On n?arrête pas Marie Christine Barrault. Elle court sans jamais cesser de travailler, d?une pièce de théâtre à un plateau de télévision, d?une lecture publique au tournage d?une série. La comédienne, nommée pour l?Oscar de la meilleure actrice en 1975, est aujourd?hui âgée de soixante-dix-neuf ans mais, de son propre aveu, son énergie est encore plus intense qu?à ses vingt ans. D?où vient cet insatiable appétit de vivre et de jouer ? Il puise, dit-elle, dans la mort. Et la mort, pour Marie Christine Barrault, ce ne sont pas les ténèbres. C?est au contraire l?image lumineuse de sa grand-mère paternelle dont on lui a raconté mille fois les derniers instants. Après avoir longtemps fixé un ailleurs qu?elle semblait la seule à percevoir, la vieille dame s?est tournée vers son fils Jean-Louis Barrault, oncle de Marie Christine et grand homme de théâtre ; elle a chuchoté au creux de son oreille : « Si tu savais, c?est merveilleux ». Puis a rendu l?âme. Ces quelques mots enchantés sont le fil rouge du livre de Marie Christine Barrault. Ils ont éclairé les événements de son existence, du plus doux au plus douloureux. Ils ont même réussi à illuminer la mort de ses proches. Les yeux ouverts, son optimisme chevillé au corps, la comédienne a traversé les deuils guidée par ce testament oral mais aussi par son mantra préféré : « Les vivants ferment les yeux des morts et les morts ouvrent les yeux des vivants. » Avec elle, nous allons donc à la rencontre de ses père, mère, beau-père, frère, grand-mère, oncle (Jean-Louis Barrault) et maris (Daniel Toscan du Plantier et Roger Vadim). Peu à peu, nous comprenons comment leur présence à ses côtés, mais aussi leur disparition, lui ont permis de croître jusqu?à devenir celle qu?elle est aujourd?hui. Au fil de ces décès vécus comme des graines de vie, porteuses d?élans, de désirs et de potentialités, Marie Christine Barrault offre au lecteur sa moisson : des fruits de sagesse récoltés tout au long de son parcours, mûris sous le soleil du deuil. Comme autant de regards sur la vie, que la comédienne aimerait profondément partager et transmettre. Regards sur l?amour et la sexualité, la transcendance, la vocation, le jeu d?acteur, l?énergie, le corps, la maternité, la vieillesse? et la mort.Tout au long du livre, réflexions personnelles, éléments de biographie factuels et hommages joyeux aux morts s?entremêlent pour, au final, dresser un portrait impressionniste de la comédienne. Et célébrer la vie.Notes Biographiques : Formée au cours Simon puis au Conservatoire d?Art Dramatique, Marie Christine Barrault mène sa carrière sur tous les fronts : théâtre, cinéma, télévision, plateformes numériques? Elle a travaillé avec les plus grands, de Maurice Béjart à Roger Planchon, de Gabriel Garran à Alexandre Zeldin, en passant par Christophe Honoré ou Nicolas Bedos. Nominée aux Oscars de la meilleure actrice en 1976, pour « Cousin, Cousine » de Jean-Charles Tachella, elle a également travaillé à l?international, notamment pour Woody Allen. Elle tient à nourrir et à offrir au public une forme de diversité culturelle, cherchant par exemple à marier la littérature et la musique, lors des nombreuses lectures qu?elle donne avec des concertistes.
Résumé : On avait commandé à un artiste une sculpture destinée à un grand ensemble. Un matin, on livra un énorme bloc de pierre devant les enfants ébahis. Le sculpteur se mit alors au travail tandis que la marmaille était dispersée par les vacances. La rentrée ramena son petit monde, et les enfants découvrirent la magnifique statue équestre. Le sculpteur était près de son ?uvre. Un petit garçon s'adressa à lui : " Monsieur, elle est belle ta statue, mais dis-moi, comment savais-tu que le cheval était à l'intérieur de la pierre ? " Cette histoire est celle de tous les créateurs, mais tout simplement aussi de tout être humain. Un grand-père peintre, une mère pianiste, Jean-Louis Barrault comme oncle : on pourrait penser que les fées du théâtre se sont penchées sur le berceau de Marie Christine Barrault. Mais elle est d'abord une petite fille qui souffre de la séparation de ses parents, une adolescente qui voit avec désespoir son père lentement s'éteindre, une jeune fille qui ne peut arriver à s'exprimer et que seuls les grands textes font vibrer. Sa vocation, c'est elle qui en décide et dès son entrée au fameux cours Simon, la passion du théâtre puis du cinéma va illuminer sa vie. Elle veut être, et sera, actrice et femme, actrice et mère. Eric Rohmer la révèle dans Ma nuit chez Maud, elle devient une star aux Etats-Unis avec Cousin, cousine de Jean-Charles Tacchella, puis tournera avec Woody Allen, Wajda, Oliveira, Comencini, Schlöndorff, Mocky... C'est cette vie qu'elle raconte ici avec une très grande sensibilité, de plume comme d'esprit.
