Signata N° 8/2017 : La notion de paradigme dans les sciences du langage
Basso Fossali Pierluigi ; Colas-Blaise Marion ; Ré
PULG
31,65 €
Epuisé
EAN :9782875621221
1 : La vie des paradigmes Mathieu Goux, Naissance d'un paradigme : la catégorie du déterminant dans les grammaires de l'époque classique. L'exemple de l'article défini Jean-François Sablayrolles, Créativité lexicale en discours liée à l'existence de paradigmes 2 : Pratiques paradigmatiques Catherine Fuchs, Comparaison et paradigme Nathalie Rossi-Gensane, Syntaxe et paradigme(s) : outre les relations de dépendance, les relations d'équivalence 3 : La mise en question des paradigmes Danielle Leeman, Les paradigmes comme échos/véhicules des représentations sociales : l'exemple de structures de type Prép + N Véronique Traverso, Déambulations autour du paradigme et de la temporalité de l'interaction 4 : Les paradigmes en discours Emmanuelle Prak-Derrington, Quand les syntagmes se font paradigmes : la cohésion rythmique de la répétition Alain Rabatel, La notion de paradigme au défi du texte : l'exemple des paradigmes entrecroisés de l'énonciation et du point de vue 5 : Degrés de complexification paradigmatique Jacques Fontanille, Paradigmes d'alternatives syntagmatiques : la manifestation est une compétition Marion Colas-Blaise, Le paradigme entre système et procès. La question de la reformulation 6 : Conditions de résistance d'une notion classique Sémir Badir & Lorenzo Cigana, Systématiser les associations. Le concept hjelmslévien de paradigme et son héritage greimassien Pierluigi Basso Fossali, La prestation sémantique de l'organisation paradigmatique. Pressions, compétitions et résonances entre langue et discours Varia Adrien Mathy, Formaliser le trope. De la subjectivité linguistique à la subjectivité épilinguistique Lia Kurts-Wöste, Les formes symboliques artistiques au prisme de la musique : pour une approche trans-sémiotique.
Nombre de pages
404
Date de parution
02/02/2017
Poids
710g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782875621221
Auteur
Basso Fossali Pierluigi ; Colas-Blaise Marion ; Ré
Editeur
PULG
Largeur
160
Date de parution
20170202
Nombre de pages
404,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'époque actuelle - avec son appropriation prothétique de la technologie et sa circulation intensive de représentations à faible taux de responsabilité - semble garantir l'immédiateté de communications débarrassées de toute herméneutique et de tous filtres critiques. Mais la disponibilité des consommables se heurte à la stérilité des appropriations. La créativité et l'innovation restent en suspens tandis qu'aux marges des institutions et des modes se développe le pillage médiatique. La réponse de la théorie ne doit pas se borner à produire une photographie des tendances ou une justification de l'existant. Elle ne peut pas non plus être une abstraction idéale, obsédée par la rigueur interne de ses modèles. En particulier, la sémiotique doit justifier son importance scientifique en montrant l'hétérogénéité des questions de sens, la complexité de la signification face à l'indétermination des scénarios pratiques, l'importance de la culture comme source d'émancipation. Une science des médiations ne doit pas s'attarder aux routines mais travailler sur les crises endémiques des échanges et sur les contradictions du discours social. Ce livre traverse plusieurs contrées théoriques et pratiques - de la perception aux jeux de langage, des oeuvres d'art aux médias - et dégage des propositions de modélisation écologique et différentielle des dynamiques culturelles entre compréhension du passé et invention du futur.
Premier volume de sémiotique consacré à la notion d'appropriation, ce recueil d'articles relève d'un projet unitaire visant à explorer les tensions entre les parcours d'appropriation des patrimoines linguistiques et textuels, les marques d'appropriation qu'on projette sur l'environnement culturel et la recherche de se rendre "propre" à ce dernier afin de respecter l'identité des objets et les témoignages des sujets. Ainsi, l'appropriation peut nous révéler les contradictions entre introjection de l'héritage culturel et sa mise à distance critique, entre les risques d'abuser et les soucis de respecter l'altérité. De telles contradictions reçoivent à la fois des solutions imparfaites selon les époques et les cultures (des incorporations ou des thésaurisations) et des formats temporels spécifiques visant à décaler ou à accélérer l'assimilation (du caractère progressif de la familiarisation à l'irruption ponctuelle de l'expropriation). L'appropriation trouve an ancrage spécifique dans les sciences du langage : du parcours d'interprétation jusqu'à la traduction, de l'apprentissage des langues à la créativité discursive, des formes polyphoniques de l'énonciation au plagiat. Le lecteur pourra trouver plusieurs réseaux de questions qui traversent de manière souterraine ou explicite tous les articles : (1) l'imbrication entre interprétation et appropriation qui affecte épistémologiquement ou méthodologiquement l'approche des textes et des supports (S. Badir, B. Bachimont, P. Sadoulet) ; (2) les dynamiques culturelles qui traitent nécessairement les valeurs à travers des processus de transpositions sémiotiques (J. Bonaccorsi, O. Le Citent, N. Simon-Péron) ; (3) l'analyse de ce qui est propre à l'appropriation en tant que classe de pratiques et de ce dont l'appropriation hérite à partir d'une conceptualisation du propre (D. Bertrand. J.-F. Bordron, M. Colas-Blaise) ; (4) la dimension collective de l'appropriation qui demande une surveillance critique et un accompagnement vers des formes de réappropriation (M. Deni, F. Provenzano, J.Thiburce) ; (5) La dimension polémologique de l'appropriation, où les tentations d'homologation culturelle trouvent des réponses qui visent soit la reconstruction d'une tradition alternative, soit l'exercice éthique d'une émancipation individuelle (J. Aldama, P.Basso Fossali, N. Issa) ; (6) les formes de réappropriation qui pénètrent les identités des sujets et des objets concernées.. au point de garantir le passage d'un dispositif à l'expérience sensible ou d'un statut culturel à une forme de consommation (A. Beyaert-Geslin, J. Fontanille, A. Moutat).
Des dictionnaires de mots-valises, il en existe déjà. Le procédé, peu connu par son nom, est exploité dans les domaines les plus divers, pour son humour ou son efficacité. Le présent ouvrage offre en ouverture une série de réflexions sur le concept avant d'en explorer un maximum de possibilités.
Avec J.-P. Coutard, D. Cliquet propose ici un volume consacré aux environnements des occupations humaines pléistocènes en Normandie et à leur chronologie. A l'échelle régionale, les données contextuelles sont rassemblées, par disciplines, pour offrir un vaste panorama, non pas des occupations humaines elles-mêmes et des matériaux archéologiques qui leur sont associés - nul article consacré au débitage et à l'outillage en silex ici, ni à la grande faune chassée - mais de leurs environnements. L'ouvrage s'ouvre sur l'historique de la recherche en Préhistoire dans la région ; il se clôt sur une synthèse consacrée aux hommes et à leurs milieux (au pluriel) ; entre les deux, une série de contributions donnent l'état de la connaissance des reliefs, roches, végétaux, micro-organismes, etc. C'est donc tout le cadre de vie des hommes durant le Pléistocène qui est reconstitué ici, pour la Normandie, résultat des travaux entrepris par les auteurs et leurs prédécesseurs depuis plusieurs décennies.