Extrait Une certaine idée du Golfe Il faut vous faire à l'idée : vous ne serez ni le premier ni le seul visiteur à découvrir les trésors du golfe du Morbihan et de ses abords. C'est en 1833 qu'une «maison de bains de mer» a été ouverte dans les bâtiments de l'ancienne abbaye de Rhuys par la supérieure de la communauté de la Charité de Saint-Louis. Tous les ans, plus de quatre cent mille touristes se rendent à l'île-aux-Moines et deux cent mille à l'île d'Arz ; plus de cent mille visitent le château de Suscinio à Sarzeau et près de trente mille vacanciers débarquent à Gavrinis. Mais si vous savez jouer avec le calendrier, les horaires et les chemins, vous aurez toute votre part des curiosités évoquées dans ce livre. II faut vous faire à l'idée : ce livre n'est ni le premier ni le seul à proposer de découvrir le golfe. C'est en 1483 que Pierre Garcie-Ferrande a publié le Grant Routtier et pilotage de la mer où l'on trouve la première mention du cairn de Gavrinis. Ce guide connaîtra une quarantaine de rééditions. II faut vous faire à l'idée : il est probable qu'il n'y a pas autant d'îles dans le golfe que de jours dans l'année. Le dicton qui l'affirme est cité dès 1636 dans l'Itinéraire de Bretagne de Dubuisson-Aubenay : «Autant il y a de jours dans l'an, autant il y a d'îles dans le Morbihan.» Il est bien attesté au fil des siècles suivants, même en breton, et semble né de l'expérience séculaire des hommes. Mais les meilleurs spécialistes n'en comptent généralement que quarante-huit - jusqu'à cinquante-sept selon la définition qu'ils retiennent. La vérité ? II y a en fait autant d'îles que vous voudrez ! À chaque instant de la journée, la marée dément tous les calculs, elle fait et défait des centaines d'îlots qui, certes, ne peuvent accueillir des hôtes que très temporairement mais qui demeurent l'espace idéal où déposer ses rêves d'enfant. II faut vous faire à l'idée : la majorité des petites îles offrant une surface raisonnable sont privées. On en compte en tout vingt-quatre, habitées plus ou moins en permanence, dont les deux communes de l'île-aux-Moines et de l'île-d'Arz. Seules l'île d'Ilur (acquise par le Conservatoire du littoral), la presqu'île de Conleau - fort peu sauvage -, une partie de Gavrinis et, tant que leurs propriétaires le tolèrent, une partie de Berder et de Tascon sont réellement accessibles. Mais faire le tour des deux grandes îles par les sentiers et les routes offre déjà de multiples occasions de se dépayser et de... rater le bateau ! II faut vous faire à l'idée : à toutes les échelles, le golfe du Morbihan est en mouvement. Vous le découvrirez, ne serait-ce qu'en tournant les pages de ce livre : à chaque instant, les lumières se modifient et ouvrent des perspectives neuves. Chaque jour, la marée change totalement les décors tandis que des milliers de passionnés se chargent d'animer le golfe et la baie de Quiberon d'une sarabande de voiles. II y a cent ans, plus de trois cents lourds bateaux de pêche à voiles rouges sillonnaient le golfe. II y a mille ans, les moines de Saint-Gildas-de-Rhuys commençaient à faire renaître un pays en friche. II y a dix mille ans, le golfe n'existait pas, la ligne de rivage était située au-delà d'Hoedic et les rivières rejoignaient le lit, aujourd'hui noyé, de la Vilaine. II a fallu un affaissement géologique associé à une hausse du niveau de la mer pour que, lentement, ce dernier remonte au cours du néolithique. II y a six mille ans en effet, le golfe était encore un ensemble vallonné où coulaient des rivières en partie soumises à l'effet de la marée. C'est pourquoi un certain nombre de mégalithes - le cromlech d'Er Lannic, le dolmen de Keroyal dans la rivière du Bono, par exemple - sont en grande partie submergés. II y a trois mille ans, le rivage commence à se stabiliser et les bouilleurs de sel gaulois installent leurs ateliers à peu près sur la ligne de rivage actuelle. II est probable que l'affaissement du golfe reste plus ou moins actif, mais il est compensé par les dépôts sédimentaires apportés par les rivières et, surtout, par la marée montante qui charrie les particules issues de la Loire et de la Vilaine. Toutefois, la remontée récente du niveau de la mer sous l'effet du dérèglement climatique ajoute un nouveau facteur à l'évolution observée. II faut vous faire à l'idée : le golfe du Morbihan déborde. Mine de rien, la «petite mer» va bien au-delà des limites que lui assigne l'horaire des marées. Les rives du golfe, c'est encore le golfe ; Vannes et Auray, au bout de leurs rivières, c'est encore le golfe. Quiberon et sa baie ne seraient-ils pas que l'avant-mer du golfe, comme on parle de l'arrière-pays de Vannes ? Et comment, de menhir en dolmen, ne pas aller jusqu'à Carnac pour conserver cette unité fascinante de la civilisation que les millénaires n'ont pu effacer ?
