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Ambedeus. Une forme de la relation à l'autre au Moyen Age
Becchia Cécile ; Chaigne-Legouy Marion ; Tabard La
SUP
23,00 €
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EAN :9791023105353
Both, beide, ambos, ambedue : nombre de langues ont encore un mot pour dire le couple comme unité formée par deux entités. Si aujourd'hui notre langue a perdu cette catégorie du "duel" que possédait l'ancien français (ambedeus), les couples topiques (le seigneur et son vassal, le chevalier et sa dame, l'homme et son saint patron, le maître et son élève) structurent toujours notre imaginaire du Moyen Age. Y aurait-il une importance spécifique à former un couple, et plus généralement à être deux, durant l'époque médiévale ? De la cellule de base qu'est le couple marital, on imagine volontiers qu'elle donne son fondement à la famille, doit refléter l'ordre du groupe et ainsi assurer la stabilité de l'édifice social et politique. Mais là n'est pas la seule image qui se dégage des écrits médiévaux ni de la réalité des pratiques, qui s'écartent bien souvent des normes définissant et encadrant les rapports entre deux individus. Pour repenser la relation duelle, les contributions réunies dans ce volume étudient le couple au sens large, dans la continuité qui lie la relation conjugale à la relation sociale, en tant qu'il engage les catégories de la pensée médiévale. Dans la littérature, la philosophie, l'art ou l'histoire du Moyen Age, les duos peuvent ouvrir un espace de liberté où s'insinuent bien souvent la transgression et le désordre, mais où opère également la logique supérieure de l'amour divin : le lien personnel qui se tisse entre deux êtres n'ouvrirait-il pas sur un processus de construction identitaire et sur une réinvention des règles sociales ?
Nombre de pages
250
Date de parution
13/10/2016
Poids
450g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9791023105353
Titre
AMBEDEUS - UNE FORME DE LA RELATION A L AUTRE AU MOYEN AGE
Auteur
Becchia Cécile ; Chaigne-Legouy Marion ; Tabard La
Editeur
SUP
Largeur
160
Poids
450
Date de parution
20161013
Nombre de pages
250,00 €
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Résumé : LA référence pour le sujet d'Histoire médiévale de l'agrégation d'Histoire Tout ce dont l'étudiant a besoin pour le sujet 2022-2023 d'Histoire médiévale de l'agrégation d'Histoire. Comme tous les Clefs-concours, l'ouvrage est structuré en trois parties : - Repères : le contexte historique - Thèmes : comprendre les enjeux du programme - Outils : pour retrouver rapidement une définition, une date, un personnage, une référence
On a trop souvent décrit les dernières décennies de l'Ancien Régime comme l'impuissante et lente agonie d'un pouvoir et d'une société incapables de se réformer. Pourtant, à y regarder de près, les comportements démographiques évoluent de façon sensible, révélant de profondes modifications des attitudes mentales. Parallèlement, dynamisme et modernité caractérisent des secteurs importants de l'économie et de la vie sociale. L'agriculture progresse lentement, mais en mille points; le pays s'industrialise et le grand commerce maritime atteint son apogée. Une proportion non négligeable de la noblesse, voire du clergé, semble réellement imprégnée par le mouvement des Lumières et s'implique d'ailleurs dans la modernisation de l'économie et la diffusion des idées nouvelles. La société a soif de connaissances inédites, elle se passionne pour les découvertes techniques et les audaces en tout genre. Mais si la Révolution introduit une rupture évidente, que nul ne saurait nier, il convient aussi d'insister sur les continuités indéniables et l'héritage recueilli. Beaucoup d'innovations que les gouvernements révolutionnaires reprendront ultérieurement à leur compte ont été, en fait, conçues et préparées dans la dernière période de l'Ancien Régime. La Révolution, de 1789 à 1791, vécue par bien des acteurs de l'époque comme une sorte d'accomplissement, a souvent réalisé les projets que la monarchie avait tentés ou rêvés, ce qui ne constitue pas le moindre des paradoxes.
Siècle de fer ", temps des crises et des calamités, le XVIIe siècle est aussi celui du " Siècle d'Or " espagnol et du " Grand siècle français ". Il est celui d'un nouveau départ pour l'Europe dont trois pays sont le moteur : la France, l'Espagne et l'Angleterre. Commençant par l'hégémonie espagnole il se termine avec la domination française, tandis qu'outre-Manche ce sont les fondements d'une puissance mondiale qui sont mis en place. Les sociétés se trouvent au c?ur de ces trajectoires. Elles subissent mais aussi alimentent ces changements. Elles intègrent et font la synthèse des différents facteurs économiques, politiques et culturels. Elles déclinent les évolutions des sociétés d'ordres au gré des conditions locales, des rapports de force, des modes de fonctionnement et des représentations. Le sujet est vaste et implique une démarche comparative qui est au centre du présent ouvrage. Si les groupes sociaux y sont abordés, on n'y a pas oublié les réseaux et les liens qui les font interagir. Pour ce faire c'est une équipe fournie d'enseignants-chercheurs qui a été réunie provenant de nombreuses universités réparties sur l'espace français. Elle est composée de spécialistes des thématiques et des trois royaumes. Etudiants et curieux trouveront donc ici une approche assez complète leur permettant de pénétrer plus avant les arcanes de cet univers que constituent ces sociétés au XVIIe siècle.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Ce livre est une monographie du Journal de Salonique, publié dans la ville, alors ottomane, dont il porte le nom, entre 1895 et 1911. Il cherche à mettre en lumière, au sein de la presse juive de l'époque, la spécificité de ce périodique sépharade en langue française publié par et pour l'élite bourgeoise et commerçante de la ville, ainsi que son rôle dans la société salonicienne alors en pleine transformation. Le contexte de cette publication est en effet marqué par la modernisation de la société juive ottomane, mais aussi par les transformations politiques de l'Empire dans lequel elle s'inscrit. Face aux défis que représentent l'occidentalisation, le développement du sionisme et la montée des nationalismes dans les Balkans, le journal se fait à la fois miroir et acteur de la communauté en difficulté, proposant une redéfinition de l'identité juive, ottomane et salonicienne. Cette étude analyse le contenu du journal pendant ses quinze années de publication. Elle met en lumière les intentions de ses dirigeants, qui en font un outil de modernisation, les représentations de la société véhiculées par les rubriques " mineures " du périodique (chroniques mondaines, feuilletons, publicités) ainsi que la position ottomaniste et antisioniste des rédacteurs au sujet de l'avenir de leur communauté.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.