Lectures de l'identité narrative. Max Frisch, Ingeborg Bachmann, Marlen Haushofer, WG Sebald
Battiston Régine
ORIZONS
29,00 €
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EAN :9782296087507
Des écrivains de langue allemande, tels Max Frisch, Ingeborg Bachmann, Marlen Haushofer ou W. G. Sebald, dans une période allant des années d'après-guerre à la fin du XXe siècle, inscrivent leur oeuvre dans un tournant de l'évolution de la quête identitaire et de l'écriture du Moi. Max Frisch s'interroge sur l'individu et son Moi et le malaise existentiel de ses personnages met en lumière le rôle du langage et ses limites. L'impossible relation à l'Autre (Matlen Haushofer) et la recherche de l'Amour véritable motivent l'écriture féminine des problèmes de l'identité. Marquée par l'expression d'une douleur existentielle, elle est souvent innovante sur le plan thématique et de la langue (Ingeborg Bachmann). La hantise de la culpabilité d'après-guerre sert de toile de fond à ce contexte littéraire. W. G. Sebald, dans sa prose particulière, ancre son analyse dans un temps révolu ; il met l'individu et son passé au centre de cette réflexion : sans mémoire du passé il n'y a pas d'avenir. Ces oeuvres s'interrogent sur la qualité de la vie, sur notre raison de vivre et de durer, notre capacité à nous transformer.
Nombre de pages
306
Date de parution
19/01/2010
Poids
455g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782296087507
Titre
Lectures de l'identité narrative. Max Frisch, Ingeborg Bachmann, Marlen Haushofer, WG Sebald
Auteur
Battiston Régine
Editeur
ORIZONS
Largeur
160
Poids
455
Date de parution
20100119
Nombre de pages
306,00 €
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Le nom de Serge Doubrovsky est attaché à la création du concept de l'autofiction, dont l'oeuvre reflète les multiples facettes. Mais l'écrivain signe aussi une oeuvre protéiforme recouvrant d'autres domaines, tout en continuant à explorer les limites du Moi. L'étude importante de ce volume embrasse l'univers doubrovskyen dans toute son étendue, de la production littéraire et critique au point de vue du féminin et du masculin ; de l'amour à la mort ; de la psychanalyse au théâtre ; de l'intertextualité à la Nouvelle critique. Ce travail est un hommage à l'écrivain, qui participa au premier colloque universitaire entièrement consacré à son oeuvre (à Mulhouse).
Le dialogue infini avec les formes et les couleurs, les sons et les senteurs est une marque intangible de l’artiste Hermann Hesse qui, au cours de sa vie, a pu dévoiler ses multiples talents en matière littéraire, picturale et de création paysagère. Ce volume ouvre des perspectives nouvelles sur ces domaines rarement rapprochés dans une étude académique. Parmi les aspects novateurs, celui des jardins en constitue le point central. Le dialogue infini avec les formes et les couleurs, les sons et les senteurs est une marque intangible de l'artiste Hermann Hesse qui, au cours de sa vie, a pu dévoiler ses multiples talents en matière littéraire, picturale et de création paysagère. Ce volume ouvre des perspectives nouvelles sur ces domaines rarement rapprochés dans une étude académique. Parmi les aspects novateurs, celui des jardins en constitue le point central. Der unendliche Dialog mit Formen und Farben, Klängen und Düften ist ein unverwechselbares Kennzeichen des Künstlers Hermann Hesse, der im Laufe seines Lebens seine vielfältigen Talente in Literatur, Malerei und Landschaftsgestaltung entfalten konnte. Dieser Band eröffnet neue Perspektiven auf diese Bereiche, die bisher selten in einer wissenschaftlichen Studie zusammengeführt wurden. Unter den innovativen Aspekten bilden die Gärten, sowohl in der konkreten Praxis des Künstlers, der sie konzipiert und pflegt, als auch aus literarischer und bildlicher Perspektive, den zentralen Punkt.
L'écriture littéraire du XXe au XXIe siècle a permis de mettre en lumière une affinité entre fictionnalité et factualité. Si les mutations de cette polarité occupent actuellement la critique et permettent des avancées substantielles dans l'analyse de la production littéraire des dernières décennies, celles du domaine de la littérature suisse ont été peu explorées jusqu'à présent. Les auteurs de ce volume s'attachent à montrer la relation entre fictionnel et factuel dans les littératures suisses, leurs frontières, mais aussi leur pas de deux, entre jeu et séduction, compromis et hybridation, en étudiant les différentes stratégies qu'ont inventées les écrivains suisses pour mettre en lumière la problématique de leur réalité. Des figures tutélaires de la littérature suisse (Friedrich Dürrenmatt, Max Frisch) en passant par des auteurs de romans policiers (Joël Dicker, Joseph Incardona, Sébastien Meier), de récits autobiographiques (Urs Widmer, Yves Laplace et Benoît Damon) ou de textes sur l'altérité (Gertrud Leutenegger, Anna Felder, Ilma Rakusa, Fabiano Alborghetti, Lukas Bärfuss, ...) ou encore de subversion communicative (Catherine Safonoff, Matthias Zschokke) : la palette des écrivains étudiés ici est à la mesure de la richesse des littératures suisses contemporaines.
Sans aspirer à être complet, les vingt contributions ici réunies peuvent être lues comme un abrégé de l'histoire du livre, de l'Antiquité au XXème siècle : de la tablette au volume, de la propagation du livre par l'imprimerie à la mise en question de l'autorité de l'Eglise, de la lente émancipation à un potentiel subversif et à son pouvoir énigmatique, de son éclatement à son sacrifice. Le livre est ainsi un point de cristallisation de la culture. Et dans ce domaine, il y a toujours profit de comparer ce qui est à ce qui fut.
Les contributions qui vont suivre examineront, librement, les variations de la temporalité chez certains romanciers du XXe siècle, riche en avatars et en subversion. Petit à petit, le temps devient lui-même un acteur privilégié de l'univers romanesque. Selon le mot de Claude Lévi-Strauss, que Proust n'aurait pas contredit, il accède au statut de " héros du roman ". Si le temps raconte son histoire, c'est qu'il " est né de l'exténuation des mythes ", et même " se réduit à une poursuite exténuante de sa structure. " (Mythologiques, t. III, 1968). Le temps romanesque peut se jouer des lois du temps réel, le contracter ou le dilater, l'accélérer ou le ralentir. Il mélange des segments et des séquences parfois fort éloignés au plan diachronique. Pour avoir été considéré comme un miroir du temps, un Zeit-Spiegel, le temps romanesque devient, au XXe siècle, un Zerr-Spiegel, un miroir déformant. Ainsi que le montrent les études de cet ouvrage, cet effritement ne nuit pas au genre : la liberté de la fiction y puise un renouvellement constant et assure à sa propre création un avenir qui déjoue les lois du temps. Pari gagné à en juger les auteurs de ce volume.
Le journal d'Henri Heinemann est, par excellence un document littéraire : il en a la sensibilité et, souvent, la beauté. Du mitan au viellissement, il y décline un magnifique don d'observation et d'analyse. Des hommes, des femmes, illustres ou inconnus, traversent son existence. Cependant, l'essentiel de cette matière est fait de l'amour qu'il porte aux livres. Claude martin, l'un des éminents spécialistes d'André Gide, emploie, dans sa préface, le mot de "monument" à propos de L'éternité pliée.