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Nombre de pages
192
Date de parution
04/06/2014
Poids
800g
Largeur
190mm
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EAN
9782344001172
Titre
Le golfe du Morbihan. De Vannes à Quiberon
Auteur
Beaulieu François de ; Stichelbaut Benoît
Editeur
GLENAT
Largeur
190
Poids
800
Date de parution
20140604
Nombre de pages
192,00 €
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Résumé : Très nombreuses et diversifiées en Bretagne, elles ont longtemps été un complément de revenus pour des générations de bretons ; leurs fonctions variant au gré des besoins en terre, servant à la fois de zone de pâturage, de productions céréalières et d'extraction de la tourbe pour le combustible. A travers des clichés saisissants, un éclairage nouveau permet d'entrevoir leurs histoires, de la dureté de cette nature rustique, en passant par son apprivoisement, jusqu'au grand défrichement des révolutions agronomiques du XIXème siècle. Au fil des saisons découvrez la lande et ses mystères issus des riches collections iconographiques de l'Ecomusée de Rennes. Un livre riche qui plaira à la fois aux initiés et aux amateurs, soucieux de découvrir ou redécouvrir la nature qui les entoure.
Cet ouvrage propose de découvrir plus de cent sites sauvages appartenant aux cinq départements de la Bretagne historique et naturelle. C'est un véritable guide de découverte qui présente les espaces les plus célèbres et d'autres beaucoup moins connus. Une dizaine de balades cartographiées sont proposées pour une première approche. Au-delà de l'indispensable émerveillement, Bretagne sauvage sepropose aussi d'enseigner le respect de l'univers fragile des bêtes et des plantes et la compréhension des grands enjeux de la gestion et de la protection du patrimoine naturel. Biographie de l'auteur François de Beaulieu vit à Morlaix et il est très impliqué dans la protection de la nature en Bretagne, tant par l'écriture de livres et d'articles que par l'action associative.
Résumé : Aujourd'hui, chacun sait qu'il peut être un acteur de l'écologie et que la préservation du patrimoine naturel fera la richesse et la beauté de nos existences de demain. Dans ces conditions, comment concilier plaisir et respect de la nature, vraies vacances et protection de l'environnement ? En vous proposant de vous détendre sur le littoral breton, de traverser la Bretagne en vélo par ses voies vertes, de vous dépayser sur ses îles, de vous enfoncer au coeur de la forêt de Brocéliande ou encore de vous ressourcer en " Argoat ", ce livre répondra à toutes vos attentes pour privilégier un tourisme durable et écoresponsable, afin que la Bretagne reste encore longtemps ce pays magique né de l'eau, du ciel et de la roche. Une mine de renseignements sur la Bretagne !
Les coiffes et costumes bretons, s'ils ont disparu de notre paysage quotidien, sont encore très présents lors des nombreuses fêtes organisées en Bretagne. C'est sur l'histoire et l'évolution de ces coiffes et costumes que François de Beaulieu se penche, battant parfois en brèche des idées reçues et mettant en évidence la vitalité et la pérennité des traditions dans de nombreuses communes attachées à leurs particularismes. Les photographies d'Hervé Ronné sont autant de magnifiques témoignages de cette variété.
