Les cellules buissonnières. L'enfant dont la mère n'était pas née et autres folles histoires du micr
Barnéoud Lise
1ER PARALLELE
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EAN :9782850611865
Il est des livres qui bouleversent votre vision du monde.'LibérationUne femme qui accouche de ses neveux ; des cellules d'origine f?tale qui battent dans le c?ur d'une mère ; des cellules de grand-mères retrouvées dans le sang de nouveau-nés ; autant d'exemples de folles histoires liées au microchimérisme, ce phénomène biologique que nous commençons tout juste à explorer et qui bouleverse la science. Il y a une vingtaine d'années, la découverte du microbiote nous révélait que nous étions à moitié constitués de micro-organismes. Nous réalisons aujourd'hui que même nos cellules humaines ne partagent pas toutes le même ADN. Nous avons tous, en effet, à une échelle plus ou moins importante, des cellules d'autrui en nous. Dans certains cas, ces cellules " étrangères " peuvent venir constituer tout ou partie d'un de nos organes, dont elles participent pleinement au fonctionnement. Pour le meilleur ou pour le pire. Entrelaçant l'enquête scientifique avec le récit de parcours de femmes et d'hommes dont la vie s'est vu bouleversée par ce phénomène, Les Cellules buissonnières raconte une révolution en cours. C'est ainsi dans les coulisses de la science en train de se faire que nous convie Lise Barnéoud, qui a passé plus d'un an à enquêter, un peu partout dans le monde, auprès de celles et ceux qui défrichent aujourd'hui les nouveaux horizons de la biologie humaine." On ne dira jamais assez la beauté des "brèches' dans l'histoire des sciences. De ces moments où l'incongru s'invite à la table des certitudes, où les instruments de mesure font mentir les théories régnantes. Dans Les Cellules buissonnières , l'essai passionnant de Lise Barnéoud, des chercheuses et chercheurs racontent leur rencontre avec une réalité jusqu'alors "impensable". " Olivier Pascal-Moussellard, Télérama" Lise Barnéoud raconte comment le microchimérisme vient bousculer les limites de l'individu. " Le Monde" Une lecture captivante ! " Mathias Germain, La Recherche" Un incroyable voyage à l'intérieur de notre corps, à la découverte de populations cellulaires dont l'existence bouscule les limites de notre être. " Caroline Tourbe, Le Point" C'est un champ de recherche qui pourrait absolument tout bouleverser, et renverser nos certitudes acquises depuis longtemps." Emma Derome, Ça m'intéresse" Une enquête riche, au contact des principaux acteurs mondiaux de ce champ de recherche insolite. " Hugo Jalinière, Sciences et AvenirTable des matières : Introduction : Où l'on compare nos entremêlements cellulaires à la dispersion des larves dans les océans. Où l'on comprend que le microchimérisme bouscule non seulement des concepts scientifiques mais aussi notre manière d'envisager notre identité.Chapitre 1 : Voyage en mer maternelleLe récit commence dans le ventre maternel où nous passons nos neuf premiers mois d'existence. Ce premier chapitre offre un nouveau regard sur le déroulement d'une grossesse ainsi qu'une perspective historique sur la découverte du microchimérisme, qui remonte à plus d'un siècle. On découvre que les f?tus égrènent leurs cellules au-delà du placenta, dans l'organisme des mères, où elles peuvent persister toute la vie. Le récit de ces découvertes scientifiques pose d'emblée des questions d'ordres métaphysiques : les frontières sont sans cesse remises en question et la définition du soi, toujours provisoire.Chapitre 2 : Les invasions barbares ?Dans ce chapitre, nous verrons comment le langage influence les trajectoires de recherche et les représentations d'un nouvel objet scientifique. Le microchimérisme est en effet souvent décrit via des métaphores nationalistes : il est questions de " frontières ", de " migrations ", d'" étrangers ", de " moi " contre " eux ". Sans surprise, les scientifiques se sont d'abord focalisés sur les effets négatifs de ces cellules. Mais les nouvelles découvertes nous enjoignent à user d'un autre langage, plus juste scientifiquement parlant et moins susceptibles de détournements. Il est temps d'envisager le système immunitaire comme un système de relation aux autres, dans lequel les échanges de cellules jouent un rôle important.Chapitre 3 : Je t'ai dans la peauLes cellules d'origine f?tale qui voyagent dans l'organisme maternel ne font pas