L'oeuvre-collection. Propos d'artistes sur la collection
Bawin Julie
YELLOW NOW
20,00 €
Epuisé
EAN :9782873402501
Si l'on se reporte à l'histoire de l'art du XXe siècle, on s'aperçoit que la question de la collection a été convoquée et interprétée de mille manières par les artistes : que l'on songe à la boîte-envalise de Marcel Duchamp, au musée fictif inauguré par Marcel Broodthaers, aux inventaires de Christian Boltanski ou aux cabinets de curiosités de Mark Dion, toutes ces oeuvres ont en commun de faire appel aux logiques idéologiques, taxinomiques et scénographiques de la collection. Tantôt fondées sur le mode critique et ironique, tantôt basées sur le principe du musée imaginaire ou du cabinet de curiosités, les oeuvres-collection génèrent une multitude de réflexions. Elles peuvent aussi bien naître d'une remise en cause du dispositif muséal et des logiques de promotion de l'art que d'une fascination pour ce monde secret et merveilleux qu'est la collection. L'exposition et son catalogue L'OEuvre-collection. Propos d'artistes sur la collection ne prétendent pas faire l'inventaire, ni l'analyse exhaustive de toutes les manières dont la collection peut être traitée dans l'art contemporain. L'objectif est en soi plus humble et plus immédiat : mettre en présence des oeuvres qui, par des voies singulières, mettent en pratique, en scène ou en cause l'univers de la collection.
Nombre de pages
124
Date de parution
21/01/2010
Poids
450g
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EAN
9782873402501
Titre
L'oeuvre-collection. Propos d'artistes sur la collection
Auteur
Bawin Julie
Editeur
YELLOW NOW
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450
Date de parution
20100121
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124,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Du Balzac de Rodin au Balloon Dog de Jeff Koons : quand l'art public fait grincer des dents. L'art public : de l'activisme citoyen aux nouveaux censeurs. Un sujet polémique au prisme de l'histoire longue. A une époque où les mots "? censure ? " et "? déboulonnage ? " sont régulièrement prononcés et alors que se multiplient les débats autour de la cancel culture, du wokisme et de l'appropriation culturelle, la question de l'atteinte portée aux oeuvres d'art dans l'espace public apparaît comme centrale. Cette actualité, aussi brûlante soit-elle, s'inscrit en réalité dans une histoire longue et complexe que l'on peut faire débuter à l'ère des expériences iconoclastes de la Révolution française. Une histoire qui se poursuit au cours des deux siècles suivants avec des querelles d'ordre esthétique, moral et politique, l'art public cristallisant autour de lui des affrontements venus d'en haut comme d'en bas. Ce livre est le premier à proposer une vue d'ensemble des controverses nées autour d'oeuvres prenant place non pas dans les lieux sacrés et confinés de l'art, mais dans un espace censé être accessible à tout un chacun. Art public et controverses constitue ainsi un complément essentiel à l'étude de l'art public et une contribution originale aux interrogations très actuelles sur la censure.
Le mot « curating » est, depuis une quinzaine d'années, un mot de code particulièrement en vogue dans l'univers des expositions d'art contemporain, mais à quelles pratiques se rapporte-t-il exactement et pour quelle raison cet anglicisme a-t-il fini par supplanter, dans la langue française, le terme « commissariat » ? Répondre à ces questions ne revient pas seulement à mettre en lumière le rôle que les artistes, conservateurs de musée, auteurs et « faiseurs » d'expositions ont joué, dès les années 1960-1970, dans le renouveau apporté au champ de l'exposition. L'idée sur laquelle repose cet ouvrage est que le curating, loin d'être un phénomène récent, se rapporte à des à des (r)évolutions plus anciennes et successives, tant dans le domaine de l'accrochage et de la scénographie que dans la sphère professionnelle et institutionnelle au sein de laquelle évoluent les organisateurs d'exposition. Aussi verra-t-on que, depuis le milieu du XIXe siècle, l'activité curatoriale est passée entre les mains de protagonistes toujours plus nombreux et qu'elle oscille désormais entre une hyper-professionnalisation et une déprofessionnalisation toujours plus tangible. Il semblerait en effet que de nos jours, le métier ? reconnu comme tel ? soit à la portée de tout un chacun, et en particulier à ceux que l'autrice appelle les « curateurs outsiders ».