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Quel long chemin il m'a fallu parcourir pour arriver jusqu'à toi", glisse Marie Christine Barrault à l'oreille de Roger Vadim le jour de leur mariage. Un long chemin pour arriver à cet amour unique, profond, flamboyant, inépuisable... C'est ce chemin que Marie Christine Barrault raconte dans ces pages, des éblouissements de l'enfance à la découverte du théâtre, de ses premières amours à la rencontre avec Roger Vadim. La route d'une actrice portée vers les plus beaux textes du répertoire - Claudel, Rilke -, qui n'hésite pas à prendre des risques, toujours passionnée par une vocation qui l'habite tout entière. Lorsque sa route croise celle de Roger Vadim, elle a quarante ans passés et ne croit plus pouvoir tomber amoureuse. Il en a soixante et a aimé plus de femmes que n'importe qui. Eux qui ont chacun vécu leurs amours sans frein ni chaînes se lancent dans une nouvelle aventure, intense, inédite, exclusive, qui les transporte. La passion les unit jusqu'à la mort de Roger Vadim, il y a maintenant dix ans. Un récit bouleversant et lumineux...
Tous les jours, à Ravensbrück, pendant ces appels qui duraient des heures, j'avais commencé à raconter l'Histoire de l'humanité au petit groupe de femmes qui était tout près de moi. En commençant à l'époque préhistorique, je voulais arriver étape par étape aux temps modernes. C'était un tel bonheur pour mes camarades d'entendre parler d'autres choses que de famine, de soupe et de mort". Germaine Tillon.
Le vendredi 12 août 2022, au bout d'une vallée étincelante dans la province de Bolzano, un couple affranchi de toute contrainte s'envole l'un à la suite de l'autre, en parapente. Cédric et Mathilde, deux passionnés de montagne, ont mille fois fait le geste de se jeter dans l'air pur. Cédric se tourne, il ne voit plus Mathilde. Dans le halètement des minutes incertaines le menant jusqu'au lieu de la chute, seules des questions. A-t-elle survécu ? Que faire ? Découpé en scènes à suspense, ce récit qui vous saisit à la gorge est roman-vrai d'un couple à l'unisson de son désir de liberté et mémoire d'une reconstruction qui prendra plusieurs années. Mathilde doit tout réapprendre. C'est une page blanche que l'amour imbibe, sur laquelle s'écrit une existence à réinventer et qui nous interroge. Tandis que l'autre renaît, qu'est-ce qui meurt en soi ? Comment ensemble se reconstruire ? Ode à la beauté de l'instant, ce livre puissant est avant tout un hymne à la vie.
Une nuit, dans notre bicoque sur la plage, j'ai fait un drôle de cauchemar. La mort contournait la moustiquaire et tentait perfidement de s'introduire dans notre lit. Elle attendait tapie dans l'ombre que je m'endorme pour s'infiltrer et prendre Pauline. C'était elle qu'elle voulait. Elle s'en fichait de moi. Je lui mettais des bâtons dans les roues. Ca ne lui plaisait pas. Je passais la nuit à monter la garde. La mort était mécontente. Au petit matin, je m'étais assoupie, elle était venue souffler près de mon visage. Elle avait murmuré quelque chose, mais je n'avais pas compris quoi. Elle parlait latin ou suédois. Juste pour me faire chier". Premier roman virtuose, Toutes les vies est le récit d'une histoire d'amour sublime, d'un deuil impossible et d'une quête spirituelle qui sauve.
