Vers une écologie sémiotique de la culture. Perception, gestion et réappropriation du sens
Basso Fossali Pierluigi
LAMBERT-LUCAS
48,00 €
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EAN :9782359352290
L'époque actuelle - avec son appropriation prothétique de la technologie et sa circulation intensive de représentations à faible taux de responsabilité - semble garantir l'immédiateté de communications débarrassées de toute herméneutique et de tous filtres critiques. Mais la disponibilité des consommables se heurte à la stérilité des appropriations. La créativité et l'innovation restent en suspens tandis qu'aux marges des institutions et des modes se développe le pillage médiatique. La réponse de la théorie ne doit pas se borner à produire une photographie des tendances ou une justification de l'existant. Elle ne peut pas non plus être une abstraction idéale, obsédée par la rigueur interne de ses modèles. En particulier, la sémiotique doit justifier son importance scientifique en montrant l'hétérogénéité des questions de sens, la complexité de la signification face à l'indétermination des scénarios pratiques, l'importance de la culture comme source d'émancipation. Une science des médiations ne doit pas s'attarder aux routines mais travailler sur les crises endémiques des échanges et sur les contradictions du discours social. Ce livre traverse plusieurs contrées théoriques et pratiques - de la perception aux jeux de langage, des oeuvres d'art aux médias - et dégage des propositions de modélisation écologique et différentielle des dynamiques culturelles entre compréhension du passé et invention du futur.
Nombre de pages
656
Date de parution
16/01/2018
Poids
815g
Plus d'informations
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EAN
9782359352290
Titre
Vers une écologie sémiotique de la culture. Perception, gestion et réappropriation du sens
Auteur
Basso Fossali Pierluigi
Editeur
LAMBERT-LUCAS
Largeur
0
Poids
815
Date de parution
20180116
Nombre de pages
656,00 €
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Premier volume de sémiotique consacré à la notion d'appropriation, ce recueil d'articles relève d'un projet unitaire visant à explorer les tensions entre les parcours d'appropriation des patrimoines linguistiques et textuels, les marques d'appropriation qu'on projette sur l'environnement culturel et la recherche de se rendre "propre" à ce dernier afin de respecter l'identité des objets et les témoignages des sujets. Ainsi, l'appropriation peut nous révéler les contradictions entre introjection de l'héritage culturel et sa mise à distance critique, entre les risques d'abuser et les soucis de respecter l'altérité. De telles contradictions reçoivent à la fois des solutions imparfaites selon les époques et les cultures (des incorporations ou des thésaurisations) et des formats temporels spécifiques visant à décaler ou à accélérer l'assimilation (du caractère progressif de la familiarisation à l'irruption ponctuelle de l'expropriation). L'appropriation trouve an ancrage spécifique dans les sciences du langage : du parcours d'interprétation jusqu'à la traduction, de l'apprentissage des langues à la créativité discursive, des formes polyphoniques de l'énonciation au plagiat. Le lecteur pourra trouver plusieurs réseaux de questions qui traversent de manière souterraine ou explicite tous les articles : (1) l'imbrication entre interprétation et appropriation qui affecte épistémologiquement ou méthodologiquement l'approche des textes et des supports (S. Badir, B. Bachimont, P. Sadoulet) ; (2) les dynamiques culturelles qui traitent nécessairement les valeurs à travers des processus de transpositions sémiotiques (J. Bonaccorsi, O. Le Citent, N. Simon-Péron) ; (3) l'analyse de ce qui est propre à l'appropriation en tant que classe de pratiques et de ce dont l'appropriation hérite à partir d'une conceptualisation du propre (D. Bertrand. J.-F. Bordron, M. Colas-Blaise) ; (4) la dimension collective de l'appropriation qui demande une surveillance critique et un accompagnement vers des formes de réappropriation (M. Deni, F. Provenzano, J.Thiburce) ; (5) La dimension polémologique de l'appropriation, où les tentations d'homologation culturelle trouvent des réponses qui visent soit la reconstruction d'une tradition alternative, soit l'exercice éthique d'une émancipation individuelle (J. Aldama, P.Basso Fossali, N. Issa) ; (6) les formes de réappropriation qui pénètrent les identités des sujets et des objets concernées.. au point de garantir le passage d'un dispositif à l'expérience sensible ou d'un statut culturel à une forme de consommation (A. Beyaert-Geslin, J. Fontanille, A. Moutat).
