L'encyclopédisme. Actes du colloque de Caen, 12-16 janvier 1987
Becq Annie
KLINCKSIECK
60,00 €
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EAN :9782252027431
Un monde de penses s'effondre sous nos yeux, avec ce que l'on appelle la fin des idologies, un autre s'annonce sans qu'on puisse encore en discerner la structure d'ensemble. Le dveloppement des sciences et des techniques joue son rle dans cette fin comme dans cet avnement incertain. La discussion des questions radicales de la pense et de l'action doit tre nouveau entreprise, avec l'audace ncessaire pour bousculer des esprits dconfits d'avoir perdu leurs certitudes ; aussi importe-t-il d'installer en pleine lumire l'aspect philosophique des questions poses par les dveloppements des sciences et par les innovations techniques : Dominique Lecourt dfinit en ces termes l'esprit de la Nouvelle Encyclopdie Diderot qui se rclame du matre d'uvre de l'Encyclopdie, dans son effort d'inventaire et d'examen permanents des questions mtaphysiques, thologiques, thiques et politiques qui balaient le champ tout entier de la culture . L'histoire relance sans cesse ces questions mais en des termes nouveaux. Ce colloque organis l'Universit de Caen, du 12 au 16 janvier 1987 par Annie Becq, avec la collaboration de la Ligue franaise de l'enseignement, s'est propos, l'occasion du lancement de la Nouvelle Encyclopdie, d'clairer les voies anciennes du phnomne encyclopdique et son devenir occidental, son articulation aux rflexions thologique et philosophique, ses relations avec les pouvoirs religieux et politique, l'indcision de ses frontires... , avec le concours de la plupart des spcialistes internationaux de ce domaine. Si le sujet de l'encyclopdisme reste videmment loin d'tre puis, c'est la premire fois que sont rassembls, d'une manire systmatique, les lments d'une problmatisation.
Nombre de pages
512
Date de parution
03/05/2000
Poids
910g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782252027431
Titre
L'encyclopédisme. Actes du colloque de Caen, 12-16 janvier 1987
Auteur
Becq Annie
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
160
Poids
910
Date de parution
20000503
Nombre de pages
512,00 €
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«La forme épistolaire, utilisée délibérément pour toucher à tout dans une liberté et une diversité à l'occasion contradictoires, intègre une dimension romanesque minimale dont la présence même a pu compliquer le discours et dont l'articulation avec les propos philosophiques a pu révéler, après coup, sa nécessité profonde. Si ce texte joue un rôle indéniable dans l'histoire du genre épistolaire, il reste à apprécier dans sa spécificité et l'on proposera d'y voir moins un roman philosophique qu'un essai philosophique dont la dimension romanesque permet d'alimenter profondément la réflexion aux sources de l'imaginaire. Mais c'est là aussi ?uvrer dans le sens d'une promotion du roman que de faire entrer ici, masqué, dans la philosophie, une espèce de romancier, appelé à exercer un magistère idéologique. C'est aussi comme d'une "espèce de roman" que Rousseau parlera de La Nouvelle Héloïse, qui est peut-être, avec l'Esprit des lois à d'autres égards, la véritable postérité des Lettres persanes.»Annie Becq.
Si le mouvement général qui, à partir de la fin du XVIle siècle, porte la modernité vers une conception inédite du Beau et de l'Art a bien été analysé, notamment par les philosophes, l'aspect proprement français de ce processus restait malconnu. Annie Becq, professeur de littérature française à l'université de Caen, s'attache à combler cette lacune en une étude magistrale de la naissance et de la constitution de ce savoir nouveau qu'est l'esthétique. Les nombreux traités qui voient le jour, depuis la querelle des Anciens et des Modernes jusqu'au seuil du Romantisme, émancipent le Beau de la morale et insistent désormais sur l'artiste comme sujet créateur. Annie Becq montre combien cette émergence de l'esthétique est à mettre en relation avec l'apparition de la libre critique, du statut autonome de l'artiste et du développement des échanges marchands. Ainsi se trouve fondée, à l'intérieur même de l'histoire des idées, une sorte de sociologie du "génie" créateur moderne.
Becq de Fourquières Louis ; Gimello-Mesplomb Frédé
Becq de Fouquières est un nom aujourd'hui totalement oublié des dictionnaires du théâtre ou des bibliographies sur la mise en scène. Pourtant, ce féru d'art dramatique et de scénographie signa en 1884 un véritable coup de maître en publiant, avec L'Art de la mise en scène, le premier essai théorique consacré à l'esthétique de la mise en scène théâtrale, et l'un des rares parus à ce jour sur le sujet. Cette véritable mine d'information paraît alors que la technique de la mise en scène est en passe de devenir un art, lequel jouera un rôle prépondérant dans l'avènement du statut de "metteur en scène". En effet, l'émergence de la mise en scène moderne est généralement datée de 1887, année de fondation du Théâtre Libre par André Antoine à Paris. En ce sens, le texte de Becq de Fouquières, paru trois ans auparavant, peut être vu et lu comme un témoignage sur la façon dont la mise en scène était alors pensée en cette époque charnière. Cet essai a aussi conservé toute son actualité. Abonné à la Comédie-Française et à l'Opéra, critique à ses heures, Becq de Fouquières laisse derrière lui l'oeuvre d'un "prophète malgré lui de la mise en scène moderne", comme le soulignera bien plus tard l'universitaire et historien du théâtre Bernard Dort. [Avant-propos de Frédéric Gimello-Mesplomb] Extrait : "Quel rôle particulier est appelée à jouer la mise en scène dans l'évolution de l'art dramatique ? Jusqu'à présent, il paraît y avoir beaucoup de confusion dans les idées de ceux qui se réclament de l'école réaliste. Les théâtres semblent obéir à une tendance dangereuse qui ne peut aboutir qu'à leur ruine sans profit pour l'art. Cette tendance consiste à transformer la représentation du réel en une sorte de présentation directe, de telle sorte qu'ils cherchent à s'affranchir du procédé artistique de l'imitation et mettent leur ambition à nous intéresser à la vue des objets eux-mêmes. [... ] Par conséquent, l'art de la mise en scène ne peut avoir la prétention de prendre le pas sur l'art dramatique. Il ne le pourrait qu'en annihilant celui-ci, ce qui serait contraire à sa propre destination. Il doit donc lui rester subordonné, tout en le suivant forcément et en se préoccupant, à son exemple, du caractère individuel et particulier des objets qu'il évoque à nos yeux".
Cet agenda est une invitation à observer, apprendre, et contempler, qui vous accompagnera lors d'une promenade en forêt, d'une flânerie en ville, d'une halte au jardin ou d'une veillée sous les étoiles. Il se déploie comme un carnet de notes aussi précis que poétique, où détailler : ? Le fil des jours, les tâches et les instants à ne pas oublier. ? Les rythmes naturels, le passage des saisons, le chant des oiseaux au matin, l'éclosion d'une fleur, le retour des migrateurs. ? Les instants de contemplation, une lumière sur l'eau, le vol d'un insecte, le silence après la pluie.
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.