De quoi le curating est-il le nom ? Métamorphoses d'une pratique dans le champ de l'exposition
Bawin Julie
LETTRE VOLEE
18,00 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782873176440
Le mot « curating » est, depuis une quinzaine d'années, un mot de code particulièrement en vogue dans l'univers des expositions d'art contemporain, mais à quelles pratiques se rapporte-t-il exactement et pour quelle raison cet anglicisme a-t-il fini par supplanter, dans la langue française, le terme « commissariat » ? Répondre à ces questions ne revient pas seulement à mettre en lumière le rôle que les artistes, conservateurs de musée, auteurs et « faiseurs » d'expositions ont joué, dès les années 1960-1970, dans le renouveau apporté au champ de l'exposition. L'idée sur laquelle repose cet ouvrage est que le curating, loin d'être un phénomène récent, se rapporte à des à des (r)évolutions plus anciennes et successives, tant dans le domaine de l'accrochage et de la scénographie que dans la sphère professionnelle et institutionnelle au sein de laquelle évoluent les organisateurs d'exposition. Aussi verra-t-on que, depuis le milieu du XIXe siècle, l'activité curatoriale est passée entre les mains de protagonistes toujours plus nombreux et qu'elle oscille désormais entre une hyper-professionnalisation et une déprofessionnalisation toujours plus tangible. Il semblerait en effet que de nos jours, le métier ? reconnu comme tel ? soit à la portée de tout un chacun, et en particulier à ceux que l'autrice appelle les « curateurs outsiders ».
Nombre de pages
132
Date de parution
05/03/2025
Poids
200g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782873176440
Titre
De quoi le curating est-il le nom? Métamorphoses d’une profession dans le champ de l’exposition
ISBN
287317644X
Auteur
Bawin Julie
Editeur
LETTRE VOLEE
Largeur
150
Poids
200
Date de parution
20250305
Nombre de pages
132,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Du Balzac de Rodin au Balloon Dog de Jeff Koons : quand l'art public fait grincer des dents. L'art public : de l'activisme citoyen aux nouveaux censeurs. Un sujet polémique au prisme de l'histoire longue. A une époque où les mots "? censure ? " et "? déboulonnage ? " sont régulièrement prononcés et alors que se multiplient les débats autour de la cancel culture, du wokisme et de l'appropriation culturelle, la question de l'atteinte portée aux oeuvres d'art dans l'espace public apparaît comme centrale. Cette actualité, aussi brûlante soit-elle, s'inscrit en réalité dans une histoire longue et complexe que l'on peut faire débuter à l'ère des expériences iconoclastes de la Révolution française. Une histoire qui se poursuit au cours des deux siècles suivants avec des querelles d'ordre esthétique, moral et politique, l'art public cristallisant autour de lui des affrontements venus d'en haut comme d'en bas. Ce livre est le premier à proposer une vue d'ensemble des controverses nées autour d'oeuvres prenant place non pas dans les lieux sacrés et confinés de l'art, mais dans un espace censé être accessible à tout un chacun. Art public et controverses constitue ainsi un complément essentiel à l'étude de l'art public et une contribution originale aux interrogations très actuelles sur la censure.
Si l'on se reporte à l'histoire de l'art du XXe siècle, on s'aperçoit que la question de la collection a été convoquée et interprétée de mille manières par les artistes : que l'on songe à la boîte-envalise de Marcel Duchamp, au musée fictif inauguré par Marcel Broodthaers, aux inventaires de Christian Boltanski ou aux cabinets de curiosités de Mark Dion, toutes ces oeuvres ont en commun de faire appel aux logiques idéologiques, taxinomiques et scénographiques de la collection. Tantôt fondées sur le mode critique et ironique, tantôt basées sur le principe du musée imaginaire ou du cabinet de curiosités, les oeuvres-collection génèrent une multitude de réflexions. Elles peuvent aussi bien naître d'une remise en cause du dispositif muséal et des logiques de promotion de l'art que d'une fascination pour ce monde secret et merveilleux qu'est la collection. L'exposition et son catalogue L'OEuvre-collection. Propos d'artistes sur la collection ne prétendent pas faire l'inventaire, ni l'analyse exhaustive de toutes les manières dont la collection peut être traitée dans l'art contemporain. L'objectif est en soi plus humble et plus immédiat : mettre en présence des oeuvres qui, par des voies singulières, mettent en pratique, en scène ou en cause l'univers de la collection.
Dessins /// peintures /// photographies /// sculpture /// collages /// textes... la pierre /// les ciels /// les jeux /// les sapins /// la forge /// les forêts /// les visages-paysages /// le bleu /// les sapins rouges /// les paysages avec pont /// les personnages /// l'aide-mémoire /// le voyage /// le théâtre /// les paysages /// ça peint /// les outils /// les jardins /// les dessins, collages, gouaches et peintures satirico- érotiques /// les paysages d'Ardenne /// l'étang /// l'école /// les chemins /// les arbres /// les grands paysages /// la peinture militaire /// les lieux et les liens /// les peintures utopiques /// les pierres en forêt /// le cimetière /// les bonus...
