Chef-d??uvre interdit de la littérature portugaise du XXe siècle et de la littérature féministe du monde entier : Nouvelles lettres portugaises de Maria Isabel Barreno, Maria Tereza Horta et Maria Velho da Costa, paraît en 1972 à Lisbonne, encore sous la dictature, et est mis au ban. Pour avoir posé frontalement la question « Mes s'urs : / Mais que peut la littérature ? ou plutôt : que peuvent les mots ? » et pour y avoir répondu radicalement, les trois autrices sont poursuivies pour outrage aux m'urs et pornographie. Le procès, qui durera 2 ans et finira avec la révolution des ?illets par l'acquittement des celles qui seront désormais appelées les « 3 Marias », provoque un mouvement de protestation et de solidarité international inoubliable. En France Monique Wittig, avec Vera Alves da Nóbrega et Évelyne le Garrec, publiera vite une traduction française (au Seuil en 1974), une édition plus militante que littéraire, vite épuisée et jamais rééditée, qui reste une relique. Notre nouvelle traduction intégrale vient combler un vide et exaucer le désir de rendre à cette ?uvre révolutionnaire toute sa valeur littéraire et politique.
Nombre de pages
368
Date de parution
07/05/2025
Poids
300g
Largeur
153mm
Plus d'informations
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EAN
9782356541314
Titre
Nouvelles lettres portugaises
Auteur
Barreno Maria Isabel ; Horta Maria-Teresa ; Velho
Editeur
YPSILON
Largeur
153
Poids
300
Date de parution
20250507
Nombre de pages
368,00 €
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C'est une véritable histoire de la civilisation que Maria Isabel Barreno élabore dans son essai. Les idéologues sont tous restés prisonniers des monstres, des mythes et des stéréotypes culturels qui ont effacé les femmes de l'histoire. Mais s'il est difficile de déterminer les causes de la mort de la grande mère - défigurée sous les traits d'une créature informe, repoussante et obscure -, il est au contraire possible de retracer la place des femmes dans l'histoire des techniques, du progrès, des sciences, des idées et des découvertes. C'est ainsi que Maria Isabel Barreno tente de restituer aux femmes l'espace de leur parole et de leurs actes tout en mettant en évidence leur mise sous le boisseau par les hommes.
Barreno Maria Isabel ; Guerra Madalena ; Moreau An
L'expérience d'un pays, d'une nation ou d'une communauté, exige toujours l'existence d'un imaginaire collectif, d'un " nous ", sujet pluriel qui s'énonce légitimement. Existe-t-il un imaginaire européen ? Sommes-nous des citoyens européens ? Quel " nous " justifie l'énoncé de ces citoyens ? Y a-t-il au contraire, dans chacun des pays qui composent l'Union européenne, un imaginaire de l'Europe différent ? Les citoyens de chaque pays restent-ils prisonniers de stéréotypes, les leurs et ceux des " autres ", qui entravent la véritable connaissance mutuelle ? Les images que les citoyens ont de leur propre pays et des pays des autres jouent un rôle déterminant dans les relations de pouvoir entre les pays. Sans une prise de conscience à ce sujet, le projet, ou le rêve ? d'une " Europe des citoyens " ne se concrétisera pas. Quelle patrie habite l'imaginaire des " émigrés " portugais ou des " lusodescendants " qui sont confrontés à la société française ? Quelle est la patrie de ces Portugais que les Français imaginent et méconnaissent ? Tels sont, à partir d'une expérience concrète, les principaux thèmes et interrogations développés dans ce regard très libre sur la question identitaire et les différences culturelles.
Après le terrifiant volume 4, on redescend d'un cran dans l'horreur avec ce cinquième tome de la saga Crossed. Cela ne signifie pas pour autant que cet album est à mettre entre toutes les mains, car le virus qui change n'importe quel être humain en bête sauvage est toujours à l'oeuvre? Mais dans Wish you were here, on découvre un groupe de survivants qui est parvenu à retrouver un semblant de vie normale sur une petite île au large de l'Écosse. Ils vont découvrir des informations importantes sur le virus...