Basso Fossali Pierluigi ; Colas-Blaise Marion ; Do
Ce numéro de M.E.I vise à rendre compte de la manière dont les technologies numériques ont transformé nos gestualités quotidiennes. Cette enquête s'inscrit dans la perspective de la théorie de l'énonciation, mais aussi des problématiques reconnues par l'analyse du discours, qui sont au c'ur des Sciences de la Communication et de l'Information. Les auteurs impliqués dans ce numéro se sont ainsi consacrés à relever un double défi : analyser l'ultra-contemporain de manière critique et réinterroger à nouveau frais les dimensions sensible, ergonomique et éthique des pratiques instrumentées.
Vygotsky est un génie ! " Cette affirmation d'Alexandre Romanovitch Luria prend tout son sens aujourd'hui qu'est enfin redécouverte dans toute son ampleur l'oeuvre de l'auteur de Pensée et langage. En dix ans de carrière scientifique (1924-1934), ce psychologue qui était aussi éducateur, critique d'art et épistémologue, a formulé un ensemble de propositions théoriques et méthodologiques qui restent d'une brûlante actualité. Dans son analyse de la crise de la psychologie, dans son affirmation de l'origine sociale des fonctions psychiques supérieures, dans l'accent porté sur le rôle des significations verbales se développe une pensée d'une profondeur et d'une exigence rares. Une pensée décapante aussi, dont la psychologie devra s'inspirer pour atteindre enfin son objet et son autonomie.
Les textes des comptes des châtelains et des cellériers des seigneurs de Thoire et Villars, qui constituaient un chartrier aujourd'hui dispersé, sont importants pour l'histoire du département de l'Ain. La présente édition a été établie à partir des micro-films des documents des Archives d'Etat de Turin déposés aux Archives départementales de l'Ain. Il s'agit d'un registre de comptes portant sur les années 1336-1352/1353 et concernant tous les revenus de la seigneurie pendant cette période. Ces documents sont, pour l'essentiel, écrits en francoprovençal, la langue vernaculaire. Les possessions héréditaires des Thoire-Villars, qui recouvraient globalement le Haut-Bugey, dit Terre de Montagne, et une partie de la Dombes et qui leur venaient des Villars, sont divisées en châtellenies. L'édition des comptes des fiefs de Cerdon et du Barrioz contribue à une meilleure compréhension de l'économie de l'époque, des pratiques comptables et budgétaires, et rapporte un ensemble de termes désignant les savoir-faire liés aux différentes activités de la vie médiévale. Les comptes étant datés et localisés, les données qu'ils contiennent le sont également de façon précise ; la langue qui en rend compte est riche en matériaux mal connus ou inconnus des lexicographes. Ces textes apportent également des éléments intéressants la connaissance des microtoponymes, des anthroponymes et, en particulier, des noms de familles issus des activités alors pratiquées. La situation géographique de ces textes et leur date d'écriture en font un témoignage précieux et inédit au coeur d'une époque troublée. Centre de recherche des langues et cultures d'Auvergne-Rhône-Alpes, l'Institut Pierre-Gardette (IPG) - anciennement Institut de linguistique romane - est spécialisé dans l'étude des parlers francoprovençaux et occitans et sur la variation géographique du français. L'IPG s'appuie sur l'unité de recherche "Confluence : sciences et humanités" (EA 1598) de l'Université catholique de Lyon.