L'écriture littéraire du XXe au XXIe siècle a permis de mettre en lumière une affinité entre fictionnalité et factualité. Si les mutations de cette polarité occupent actuellement la critique et permettent des avancées substantielles dans l'analyse de la production littéraire des dernières décennies, celles du domaine de la littérature suisse ont été peu explorées jusqu'à présent. Les auteurs de ce volume s'attachent à montrer la relation entre fictionnel et factuel dans les littératures suisses, leurs frontières, mais aussi leur pas de deux, entre jeu et séduction, compromis et hybridation, en étudiant les différentes stratégies qu'ont inventées les écrivains suisses pour mettre en lumière la problématique de leur réalité. Des figures tutélaires de la littérature suisse (Friedrich Dürrenmatt, Max Frisch) en passant par des auteurs de romans policiers (Joël Dicker, Joseph Incardona, Sébastien Meier), de récits autobiographiques (Urs Widmer, Yves Laplace et Benoît Damon) ou de textes sur l'altérité (Gertrud Leutenegger, Anna Felder, Ilma Rakusa, Fabiano Alborghetti, Lukas Bärfuss, ...) ou encore de subversion communicative (Catherine Safonoff, Matthias Zschokke) : la palette des écrivains étudiés ici est à la mesure de la richesse des littératures suisses contemporaines.
Nombre de pages
254
Date de parution
14/11/2019
Poids
475g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782868205476
Titre
Les littératures suisses entre faits et fiction
Auteur
Annen Daniel ; Battiston Régine
Editeur
PU STRASBOURG
Largeur
165
Poids
475
Date de parution
20191114
Nombre de pages
254,00 €
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Dans ce premier recueil d'une grande douceur, Vincent Annen tente de circonscrire ce qui fait le village, de ses murs et ses habitants, ses champs et chemins, aux bêtes qui le frôlent, en passant par les enfants qui y fomentent leurs mondes imaginaires. Le village, c'est d'abord "nous" qui le faisons respirer, c'est ensuite "eux", qui l'ont bâti et lui ont donné son nom et ses formes. Mais entre les deux, c'est aussi peut-être le désastre, annoncé par les défections de ceux qui partent et ne reviennent jamais. Une poésie qui nous rêve d'être et de construire ensemble, dans "notre petit lieu", ce " pas grand-chose sidérant ". Nous était un village est le recueil lauréat du prix de la Crypte 2022.
Une double invitation à reconsidérer la production audiovisuelle d'Alain Tanner, l'une des figures les plus importantes du Nouveau Cinéma Suisse. Cet ouvrage, qui cherche à renouveler la compréhension de la pratique du réalisateur genevois Alain Tanner, est conçu en deux volets. Le premier volet (1957-1970) s'attache à reconsidérer la production documentaire (5 films) et télévisuelle (31 titres) du cinéaste. Datant d'avant son succès international des années 1970, ces travaux, largement oubliés et presque rejetés par Tanner lui-même, révèlent pourtant en creux son goût pour les problématiques spatiales et son orientation progressive vers la fiction. Le second volet (1969-2004) réenvisage l'intégralité des films de fiction de Tanner au prisme des représentations de genre. Son cinéma d'expression personnelle met en scène des figures de femme positives et complexes, singularité qui vaudra à Tanner d'être considéré, dès le début des années 1970, comme un cinéaste sensible à la question féminine.
Conçu à la façon d'un itinéraire poétique, avec un départ et un retour, que j'étais des cailloux témoigne par l'élan et la marche d'une forme de résistance à la fixité de la langue. Qu'ils évoquent le bruit du gravier, le goût de l'eau ou l'effritement d'une feuille, les poèmes abordent notre condition humaine et y réparent les sens déréglés par la société dans laquelle nous vivons, réduite au vacarme, où il faut se taire pour mieux se comprendre. Sauvé du prisme des diamants stupides avec lesquels jouent nos monstres élus, le reflet de notre humanité se prolonge au milieu d'une nature convoquée par touches successives. Pas après pas, poème après poème, freinant le rythme, préconisant la décélération et le détour, ce recueil redonne confiance en la possibilité d'un changement à venir, d'autant qu'ailleurs, une boussole s'est peut-être réveillée.