Il est de nos jours courant d'accuser les différents médias de se prêter à une certaine banalisation de la violence. De fait, parce qu'ils sont autant racontés, partagés, diffusés et même joués via les différents intermédiaires médiatiques actuels, les actes réels, narratifs ou ludiques, de violence n'ont plus rien d'une épreuve unique, exceptionnelle et singulière. Depuis les attentats du 11 septembre 2001, en passant par le phénomène Internet du Bum Fight et les jeux de guerre en ligne, la violence n'a plus pour seul témoin le protagoniste présent au moment des faits. Elle a désormais pour contemporaine une société de lecteurs, de spectateurs, de joueurs et d'internautes, qui ne cesse de la reconfigurer selon qu'elle traverse tel ou tel appareil de médiation. La violence s'éprouve désormais en réseau et son image s'inscrit de la sorte dans un parcours médiatique en permanente extrapolation. Cet ouvrage souhaite précisément interroger l'apport des différentes pratiques médiatiques dans le processus de transmission de la violence et témoigner de la constante transfiguration de ses contours émotionnels, dont les fictions culturelles, sociales ou politiques tirent parfois profit.
Nombre de pages
162
Date de parution
22/02/2012
Poids
205g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296961456
Titre
Figures de violence
Auteur
Bégin Richard ; Perron Bernard ; Roy Lucie
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
205
Date de parution
20120222
Nombre de pages
162,00 €
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La prolifération actuelle des images suscite de nombreuses interrogations, au sujet des possibilités de relations et de circulations qu'implique l'image en tant que lieu de médiation, ainsi que sur les notions d'identité et de communauté. Modifiant notre rapport au monde, à l'histoire et à la mémoire, l'image nécessite un dialogue entre ces différents domaines de recherche que sont la littérature, le cinéma ou la sociologie, défi relevé par cet ouvrage collectif pluridisciplinaire.
Le cinéma de Raoul Ruiz est souvent qualifié de baroque sans que soit expliqué en quoi consiste le " baroque cinématographique ". Récits labyrinthiques, décors en trompe-l'oeil, personnages excentriques, les films de Raoul Ruiz abondent en thèmes et figures dites baroques. On y découvre aussi un processus spéculaire et ludique spécifiquement cinématographique. L'analyse est ainsi entraînée au-delà de la simple recension générique. Des Trois Couronnes du matelot à Trois Vies et une seule mort en passant par Généalogies d'un crime, elle met au jour les symptômes d'une expressivité baroque trans-historique et intermédiatique susceptible de s'incarner dans un langage conscient de ses propres possibilités et des limites inhérentes à la cohérence narrative. Ce faisant, elle participe à une étude esthétique de la sensibilité baroque.
Bégin Richard ; Carrier-Lafleur Thomas ; Simard-Ho
Le cinéma et la presse ont toujours possédé un grand nombre d'affinités électives, de même qu'ils ont toujours été en compétition. Leurs canaux de diffusion et leurs plateformes ne cessent de se croiser, depuis les actualités filmées du début du XXe siècle jusqu'au journalisme participatif du Web 2. 0. Leurs matériaux et leurs langages connaissent également des hybridités et des échanges foisonnants, que le journalisme investisse petit et grand écrans ou que le cinéma absorbe la matière journalistique. De nouveaux genres cinématographiques - tels le reportage cinématographique et le film-enquête -, et genres journalistiques - telle la critique cinématographique - en sont nés. A ces remédiations s'ajoutent les représentations réciproques, le cinéma ayant continuellement mis à l'épreuve le journalisme, le journalisme ayant participé à l'avènement comme à l'institutionnalisation du cinéma. A travers les alliances et les rivalités, les correspondances et les contradictions, les simultanéités et les renversements, ce volume propose ainsi d'explorer la redéfinition continuelle de nos médias et de leurs identités.
Repenser le cinéma, son histoire et ses méthodes, en interrogeant les techniques et les technologies qui l'ont accompagné depuis le xix e siècle jusqu'à notre contemporanéité numérique, voilà un des buts de cet ouvrage. Celui-ci analyse l'évolution conjointe des appareils et des nouvelles formes rendues possibles par leurs usages et montre l'importance de reconnaître la notion de « portabilité » selon un triple point de vue : matériel, théorique et formel. Des opérateurs Lumière jusqu'aux téléphones intelligents, la portabilité que génèrent les appareils de captation audiovisuelle est synonyme d'une expérience inédite du monde et de ses infinies composantes. C'est par ce qui est portable et mobile que l'on s'approche le plus de la texture du réel, lui-même constitué de mouvements, de lignes de fuite et de flux. Mobilisant des chercheuses et des chercheurs aux horizons variés, ce collectif réunit des propositions qui envisagent le vaste réseau des imaginaires et des pratiques de la portabilité comme une nouvelle manière d'appréhender la réalité, celle d'hier comme d'aujourd'hui. Richard Bégin est professeur en études cinématographiques au Département d'histoire de l'art et d'études cinématographiques de l'Université de Montréal ainsi que directeur de la revue Cinémas. - Thomas Carrier-Lafleur est professionnel de recherche et chargé de cours à l'Université de Montréal. Il est directeur adjoint du Laboratoire CinéMédias et codirige la revue Nouvelles vues : revue sur les pratiques, les théories et l'histoire du cinéma au Québec. - Gilles Mouëllic enseigne le cinéma à l'Université Rennes 2. Ses travaux actuels portent sur les relations entre techniques et esthétiques ainsi que sur l'improvisation en tant que mode de création au cinéma.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...