Rastaquarium : Marcel Proust et le "modern style". Arts décoratifs et politique dans A la recherche
Basch Sophie
BREPOLS PUBLISH
65,00 €
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EAN :9782503552538
Présentation de l'éditeur Proust na manifesté que bien peu dintérêt pour les arts décoratifs de son temps, mais son oeuvre ponctuée daquariums est marquée par le "style sous-marin" caractéristique de lArt nouveau. Les "bibliothèques vitrées" de la chambre de Balbec, dans lesquelles Georges Poulet voyait le symbole de lunité de loeuvre, se révèlent dauthentiques témoins du "modern style". Mais quest-ce que le "Modern style" ? Lexpression, qui revient cinq fois dans "À la Recherche du temps perdu", navait jamais vraiment été élucidée. Contrairement à une idée reçue, ce nest en rien le nom anglais de lArt nouveau. Cet anglicisme bien français désigne un renouveau international des arts décoratifs qui, mêlant esthétique et idées sociales, fascine et inquiète Proust a parfaitement perçu et discrètement mis en valeur linspiration cosmopolite et "rastaquouère" dun courant artistique dont le bref épanouissement coïncide avec les années de laffaire Dreyfus. Enrichi dune vaste iconographie, entièrement originale, fourmillant de trouvailles et didentifications nouvelles, Rastaquarium fait revivre une époque dont lécrivain a su capter lessentiel. Toujours abordée de façon fragmentaire, la question navait jamais été traitée dans son ensemble, seule manière de saisir les réseaux de correspondances si chères à lécrivain.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
192
Date de parution
28/11/2014
Poids
1 345g
Largeur
218mm
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EAN
9782503552538
Titre
Rastaquarium : Marcel Proust et le "modern style". Arts décoratifs et politique dans A la recherche
Auteur
Basch Sophie
Editeur
BREPOLS PUBLISH
Largeur
218
Poids
1345
Date de parution
20141128
Nombre de pages
192,00 €
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Pendant plusieurs siècles, la Sublime Porte désigna le gouvernement de l'Empire ottoman. Ce seuil monumental, familier aux ambassadeurs étrangers à Constantinople, symbolise aussi les échanges entre l'Orient et l'Occident. Par leur cosmopolitisme, toutes les échelles du Levant furent de Sublimes Portes. Les relations de voyage n'occupent pas une place centrale dans ce livre consacré à la littérature des XIXe et XXe siècles. La fiction est souvent négligée par les spécialistes de l'altérité, sans doute parce que sa vertu documentaire y apparaît plus aléatoire. Le territoire des voyageurs romantiques, "ce mince Orient du pittoresque", a "trop suffi à toute une histoire littéraire", écrivait Raymond Schwab, qui qualifia cet exotisme "d'Externe-Orient". Les fantômes qui hantent ces pages appartiennent à une société engloutie, à "l'Interne-Orient" qui fréquentait ou habitait les métropoles méditerranéennes dans la seconde moitié du XIXe siècle et l'entre-deux-guerres. D'Alexandrie à Venise, le parcours adopte ici la forme du croissant turc, aux frontières maritimes d'un monde brasseur de civilisations.
On connaît l'amour des peintres pour le cirque : Degas, Seurat, Toulouse-Lautrec, Picasso nous en ont laissé des images saisissantes. L'attrait des écrivains et des poètes pour cet art n'est pas moindre, mais il est resté méconnu. De Gautier à Mallarmé, de Banville à Laforgue et à Apollinaire, des frères Goncourt à Wedekind que de poèmes, que de nouvelles, que de romans glorifiant l'authenticité d'un spectacle qui ne souffre aucune médiocrité. Les artistes de cirque ne trichent pas, car souvent ils jouent avec la mort. D'où l'extrême précision de leurs gestes, d'où leur concentration que leur envient les gens de plume.Ce volume réunit, pour la première fois, six romans illustrant la grande période du cirque français de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle. Très différents dans leur écriture - relevant tantôt du romantisme, tantôt du naturalisme ou du symbolisme -, ils ont en commun cette adoration d'un univers d'art qu'ils opposent joyeusement à la vulgarité ambiante. Autant dire que les propos de Claretie, de Goncourt, de Darzens, de Kahn, de Champsaur et de Coquiot n'ont rien perdu de leur actualité.Robert Kopp.
Le japonisme a bouleversé l'esthétique du XIXe siècle. Mais que reste-t-il de l'influence esthétique du Japon après Hiroshima et Nagasaki ? Une part du "néo-japonisme" , refusant de s'inscrire dans le sillage du japonisme historique, joue la carte de la pureté, de la violence libératrice et apparaît ainsi comme l'instrument d'une catharsis. Un autre courant, plus subtilement subversif, joue au contraire sur la continuité dans une démarche ironique qui multiplie les filtres, les citations, les médiations, les décantations, les reflets, les échos. Le japonisme revient en France par ricochet, en transitant par les Etats-Unis ou par le Japon lui-même. Le recul nécessaire permet à présent de faire l'archéologie de cette période, de l'inscrire dans un courant plus vaste sur un temps plus long, d'y retrouver des résonances, d'en interpréter les discordances et les concordances. C'est sous cet éclairage que ce volume analyse, dans une perspective dialectique, l'évolution des discours littéraires et artistiques de l'après-guerre à la fin des années 1970 et l'essor des industries culturelles japonaises, qui marquent le départ d'un nouvel imaginaire. Avec les contributions de : Miura Atsushi, Sophie Basch, Véronique Brindeau, Jean-Sébastien Cluzel, Dario Gamboni, Thomas Garcin, Agnès Giard, Emmanuel Lozerand, Michael Lucken, Sawada Nao, Jean-Noël Robert, Inaga Shigemi, Takagi Y ko.
Le livre que vous tenez entre vos mains nous raconte un personnage qui a joué un rôle majeur dans l'histoire mondiale des deux derniers siècles. En 1891, il écrivit ' Le pétrole nouvelle source d'Energie ' et consacra sa vie à créer des structures physiques, des organisations stratégiques et financières qui firent du pétrole, l'énergie qui révolutionna le XXème et de lui-même, l'homme de son temps le plus riche du monde, ' Monsieur 5% '. Collectionneur d'art d'un grand raffinement, Calouste Gulbenkian a encore une autre facette : l'amour des jardins. Il tenait des journaux de voyages et consignait dans un petit carnet les impressions des jardins qu'il visitait. Pour construire son jardin il acheta en 1937-8 des terrains sur les hauteurs de Deauville dominant la mer. Les opérations militaires de la Seconde Guerre Mondiale ravagèrent le site dès 1941. En 1942, Calouste Gulbenkian s'installe à Lisbonne. Il y reste jusqu'à sa mort. De là, il échangea 89 lettres avec le poète Saint-John Perse. Les deux y rêvaient d'un très beau jardin en Normandie. A son jardinier Selian qui lui envoyait des rapports détaillés des Enclos, il écrivait toutes les semaines pour soutenir l'équipe. Peu de constructions de jardin sont autant documentés et toutes ces riches sources rassemblées aux archives de la Fondation Gulbenkian nous permettent de découvrir un Calouste Gulbenkian plus complet que ce que les biographies nous ont présenté jusqu'alors : un homme plus sensible, qui aime voir la mer, qui protège ses proches et collaborateurs, féru de botanique, amateur d'oiseaux, qui connaît les miracles de la Nature et l'effusion artistique qu'offre sa beauté. Enfin, une histoire d'amour dont le secret fut très bien gardé se faufile entre les lettres dictées par M. Gulbenkian et sa passion pour les jardins.