Dessins /// peintures /// photographies /// sculpture /// collages /// textes... la pierre /// les ciels /// les jeux /// les sapins /// la forge /// les forêts /// les visages-paysages /// le bleu /// les sapins rouges /// les paysages avec pont /// les personnages /// l'aide-mémoire /// le voyage /// le théâtre /// les paysages /// ça peint /// les outils /// les jardins /// les dessins, collages, gouaches et peintures satirico- érotiques /// les paysages d'Ardenne /// l'étang /// l'école /// les chemins /// les arbres /// les grands paysages /// la peinture militaire /// les lieux et les liens /// les peintures utopiques /// les pierres en forêt /// le cimetière /// les bonus...
Résumé : L'artiste et le musée. La question de la relation entre l'artiste et le musée se pose aujourd'hui en bien des termes. Passé le temps de la contestation et des incompréhensions mutuelles, qui balise l'histoire de l'art, il semblerait que la création vivante entretienne désormais avec l'institution des relations qui ne soient ni de sujétion, ni d'opposition ou d'ambivalence, mais de conciliation, voire de connivence. Une revue de détail des expositions organisées par ou pour des artistes dans les musées les plus divers du monde occidental en révélerait l'apparente complicité, ce que confirmeraient par ailleurs le nombre toujours croissant d'institutions dédiées à l'art contemporain et l'influence d'un marché où galeristes, curators, art advisors et collectionneurs semblent agir de concert en faveur de l'art vivant. Une telle présentation des faits apparaît sans doute comme trop simplificatrice en regard des stratégies artistiques actuelles et, surtout, elle ne dit pas ce que représente encore aujourd'hui le musée pour l'artiste. On peut par ailleurs s'interroger sur les enjeux d'une relation qui, si étroite soit-elle en apparence, n'est ni fluide, ni perméable dans sa compréhension. Le sujet a déjà fait l'objet de plusieurs investigations ces dernières années, mais il demande à être interrogé et réévalué à l'aune des débats et des crises qui ont traversé le paysage artistique et institutionnel. Ce numéro de Culture & Musées a donc pour ambition d'analyser les rapports entretenus de nos jours entre le musée et l'artiste à partir des multiples stratégies que ce dernier peut développer - en partenariat ou en confrontation - vis-à-vis de l'institution.
Entre 1956 et 1960, au crépuscule du cinéma classique hollywoodien, Budd Boetticher réalise en indépendant sept westerns incisifs, tous portés par le même acteur granitique, Randolph Scott, considéré par beaucoup comme son inamovible double de fiction. De ce cycle émerge une trilogie, tendue tel un arc, dont Comanche Station assure la quintessence. Dans ce film, pas de graisse, aucune fioriture, nul happy end et encore moins de sentimentalisme, sinon asséché, tout juste une succession de déplacements et de pauses, de trajectoires entêtées et de bivouacs faussement réparateurs, menant en droite ligne vers une apparente résolution finale qui, au personnage central, n'offrira ni repos, ni romance, le laissant seul avec ses tourments initiaux. Il fallait bien le visage impassible de Randolph Scott pour ainsi sortir le western du lyrisme ou des chevauchées fantastiques et oser tendre vers l'épure, voire l'abstraction, où la modernité l'attendait. S'il analyse le film avec rigueur ou, mieux, le psychanalyse avec gaieté, Pierre Gabaston s'adresse aussi directement au cinéaste, dans une forme de dialogue imaginaire et complice, convoquant leurs passions communes pour la tauromachie et les paysages indomptés, présence concrète, matière vivante, partenaire à part entière de l'intrigue. Autant dès lors avertir : bien plus qu'une exégèse, cet essai se veut d'abord livre d'amitié cinématographique et probablement un des ouvrages les plus intimes jamais écrits sur un western.