L'artiste et le musée. La question de la relation entre l'artiste et le musée se pose aujourd'hui en bien des termes. Passé le temps de la contestation et des incompréhensions mutuelles, qui balise l'histoire de l'art, il semblerait que la création vivante entretienne désormais avec l'institution des relations qui ne soient ni de sujétion, ni d'opposition ou d'ambivalence, mais de conciliation, voire de connivence. Une revue de détail des expositions organisées par ou pour des artistes dans les musées les plus divers du monde occidental en révélerait l'apparente complicité, ce que confirmeraient par ailleurs le nombre toujours croissant d'institutions dédiées à l'art contemporain et l'influence d'un marché où galeristes, curators, art advisors et collectionneurs semblent agir de concert en faveur de l'art vivant. Une telle présentation des faits apparaît sans doute comme trop simplificatrice en regard des stratégies artistiques actuelles et, surtout, elle ne dit pas ce que représente encore aujourd'hui le musée pour l'artiste. On peut par ailleurs s'interroger sur les enjeux d'une relation qui, si étroite soit-elle en apparence, n'est ni fluide, ni perméable dans sa compréhension. Le sujet a déjà fait l'objet de plusieurs investigations ces dernières années, mais il demande à être interrogé et réévalué à l'aune des débats et des crises qui ont traversé le paysage artistique et institutionnel. Ce numéro de Culture & Musées a donc pour ambition d'analyser les rapports entretenus de nos jours entre le musée et l'artiste à partir des multiples stratégies que ce dernier peut développer - en partenariat ou en confrontation - vis-à-vis de l'institution.
Nombre de pages
157
Date de parution
30/06/2016
Poids
233g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782330070649
Titre
Culture & Musées N° 27 : L'artiste et le musée
Auteur
Bawin Julie ; Mairesse François
Editeur
ACTES SUD
Largeur
145
Poids
233
Date de parution
20160630
Nombre de pages
157,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Du Balzac de Rodin au Balloon Dog de Jeff Koons : quand l'art public fait grincer des dents. L'art public : de l'activisme citoyen aux nouveaux censeurs. Un sujet polémique au prisme de l'histoire longue. A une époque où les mots "? censure ? " et "? déboulonnage ? " sont régulièrement prononcés et alors que se multiplient les débats autour de la cancel culture, du wokisme et de l'appropriation culturelle, la question de l'atteinte portée aux oeuvres d'art dans l'espace public apparaît comme centrale. Cette actualité, aussi brûlante soit-elle, s'inscrit en réalité dans une histoire longue et complexe que l'on peut faire débuter à l'ère des expériences iconoclastes de la Révolution française. Une histoire qui se poursuit au cours des deux siècles suivants avec des querelles d'ordre esthétique, moral et politique, l'art public cristallisant autour de lui des affrontements venus d'en haut comme d'en bas. Ce livre est le premier à proposer une vue d'ensemble des controverses nées autour d'oeuvres prenant place non pas dans les lieux sacrés et confinés de l'art, mais dans un espace censé être accessible à tout un chacun. Art public et controverses constitue ainsi un complément essentiel à l'étude de l'art public et une contribution originale aux interrogations très actuelles sur la censure.
Le mot « curating » est, depuis une quinzaine d'années, un mot de code particulièrement en vogue dans l'univers des expositions d'art contemporain, mais à quelles pratiques se rapporte-t-il exactement et pour quelle raison cet anglicisme a-t-il fini par supplanter, dans la langue française, le terme « commissariat » ? Répondre à ces questions ne revient pas seulement à mettre en lumière le rôle que les artistes, conservateurs de musée, auteurs et « faiseurs » d'expositions ont joué, dès les années 1960-1970, dans le renouveau apporté au champ de l'exposition. L'idée sur laquelle repose cet ouvrage est que le curating, loin d'être un phénomène récent, se rapporte à des à des (r)évolutions plus anciennes et successives, tant dans le domaine de l'accrochage et de la scénographie que dans la sphère professionnelle et institutionnelle au sein de laquelle évoluent les organisateurs d'exposition. Aussi verra-t-on que, depuis le milieu du XIXe siècle, l'activité curatoriale est passée entre les mains de protagonistes toujours plus nombreux et qu'elle oscille désormais entre une hyper-professionnalisation et une déprofessionnalisation toujours plus tangible. Il semblerait en effet que de nos jours, le métier ? reconnu comme tel ? soit à la portée de tout un chacun, et en particulier à ceux que l'autrice appelle les « curateurs outsiders ».