Est-ce que tu me vois, maman ? J'ai deux crédits à la banque, deux enfants que j'étouffe, quatre chats dont deux débiles et une estropiée, des rides en pattes d'araignée autour des yeux et des oignons aux pieds, le même amoureux qui me supporte et tient bon depuis vingt ans, quelle dinguerie, je ne suis ni parfaitement féministe, ni tout à fait écologiste, ni vraiment révoltée, pas encore alcoolique, plus du tout droguée, j'ai un abonnement à la gym, une carte de métro et une autre du Carrefour Market, je ne me fais pas les ongles, je ne me coiffe ni ne me teins les cheveux, je mets du rouge à lèvres une fois par an et surtout sur les dents, je suis toujours aussi raisonnable, aussi peu fantaisiste : je mets beaucoup d'énergie à essayer de ne pas te ressembler, maman. Je n'ai pas pu être une enfant et je ne sais pas être une adulte."
Le narrateur, un dénommé Julian, nous prévient dès les premières pages : il y aura bien une histoire dans ce livre. Une histoire d'amour, celle de deux amis d'université qui se sont aimés puis séparés dans les années 1960. Quarante ans plus tard, Julian tente à nouveau de les réunir. Départ(s), c'est aussi une réflexion sur la nature malicieuse de la mémoire, le temps qui passe, la place du bonheur dans nos vies et quand vient le temps de dire au revoir. Julian Barnes, l'un de nos plus grands romanciers contemporains, signe un roman perçant sur le lien entre fiction et réalité, entre chance et destin. Traduit de l'anglais par Jean-Pierre Aoustin
Traverser le processus de deuil par la créativité. Le deuil d'un être aimé est particulièrement difficile à vivre, mais un divorce, la fin d'une relation, un déménagement, la perte de capacités physiques, de buts ou de projets appellent tous à un cheminement nommé "processus de deuil ". Par les activités et les repères qu'il propose, ce Carnet de deuil est un excellent outil pour avancer sur la voie de la résilience. Les exercices créatifs qui y sont expliqués ont été conçus pour aider chacun à accueillir, à exprimer et à transformer ses émotions, par étapes et à son propre rythme. Le Carnet de deuil invite à trouver en soi des ressources insoupçonnées.
Une fois qu'ils ne sont plus là, pourquoi devrait-on apprendre à vivre sans nos morts ? D'ailleurs, au fond, ne sont-ils vraiment plus là, une fois qu'ils sont morts ? Ce livre ne parle ni d'au-delà, ni de fantômes, mais simplement de la place symbolique que nous laissons aux morts dans notre vie, pour notre plus grand bonheur : les emmener avec nous en balade, leur poser des questions, leur rendre un petit service, ... Avec humour et fraîcheur, Vinciane Despret a écouté le récit de celles et ceux qui laissent les morts exister à leurs côtés. Ce livre en est le résultat et il fait un bien considérable.
La perte d'un proche, prévisible ou brutale, est un traumatisme dont les répercussions physiques, psychologiques, relationnelles, sociales et spirituelles se font sentir tout au long de la vie. Le deuil est différent selon la place de la personne que l'on a perdue et la manière dont celle-ci s'inscrit dans l'histoire de chacun. Mais dans tous les cas, il est fait d'un amalgame d'émotions et de réactions dont la complexité n'a d'égale que la violence qu'il cause.Répondant à des questions fondamentales - comment vivre sans lui/elle ? La douleur s'arrêtera-t-elle s'arrêter un jour ? Les autres peuvent-ils comprendre ? -, et nourri de témoignages, la nouvelle édition enrichie de ce guide indispensable aux personnes endeuillées et à leur entourage dit et analyse la déchirure. Il apporte un réconfort inestimable pour celles et ceux qui, confrontés à une indicible douleur, ne savent plus comment avancer.Pour avoir aidé pendant des années des endeuillés, Christophe Fauré sait trouver les mots justes pour chacun et montrer la voie qui permet, un jour, de retrouver le goût de la vie.Notes Biographiques : Christophe Fauré est psychiatre, psychothérapeute, et auteur de nombreux ouvrages aux éditions Albin Michel. Parmi eux, Vivre auprès d'un proche très malade (1998) ; Le couple brisé (2002/réédité en 2016) ; Après le suicide d'un proche (2007) ; Ensemble mais seuls (2009) ; Est-ce que tu m'aimes encore ? (2013) ; Comment t'aimer, toi et tes enfants ? (2014) ; Accompagner un proche en fin de vie (2016) ; Vivre le deuil au jour le jour (2012/ réédité en 2018).