Revue de presse Kaio est en proie à une peur sans précédent : Un Super Saiyen a dévasté la galaxie sud, et il demande à Goku d’enquêter sur cette affaire. De son côté, Vegeta se voit approché par deux survivants du peuple Saiyen qui lui demandent de devenir le fier souverain de la Nouvelle Planète Vegeta, dans le but de restaurer la suprématie de leur peuple. Mais Paragus et son fils Broly cachent de noirs secrets… Sorti en 1993 dans les cinémas japonais, le huitième film de Dragon Ball Z (et le onzième de toute la saga des boules de cristal) a pour particularité d’être l’un des métrages les plus appréciés des fans, si ce n’est leur préféré. Les raisons sont simples. Souvenez-vous du combat contre Freezer, le tyran craignant un Super Saiyen qui naîtrait une fois tous les mille ans. Goku devint ce guerrier, puis Vegeta, puis Trunks, puis Gohan… faisant du Super Saiyen un produit de masse. Ce film apporte une véritable justification à ce propos, car il existe bel et bien un Super Saiyen redoutable unique, et il porte le nom de Broly. Vous l’aurez compris, le principal attrait de cette nouvelle histoire est son scénario. L’histoire est prévisible, et il ne faut pas longtemps au lecteur pour deviner l’identité du guerrier légendaire, mais toute la fortification de la mythologie Saiyen nous permet d’être passionnés durant toute la lecture. Guerrier invincible au design complètement exagéré et réussi, Broly fait partie de l’un des adversaires les plus impressionnants de Goku et ses amis. Tout n’est cependant pas exempt de défaut. Si l’histoire de Broly et Paragus est passionnante et très bien expliquée par le biais de flash-back, on regrette certaines facilités… si faciles qu’elles en deviennent risibles. Par exemple, le motif de la haine de Broly envers Goku est criant d’absurdité et crée un certain décalage avec la dimension dangereuse du combat qui se profile. Si dans un titre il convient qu’un personnage vienne à en détester un autre à cause d’un quiproquo ou une trahison, le Super Saiyen légendaire se contente de détester notre héros pour… l’avoir empêché de dormir à cause de ses pleurs lorsqu’il était enfant. Néanmoins, ce détail digéré, l’histoire se savoure sans difficulté aucune. A grand adversaire, grand combat, et ce huitième volet nous propose un affrontement réunissant les plus grands guerriers du cycle des cyborgs. Même Kame-Sennin obtient son petit rôle dans ce volet et permet d’intégrer une touche d’humour là où le sujet se veut grave. Bien entendu, nos ne retrouvons jamais l’intensité de la version animée de cette histoire ainsi que sa bande originale furieuse et son thème épique qui concluait l’affrontement entre Goku et Broly. Néanmoins, on ressent sur ce tome l’effort des créateurs pour découper l’action le mieux possible, et nous retrouvons ainsi nombre d’illustrations phares du film avec une bonne qualité visuelle. Si tous les films de Dragon Ball Z ne se valent pas, de même pour les anime comics dont la réalisation diffère d’un ouvrage à un autre, ce volume est exemplaire de par l’histoire qu’il raconte et le soin qui est apporté au découpage de l’action. Le combat contre Broly est l’un des meilleurs des longs métrages de la saga, et nous le retrouvons avec un certain plaisir nostalgique ici, bien que ce soit dans l’animation dantesque et les musiques épiques de l’anime. Gageons aussi que ce film inaugurait une trilogie autour du personnage de Broly, mais il faudra attendre le dixième volet avant de retrouver le plus grand ennemi cinéma de Goku. (Critique de www.manga-news.com)
Au commencement, il n'y avait que Chaos. Issus du néant primordial, Gaïa, la terre, et Ouranos, le ciel, donnèrent naissance aux premiers êtres de la création. Des monstres d'une violence sans borne qui se soulevèrent contre leurs parents poussés par leur cadet, le plus dangereux des titans : Cronos. C'est pour éviter sa fureur que son fils Zeus fut élevé en secret de ce père capable de dévorer ses propres enfants. C'est pour établir la paix et l'harmonie dans l'univers qu'il se mit en guerre contre lui et permit le règne des Olympiens... Comment Zeus et les autres dieux de l'Olympe sont-ils nés et ont-ils pris le contrôle du monde ? C'est ce que ce nouvel album de la collection " La Sagesse des mythes " raconte en revenant aux origines de la création selon la mythologie grecque.
Olympe. La guerre contre les Titans vient de s'achever. Mais l'euphorie de la victoire laisse vite place à l'ennui, et les dieux ont besoin de se trouver une nouvelle occupation. Aussi Zeus a l'idée d'une source de divertissement infinie, en constante évolution : la vie ! Il charge le Titan Prométhée de sa conception en créant l'harmonie sur ce nouveau monde à sa disposition. Mais très vite, Prométhée imagine une espèce qui dépasserait toutes les autres. Une espèce à qui il donnerait un pouvoir rivalisant avec celui des dieux. Quitte à s'attirer les foudres de Zeus...Symbole de l'apport de la connaissance aux hommes, Prométhée est l'un des mythes fondateurs de la civilisation européenne, et probablement celui dont on retrouve le plus de versions équivalentes chez les autres peuples. Il semblait inévitable qu'il inaugure cette collection des grands mythes grecs en bande dessinée.
Le voyage d'Ulysse commence... Troie est désormais aux mains des grecs. La guerre aura duré 10 ans... Pour Ulysse, roi d'Ithaque, il est à présent temps de retourner dans son foyer, retrouver sa Pénélope. C'est le début d'un long et périlleux voyage. Un voyage où, à chacune de ses escales, sa force, son ingéniosité et son courage seront sans cesse mis à l'épreuve. Car ainsi en ont décidé les dieux. L'Odyssée d'Homère est le récit initiatique par excellence. Un conte à la fois effrayant et fabuleux qui confronte un héros à lui-même et au monde qui l'entoure. Ce "voyage d'Ulysse" qui va durer dix ans est une nouvelle fois l'occasion de retrouver quelques-uns des thèmes fondateurs de la mythologie et de la philosophie grecque, à commencer par la recherche du bonheur et de l'harmonie.