Si l'on se reporte à l'histoire de l'art du XXe siècle, on s'aperçoit que la question de la collection a été convoquée et interprétée de mille manières par les artistes : que l'on songe à la boîte-envalise de Marcel Duchamp, au musée fictif inauguré par Marcel Broodthaers, aux inventaires de Christian Boltanski ou aux cabinets de curiosités de Mark Dion, toutes ces oeuvres ont en commun de faire appel aux logiques idéologiques, taxinomiques et scénographiques de la collection. Tantôt fondées sur le mode critique et ironique, tantôt basées sur le principe du musée imaginaire ou du cabinet de curiosités, les oeuvres-collection génèrent une multitude de réflexions. Elles peuvent aussi bien naître d'une remise en cause du dispositif muséal et des logiques de promotion de l'art que d'une fascination pour ce monde secret et merveilleux qu'est la collection. L'exposition et son catalogue L'OEuvre-collection. Propos d'artistes sur la collection ne prétendent pas faire l'inventaire, ni l'analyse exhaustive de toutes les manières dont la collection peut être traitée dans l'art contemporain. L'objectif est en soi plus humble et plus immédiat : mettre en présence des oeuvres qui, par des voies singulières, mettent en pratique, en scène ou en cause l'univers de la collection.
Dessins /// peintures /// photographies /// sculpture /// collages /// textes... la pierre /// les ciels /// les jeux /// les sapins /// la forge /// les forêts /// les visages-paysages /// le bleu /// les sapins rouges /// les paysages avec pont /// les personnages /// l'aide-mémoire /// le voyage /// le théâtre /// les paysages /// ça peint /// les outils /// les jardins /// les dessins, collages, gouaches et peintures satirico- érotiques /// les paysages d'Ardenne /// l'étang /// l'école /// les chemins /// les arbres /// les grands paysages /// la peinture militaire /// les lieux et les liens /// les peintures utopiques /// les pierres en forêt /// le cimetière /// les bonus...
C'est à 51 ans que Dvorák débarque sur le sol américain. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine, mais sa «Symphonie n° 9 »en cristallise l'esprit et s'impose vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique et passionnée de cette partition en forme de voyage musical à la découverte d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare «Sérénade en ré mineur» complète l'enregistrement.
Menteuse invétérée, voleuse pathologique, arnaqueuse de génie : Marsha Sprinkle ne compte plus ses ennemis. Certains sont bien déterminés à lui faire ravaler ses bobards une bonne fois pour toutes. À commencer par sa mère et sa fille, son ex-complice lubrique Daryl et une sautillante bande d'hurluberlus, fétichistes du trampoline, tous lancés à ses trousses. Mais Marsha est intelligente, incroyablement fourbe, et celui qui l'attrapera n'est pas encore né. À priori... Sexe, crime et règlement de comptes familial : tels sont les ingrédients de cette course-poursuite rocambolesque et décadente tout droit sortie de l'esprit brillamment tordu de John Waters. Le cinéaste légendaire signe un premier roman à son image : hilarant, outrancier, déjanté et délicieusement pervers.
Au milieu de la forêt se cache un dôme mystérieux. Couverte d'aiguilles et de sable, c'est la maison de milliers de fourmis. Tant de choses se passent là-dedans ! Où vont les fourmis ? Peux-tu suivre leur chemin ...
George Sand découvre Tamaris, petite bourgade provençale de la commune de La Seyne-sur-Mer, et s'enthousiasme pour le caractère sauvage et rustique du paysage. Michel Pacha (1819-1907), après avoir été directeur des phares et balises de l'Empire ottoman, constructeur des quais et docks de Constantinople, transforme le lieu en ville de saison. Il achète les terrains, comble les marécages, édifie son château entouré d'un somptueux jardin. Il bâtit un décor qui suggère le voyage : palais italiens, chalets suisses, maisons orientales ; en front de mer, il plante le Grand Hôtel et le casino et, presque sur l'eau, l'Institut de biologie marine. Il aménage les accès terrestres et maritimes et exploite toutes les ressources du territoire. Dans son principe d'élaboration d'un paysage urbain harmonieux, Tamaris associe le jardin et la ville et annonce l'optique des cités idéales du XXe siècle. Au carrefour de l'orient et de l'Occident est née une architecture de la Méditerranée.