ces empires ont laissé derrière eux des traces si fortes que les États constitués à partir de leurs vestiges ont à leur tour éclaté. Avec la décomposition de la Tchécoslovaquie et de la Yougoslavie, la dernière décennie du XXe siècle a vu se rouvrir les vieilles fractures entre l'Autriche-Hongrie, l'Empire ottoman et ce protectorat de l'Empire russe qu'était la Serbie, et même resurgir les antiques frontières intérieures à la monarchie austro-hongroise. Pierre Béhar propose un fil d'Ariane pour guider à travers le dédale de cette crise qui agite l'Europe centrale et balkanique, et qui va jusqu'à entraîner l'Occident dans des conflits dont les raisons profondes lui échappent souvent.
L'effondrement de l'empire soviétique a précipité l'Europe ainsi que la Russie, jusqu'à ses extrémités orientales, dans une crise au cours de laquelle, tandis que l'ordre ancien se décompose, un ordre nouveau s'efforce de naître. Il faut à l'Europe penser cette crise dans le temps et dans l'espace : en estimer la durée et, des contraintes de sa géographie, tirer une politique. Elle doit établir son équilibre interne grâce à un système confédératif stable, dans l'élaboration duquel incombe à la France un rôle primordial. L'Europe doit par ailleurs définir de nouveaux rapports aec ses voisins continentaux : sur son flanc nord-est, avec le monde slave oriental, constitué par la Russie, la Biélorussie, l'Ukraine et leur prolongement sibérien ; sur son flanc sud-est, avec la Turquie, à la fois son contrefort naturel et son lien avec le monde turco-mongol émergeant en Asie centrale. L'avenir de l'Europe ne pourra être assuré que par la constitution d'une nouvelle Eurasie.
Entre le crépuscule du Moyen-Age et l'aube des Temps modernes, une vague d'occultisme submergea l'Europe. La découverte de la Cabale - composée avec l'hermétisme et l'ancienne magie arabe - permit à l'homme de la Renaissance de concevoir des langues sacrées aux vertus invocatoires : il se crut ainsi en mesure de s'approprier le pouvoir des anges et (le la sorte une part de la puissance de Dieu sur l'univers. Cet occultisme nous demeure encore pour une vaste part inconnu. Les études de l'école anglo-saxonne, notamment de Frances Yates, ont certes permis de distinguer les principaux courants de cet océan intellectuel. Mais les oeuvres de l'occultisme continuent d'opposer une résistance aux tentatives de déchiffrement. Le présent essai s'articule en triptyque. Retraçant d'abord la genèse des langues et des langages ésotériques du XVIe siècle, il s'attache ensuite à décrypter quelques-unes des énigmes majeures de l'occultisme renaissant : que signifiait le fameux talisman de Catherine de Médicis, ou encore 1"'hiéroglvphe"du mage élisabéthain John Dee, immortalisé sous les traits du docteur Faust dans le drame de Marlowe ? Comment Nostradamus concevait-il la structure spatiale et temporelle du monde sous-jacente à ses Prophéties, clef de ses déconcertants procédés divinatoires ? Quels étaient l'ordonnance, le sens et la fonction attribués par Rodolphe Il aux immenses collections qu'il amassait du fond de son palais de Prague? L'ultime énigme est celle du dépérissement de l'ésotérisme. Une étude finale reconstitue comment, avec Kepler, l'occultisme de la Renaissance, sans le vouloir consciemment, ?uvra à se détruire, ou plutôt à se métamorphoser, pour donner naissance au mode de penser de la science moderne.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...