que circuler dans le sang maternel durant la grossesse : elles s'enracinent dans leurs tissus et se différentient en cellules fonctionnelles. Ici, nous découvrons ce qui distingue ces cellules microchimériques des nôtres, mais aussi à quel point ces cellules allochtones se fondent dans la masse des autres cellules et participent aux fonctions physiologiques.Chapitre 4 : Retour vers le futurCes voyages cellulaires ne se font pas uniquement du f?tus vers la mère. Dans les ventres maternels, nous recevons également les cellules de nos mères. Nous retraçons ici les étapes scientifiques qui ont mené à la découverte du microchimérisme d'origine maternelle et décryptons comment, ici aussi, ces cellules ont d'abord été suspectées de causer des problèmes. En réalité, nous hébergeons tous des cellules d'origine maternelle et ces dernières peuvent, elles aussi, participer à certaines fonctions physiologiques.Chapitre 5 : L'autre en soiCe chapitre raconte les histoires renversantes de femmes et d'hommes qui ont découvert par accident que leurs gonades étaient habitées par des cellules d'autrui. Impossible pour eux de transmettre leur propre patrimoine génétique : ce sont les cellules de leur jumeau évanescent, donc d'un frère ou d'une s?ur qui n'a jamais existé, qui composent leurs ovules ou leurs spermatozoïdes, brouillant la transmission génétique classique, rendant ineptes nos tests ADN de filiation. Ici, les quantités de cellules " étrangères " sont telles qu'on ne parle plus de microchimérisme, mais de macrochimérisme.Chapitre 6 : Les autres soiÀ côté de ces sources naturelles de microchimérisme, nous pouvons acquérir des cellules d'individus inconnus, extérieurs à notre cercle proche, via les transfusions sanguines et les greffes. En réalité, du point de vue du microchimérisme, tout se passe comme si la greffe était un f?tus : le greffon égrène ses cellules dans l'organisme du receveur, qui envoie lui-même des cellules à l'intérieur du greffon. Lorsque ce chimérisme dit iatrogène est découvert dans les années 1990, il est d'emblée considéré comme un élément positif : il serait la clé du mécanisme de tolérance des greffes. Une approche diamétralement opposée à celle du microchimérisme naturel.Chapitre 7 : Une multitude de soiNous avons évoqué les cellules qui proviennent de nos f?tus, celles qui proviennent de nos mères, celles de nos jumeaux et celles issues des greffes et des transfusions sanguines. Cela fait déjà du beau monde pour un seul et même corps. Mais de toute évidence, le compte n'y est pas. Ce chapitre dévoile les autres origines des cellules microchimériques découvertes dans nos organes : celles en provenance des f?tus qui nous ont précédé dans le ventre de nos mères, celles des aînés de nos mères et même celles de nos grand-mères, voire plus loin encore. Le microchimérisme, une porte d'entrée possible vers l'éternité ?Chapitre 8 : Déchiffrage babélienDes tours de Babel, version cellulaire. Voilà ce à quoi nous commençons à ressembler. Des tours campées sur deux pattes, peuplées des altérités rencontrées tout au long de notre vie, depuis la formation de notre toute première cellule jusqu'à l'extinction des feux. Jusqu'à présent, nous nous sommes concentrés sur les aspects descriptifs du microchimérisme : quelles cellules nous habitent, d'où viennent-elles, etc. Ici, il s'agit de comprendre ce que font ces cellules : quels rôles jouent-elles dans ce grand bazar babylonien qu'est notre corps ? Des chercheurs commencent à décoder le langage biochimique qui unit nos cellules autochtones aux autres.Chapitre 9 : Entre coopération et conflitCe dernier chapitre interroge le microchimérisme avec une perspective évolutionniste. Selon certains chercheurs, si cette particularité a été conservée chez toutes les espèces placentaires, sur autant de millénaires, c'est qu'elle offre un avantage évolutif. Où l'on découvre comment les cellules f?tales manipulent les mères au profit des nouveau-nés. Mais aussi comment ces mêmes cellules pourraient permettre une meilleure survie des mères. Des études chez les primates nous poussent même à envisager un autre avantage : en entrelaçant nos cellules, ce phénomène pourrait améliorer la cohésion familiale, donc la survie du groupe.Epilogue
Lise Barnéoud, journaliste scientifique.Préface de Bernard Chevassus-au-Louis, directeur de recherche à l Inra, ancien directeur du Muséum nationald Histoire naturelle.
