Familles, Terre, Marchés. Logiques économiques et stratégies dans les milieux ruraux (XVIIe-XXe sièc
Béaur Gérard ; Dessureault Christian ; Goy Joseph
PU RENNES
18,00 €
Impression à la demande
EAN :9782868479495
D'institution réfractaire à l'individualisme et au progrès, la famille est devenue un acteur majeur de l'évolution des sociétés. Elle constitue, désormais, un lieu privilégié d'observation, des pratiques sociales et des processus économiques, aussi bien que le moyen de décryptage des comportements individuels et collectifs. L'accent est dorénavant mis sur les stratégies mises en oeuvre et sur leur inter-réaction avec les impératifs du marché et les contraintes économiques. Sans que l'on puisse voir émerger de causalité unique, ces stratégies se déploient en fonction des sollicitations démographiques, culturelles, économiques et au sein de systèmes complexes en continuel mouvement. Ce sont précisément les rapports complexes qu'entretiennent les membres de chaque famille avec les mutations de leur environnement respectif qui se trouvent au c?ur des interventions réunies dans ce volume. Les textes de ce recueil sont, en effet, issus d'une rencontre qui eut lieu à Paris en 2002 et qui rassembla des chercheurs Français, Québécois, Suisses et Canadiens Anglais, engagés dans un programme de recherche résolument comparatif, un projet international de coopération scientifique (PICS), consacré à Familles, rapports à là terre et aux marchés, transformations économiques ". Ils permettent de mesurer non seulement la violence de certains rapports sociaux mais aussi les solidarités qui rendent possibles migrations géographiques et dynamique sociale. Ils contribuent en même temps à révéler les continuités ou les césures qui unissent, compartimentent ou articulent les espaces géographiques et les logiques familiales.
Nombre de pages
278
Date de parution
23/09/2004
Poids
401g
Largeur
154mm
Plus d'informations
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EAN
9782868479495
Titre
Familles, Terre, Marchés. Logiques économiques et stratégies dans les milieux ruraux (XVIIe-XXe sièc
Auteur
Béaur Gérard ; Dessureault Christian ; Goy Joseph
Editeur
PU RENNES
Largeur
154
Poids
401
Date de parution
20040923
Nombre de pages
278,00 €
Disponibilité
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Ce livre rassemble, parmi d'autres, les contributions de Pierre Goubert, Jean Jacquart, Georges Lefebvre, Emmanuel Le Roy Ladurie, Robert Allen, Robert Bfrenner, Mark Overton. Sur le monde paysan et la Révolution agricole en France et en Grande-Bretagne aux XVIIe et XVIIIe siècles. Il s'ouvre sur une présentation de Gérard Béaur, directeur de recherches au CNRS. L'Histoire en revue propose des recueils d'articles de revues françaises et étrangères autour d'une grande question d'histoire. Choisis pour leur qualité de synthèse, leur clarté et la force de leur démonstration, des articles signés par les meilleurs auteurs permettent ainsi de faire le point des connaissances, en restituant les grands débats qui font de l'histoire une science vivante et critique.
L'Histoire agraire de la France au XVIIIe siècle retrace l'évolution économique et sociale des campagnes françaises, pendant un long XVIIIe siècle qui s'étend de la fin du règne de Louis XIV jusqu'en 1815. Elle prête une attention prioritaire à ce qui change mais aussi aux pesanteurs et aux permanences qui freinent les transformations du monde rural à la fin de l'ère préindustrielle. L'histoire des sociétés rurales en France au XVIIIe siècle a alimenté une foule de travaux, suscité quantité de polémiques, justifié une avalanche d'interprétations plus ou moins contradictoires. Les historiens se sont interrogés sur la portée des mutations intervenues dans les campagnes pendant le dernier siècle de l'Ancien Régime, sur la capacité des réformes institutionnelles introduites par la Révolution à transformer les réalités économiques, sur l'impact d'un quart de siècle de troubles et de guerres su l'économie agraire. Cet ouvrage se présente comme une lecture transversale des travaux classiques qui ont renouvelé la connaissance de cette question, mais il entend également délimiter les zones d'indécision qui subsistent et faire le point sur les débats et les controverses actuels. Il permet de nuancer, modifier, reconfigurer la conception de l'économie rurale et de la société paysanne de la fin de l'époque moderne. L'Histoire agraire de la France au XVIIIe siècle est destinée à tous ceux qui souhaitent mieux comprendre les sociétés paysannes telles que l'Ancien Régime les a léguées et telles que la Révolution, puis l'Empire les ont transformées.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.