Résumé : L'artiste et le musée. La question de la relation entre l'artiste et le musée se pose aujourd'hui en bien des termes. Passé le temps de la contestation et des incompréhensions mutuelles, qui balise l'histoire de l'art, il semblerait que la création vivante entretienne désormais avec l'institution des relations qui ne soient ni de sujétion, ni d'opposition ou d'ambivalence, mais de conciliation, voire de connivence. Une revue de détail des expositions organisées par ou pour des artistes dans les musées les plus divers du monde occidental en révélerait l'apparente complicité, ce que confirmeraient par ailleurs le nombre toujours croissant d'institutions dédiées à l'art contemporain et l'influence d'un marché où galeristes, curators, art advisors et collectionneurs semblent agir de concert en faveur de l'art vivant. Une telle présentation des faits apparaît sans doute comme trop simplificatrice en regard des stratégies artistiques actuelles et, surtout, elle ne dit pas ce que représente encore aujourd'hui le musée pour l'artiste. On peut par ailleurs s'interroger sur les enjeux d'une relation qui, si étroite soit-elle en apparence, n'est ni fluide, ni perméable dans sa compréhension. Le sujet a déjà fait l'objet de plusieurs investigations ces dernières années, mais il demande à être interrogé et réévalué à l'aune des débats et des crises qui ont traversé le paysage artistique et institutionnel. Ce numéro de Culture & Musées a donc pour ambition d'analyser les rapports entretenus de nos jours entre le musée et l'artiste à partir des multiples stratégies que ce dernier peut développer - en partenariat ou en confrontation - vis-à-vis de l'institution.
Comment occupons-nous nos espaces de vie, comment occupons-nous notre temps, que faisons-nous de nos corps ? Liées par l'amitié, et un intérêt partagé pour les utopies féministes, Sally Bonn, Lise Lerichomme et Julia Ramirez-Blanco ont imaginé ensemble à partir de ces questions une exposition, un symposium, un workshop et cet ouvrage collectif. 'Le Foyer de la révolte' s'appuie sur l'imaginaire utopique et féministe lié à nos conditions de travail domestique, de vie "privée" et d'expérimentations sociales. Dans les années 1980, l'historienne de l'architecture Dolores Hayden avait réfléchi à certaines de ces questions dans son ouvrage novateur 'The Grand Domestic Revolution'. Reprenant cette impulsion et l'actualisant, les artistes, chercheur·euses et auteur·ices du 'Foyer de la révolte' inventent des pistes et des formes dessinant des présences possibles et des futurs désirables. Depuis les pensées radicales du XIXe siècle jusqu'aux interrogations contemporaines sur nos manières de vivre, des nourriceries du Familistère de Guise aux squats anarcho-féministes berlinois, des bidonvilles de Nanterre aux habitats collectifs des ZAD contemporaines, nous suivons une ligne sinueuse mais décisive parmi des manières d'être et de faire monde. Par touches successives, les modèles familiaux y sont recomposés, le rapport au travail éclaté, la pensée de l'espace ouverte. L'enjeu de cet ouvrage est de faire apparaître la création artistique dans sa dimension engagée et d'entretenir le feu de ces révoltes. Sous la direction de Sally Bonn, chercheuses en esthétique, Lise Lerichomme, chercheuses en arts plastiques, et Julia Ramirez-Blanco, chercheuses en histoire de l'art, avec les contributions d'Anne Creissels, Keren Detton, Marcelo Expósito, Anaïs Feyeux, Edith Gaillard, Jacopo Galimberti, Anne-Valérie Gasc, Noémie Goddard, Monique Hervo, Clovis Maillet & Louise Hervé, Alex Martinis Roe, Morgane Merteuil, Cynthia Montier, Daniela Ortiz, Frederic Panni, Juan Pro, Ghislaine Vappereau.
Ce livre porte sur la façon dont les artistes contemporains tentent d'ajuster leurs moyens de représentation à la situation migratoire actuelle. En analysant ces jeux d'échelle, cet essai vise aussi à appréhender les migrations contemporaines à travers le prisme de leurs représentations artistiques. C'est à éclairer cette dimension que s'attache cet essai, qui se penche en ce sens sur quelques-uns des motifs caractéristiques des imaginaires migratoires de ce début de XXIe siècle que sont le refuge, le mur et le bateau, tels que les artistes d'aujourd'hui tentent d'en restituer les différentes dimensions. En entretissant histoire de l'art et études migratoires, cet ouvrage constitue l'une des premières théories critiques publiées en français sur les relations entre arts et migrations contemporaines. Paul Bernard-Nouraud est historien, théoricien et critique d'art. Docteur en esthétique de l'EHESS, il est également diplômé de l'Institut d'Etudes Politiques de Bordeaux, de l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne et de l'Université libre de Bruxelles. Il a également été postdoctorant au sein du Madrid Institute for Advanced Study de Madrid, en résidence à la Casa de Velázquez. Outre ses contributions universitaires dans différentes revues, il est notamment l'auteur d'"Une histoire de l'art d'après Auschwitz" en trois volumes parus à L'Atelier contemporain. Il intervient régulièrement pour le Palais de la Porte dorée en tant que référent scientifique pour la médiation.