Lise Barnéoud, journaliste scientifique.Préface de Pierre Jouannet, ancien responsable du service debiologie de la reproduction à l hôpital Cochin (Paris).
Résumé : " Les vaccins ne sont pas seulement les produits de notre médecine, ils racontent notre façon de faire société. " Qui protège-t-on lorsque l'on se vaccine ? Quels risques prend-on, pour quels bénéfices ? Ces questions sont au coeur d'innombrables mythes et croyances. Au dire de certains, les vaccins seraient inefficaces, voire dangereux, et serviraient exclusivement les intérêts des laboratoires pharmaceutiques. Des propos que d'autres jugent irresponsables, si ce n'est criminels : s'attaquer à la vaccination, ce serait refuser le progrès pour plonger dans l'obscurantisme. Pour nous fournir des éléments de compréhension, la journaliste scientifique Lise Barnéoud a enquêté de manière indépendante, cherché à mettre au jour les enjeux médicaux, mais aussi éthiques et économiques de chaque vaccin. Car il n'est pas possible de parler de la vaccination, comme si tous les vaccins présentaient les mêmes avantages, les mêmes balances bénéfice-risque. A ce grand récit réducteur, l'auteure oppose mille et une histoires qui font la lumière sur nos relations avec les microbes, le fonctionnement de notre immunité, l'évolution des technologies et, plus généralement, nos choix collectifs. En proposant une autre manière de raconter les vaccins, à travers un récit scientifique vivant et accessible largement salué, elle remet en cause notre vision souvent biaisée de l'immunologie, dont le vocabulaire est volontiers belliciste. Elle nous donne les clés pour nous forger un avis éclairé et nous ouvre les yeux sur la façon dont nous faisons société avec les microbes.
Résumé : En France, près de la moitié de la population se méfie des vaccins. A en croire certains, ils seraient inefficaces, voire dangereux, et serviraient exclusivement les intérêts des laboratoires pharmaceutiques. Des propos que d'autres jugent irresponsables, si ce n'est criminels. Dans la jungle des avis contradictoires, comment s'y retrouver ? Au terme d'une enquête entièrement indépendante, Lise Barnéoud expose dans un récit clair et documenté les enjeux non seulement scientifiques et médicaux, mais aussi éthiques, sociétaux et économiques de chaque vaccin. Qui protège-t-on lorsque l'on se vaccine ? Pourquoi se vacciner contre une maladie presque éradiquée ? Quels sont les effets secondaires attestés pour chaque vaccin ? Quelle est l'influence des firmes pharmaceutiques sur les recommandations publiques ? Autant d'interrogations auxquelles ce livre apporte des réponses factuelles, pour permettre à chacun se forger son propre avis, loin des polémiques passionnées.
Incendies en Californie, au Canada, en Catalogne... