Qu'en est-il des relations intellectuelles de Deleuze à ses contemporains ? Pour y répondre, différentes voies sont explorées qui recouvrent les champs de la métaphysique, de l'éthique et de la politique, ainsi que des arts et de l'esthétique. Des analyses sont consacrées aux "machinations" du mouvement phénoménologique (Husserl et Heidegger), à la sémiotique de C.S. Peirce, à la pensée environnementaliste, de même qu'à la contribution deleuzienne à la "renaissance spinoziste". D'autres chapitres situent Deleuze sur la scène intellectuelle française à travers une confrontation avec le "matérialisme aléatoire" du dernier Althusser, l'ontologie de Badiou et la sémiologie de Saussure. Sont également présentées des études comparatives avec l'anti-hégélianisme d'Adorno et les fonctions attribuées au cinéma par Godard. Enfin, une place est réservée aux usages d'avant-garde des notions deleuziennes par la musique figurale de Brian Ferneyhough et l'architecture complexe de Peter Eisenman. Ensemble, ces avancées contribuent à rendre un peu plus perceptible l'un des philosophes les plus inactuels de notre temps.
Nombre de pages
233
Date de parution
12/10/2011
Poids
365g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296553095
Titre
Gilles Deleuze et ses contemporains
Auteur
Beaulieu Alain
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
365
Date de parution
20111012
Nombre de pages
233,00 €
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Gilles Deleuze exprime un besoin de philosophie apte à révolutionner les manières convenues de pratiquer la philosophie. Il souhaite mettre un terme au cycle des interprétations pour mieux expérimenter les forces impersonnelles, associe l'histoire de la philosophie à l'" agent de pouvoir " dans la pensée, et formule ce curieux désir de sortir de ta philosophie par ta philosophie. Ses monographies d'auteurs ont pourtant acquis le statut de " classiques " de la philosophie. Deleuze prend également part, à sa manière, aux grands débats de son temps (tournant linguistique, critiques de l'historicisme et des philosophies de la conscience, freudo-marxisme, pensée de la différence et de l'événement, théorie du sens et de la signification, etc.) en situant son travail dans le courant de la métaphysique occidentale. D'où la nécessité d'interroger l'héritage philosophique de Deleuze, dix années après la disparition de fauteur. Les contributions réunies ici ouvrent de nouvelles pistes en étudiant les rapports complexes de Deleuze à notre tradition et en récusant aussi toute tentative de réduction de la pensée deleuzienne à un simple moment historique. Contributions de Manola Antonioti, Alain Beaulieu, Constantin Boundas, Olivier Fahle, Stéfan Leclercq et Arnaud Viltani.
Parce qu'il s'ennuie dans la "grande ville" et souffre de sa relation avec l'infidèle Eliana, le postier Passila a accepté un poste vacant à Ludovia, en province. Dès l'instant où il arrive dans ce qu'il croit être une bourgade paisible adossée au volcan Tipec, il pressent qu'un monde étrange vient de le happer. A l'accueil inhospitalier des habitants, Passila oppose une ironie tenace, mais sitôt croisée la belle Estrella, un piège diffus se referme sur lui. C'est que la présence de Passila, "l'étranger", agit comme un révélateur : elle attise antagonismes ou alliances entre l'hôtelière revêche, l'irascible boulanger, l'indiscret chauffeur de taxi, le mystérieux docteur Noriega et l'impitoyable policier Cortez. En contrechamp de ces scènes de vie villageoise, Alain Beaulieu exécute à merveille sa partition sur le mensonge et la tromperie, diffusant le trouble comme on augmente le débit d'un goutte-à-goutte éprouvant. Dans ce village faussement somnolent, où la peur et l'autarcie forcent les habitants aux compromissions les plus diverses, sous le masque des supposées victimes vont apparaître d'insoupçonnables bourreaux...
Notes Biographiques : Alain Beaulieu est né à Québec, où il vit. Il est écrivain, professeur de création littéraire à l'Université Laval et directeur de la revue Le Crachoir de Flaubert. Il est l'auteur d'une vingtaine de romans adulte et jeunesse pour lesquels il a reçu de nombreux prix. Son roman Le Refuge est lauréat du prix France/Québec 2023.
S'installer dans un chalet au pied d'une montagne était le rêve d'une vie pour Antoine et Marie. Leur quotidien à l'écart du monde s'écoule paisiblement jusqu'à ce que deux braqueurs armés fassent irruption chez eux en pleine nuit. Dans un accès de colère, Antoine s'empare de son arme de chasse, geste aux conséquences irrémédiables qu'il ne cessera de se reprocher. Brusquement, le poids du secret et de la honte se glisse entre eux. Et derrière les apparences d'un couple parfait, la fêlure gagne du terrain. Dans ce roman vertigineux, entre thriller et réflexion morale, deux voix s'entremêlent et se confrontent pour tenter d'écrire la noirceur de la culpabilité et la vie après l'irrémédiable.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...