Esclave à Cuba. Biographie d'un "cimarron", du colonialisme à l'indépendance
Barnet Miguel ; Couffon Claude ; Camenen Gersende
GALLIMARD
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EAN :9782072968198
Esteban Montejo est un "cimarron ", c'est-à-dire un esclave noir fugitif de la Cuba coloniale et sucrière. Il a cent quatre ans (voir la photographie de couverture) lorsqu'en 1963, Miguel Barnet, jeune écrivain et ethnologue de La Havane, le découvre grâce à un entrefilet de presse et décide d'enregistrer ses souvenirs au magnétophone. Ce ne sont pas seulement la vie dans les barracones des plantations, la fuite dans les montagnes, les appels à l'indépendance, la guerre de Cuba contre les Espagnols, l'abolition, toute théorique, de l'esclavage en 1880 qui ressuscitent au fil de la mémoire longue. C'est Esteban qui se détaille, vieil original individualiste et charmant égrenant les travaux et les jours, la sorcellerie, les jeux, les châtiments, les ingénieurs, les brigands, les révolutionnaires et les superstitions : "Il y a des choses que je ne m'explique pas dans la vie. Tout ce qui dépend plus ou moins de la nature est pour moi très compliqué, et les dieux encore plus. C'est eux qui manigancent tout..."
Nombre de pages
208
Date de parution
02/09/2021
Poids
258g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782072968198
Titre
Esclave à Cuba. Biographie d'un "cimarron", du colonialisme à l'indépendance
Auteur
Barnet Miguel ; Couffon Claude ; Camenen Gersende
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
258
Date de parution
20210902
Nombre de pages
208,00 €
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Galicien aborde une question centrale dans toute l'oeuvre de Miguel Barnet : celle de l'identité cubaine. Dans ce roman de l'exil, qui a pour toile de fond l'émigration des paysans espagnols de la côte Cantabrique vers les Tropiques dans les premières décennies du XXe siècle, Manuel Ruiz, « témoin » et personnage central du livre, ne résiste pas à l'attraction que représente la ville de La Havane à cette époque pour nombre de Galiciens en quête d'une vie meilleure. Le soleil, la vie facile, les fortunes a cumulées par les Indianos, autant de clichés renvoyant l'image d'une réussite sociale fantasmée, éloignée des réalités auxquelles ils seront confrontés. Dans une Cuba en proie à la domination étatsunienne dans bien des domaines, Manuel Ruiz est tour à tour docker, vendeur de rue, marchand de charbon, conducteur de tramway et menuisier... Il finit par revenir dans son village natal d'Arnosa, en Galice, où la vie n'a guère évolué. Il y retrouve sa famille puis s'engage dans les troupes républicaines durant la Guerre civile espagnole (1936-1939), avant d'être à nouveau contraint de quitter l'Espagne à la fin des combats, comme bon nombre de ses compatriotes, pour se retrouver au camp d'Argelès-sur-Mer, où les réfugiés vivent dans des conditions très précaires. Manuel Ruiz incarne l'immigrant galicien qui a traversé l'Atlantique « en voyageant léger », comme l'écrivait Antonio Machado, pour se construire une nouvelle vie en Amérique. « Dans cette histoire, explique l'auteur en préambule, Manuel Ruiz pourrait s'appeler Antonio, Fabián, José, mais il est surtout Manuel Ruiz le Galicien. »
Barnet Christophe ; Barbazo Eric ; Lafargue Benoît
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Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.