My Book présente pour la première fois en langue française les écrits de la "reine dada" - Elsa von Freytag-Loringhoven, dite "Baroness Elsa" ou "la Baronne" , qui a marqué la scène artistique et littéraire new-yorkaise des années 1910 et 1920. On retrouve sa trace partout dans les oeuvres et les témoignages de l'avant-garde de l'époque, dont elle est reconnue comme l'incarnation la plus radicale. "Elle n'est pas futuriste, elle est le futur" , dit d'elle Marcel Duchamp. "Le seul être vivant au monde qui s'habille dada, aime dada, vit dada" , "la seule figure de notre génération qui mérite l'épithète d'extraordinaire" , pour Jane Heap et Margaret Anderson fondatrices avec Ezra Pound de The Little Review. C'est cette "petite revue" new-yorkaise qui, à partir de 1918, donne à lire, à côté de l'Ulysses de Joyce en feuilleton - publication qui vaudra à la revue un procès pour obscénité -, les écrits de "Baroness Elsa" , qui suscitent autant d'admiration que d'incompréhension, et un scandale égal au texte de Joyce par leur transgression des formes et des normes, des codes et des genres, qu'ils soient esthétiques, sexuels ou moraux. A sa mort à Paris en 1927, Elsa von Freytag-Loringhoven laisse une masse de manuscrits dont elle a chargé son amie l'écrivaine Djuna Barnes de faire un livre - qui aurait eu comme titre My Book.
Ginzburg Natalia ; Salem Adriana-R ; Sofri Adriano
Publié en 1962, Le piccole virtù est un livre charnière dans l'oeuvre de Natalia Ginzburg. Connue pour ses romans, dans ce premier livre d'essais, Natalia Ginzburg - dont l'écriture est essentiellement attachée aux faits, aux gestes, aux voix et aux cadences - reste fidèle à elle-même : la recherche de l'essentiel est toujours concrète, toujours incarnée, les expériences morales prennent un sens physique - elle reste dans la narration qu'il s'agisse d'énoncer une pensée générale ou un jugement sur l'existence. Les petites vertus, ces onze textes (dont l'année et le lieu d'écriture sont si importants) entre autobiographie et essai, donnent à voir et à entendre, voix, figures, et paysages du siècle passé, à sentir et à penser une manière de vivre et un être au monde qui font partie de notre histoire. Parmi les chapitres de cet ouvrage, il faut remarquer tout particulièrement "Portrait d'un ami" (Rome, 1957), qui est la plus belle chose qui ait été écrite sur Cesare Pavese. Et aussi, les pages écrites immédiatement après la guerre, qui expriment avec une force brûlante le sens de l'expérience d'années terribles (en gardant, comme dans "Les souliers éculées" (Rome, 1945), un sens presque miraculeux du comique). Les souvenirs de l'exil, dans "Un hiver dans les Abruzzes" (Rome, 1944), côtoient les réflexions sur "Mon métier" (Turin, 1949). Enfin, dans "Silence" (Turin, 1951) et "Les petites vertus" (Londres, 1960), on trouve une Natalia Ginzburg moraliste dont la participation aiguë aux maux du siècle (passé) semble prendre naissance dans une sorte de empathie intime. "Outre une leçon de vie, c'est une leçon de littérature que nous pouvons tirer de la simplicité de ces pages". Italo Calvino.
José Mendoza y Almeida est le plus ancien dessinateur de caractères français toujours en activité. Il possède la particularité d'avoir publié ses principales créations dans les plus grandes fonderies internationales. Sa longue carrière, ponctuée par de nombreux travaux de graphisme et de calligraphie pour l'édition, la publicité et la communication, l'a amené à travailler avec d'importantes figures telles que Maximilien Vox et Roger Excoffon. Il enseigna également à l'Atelier national de création typographique de l'Imprimerie nationale. Cet ouvrage, le premier consacré à son ?uvre, présente ses principales créations à travers de nombreux documents inédits.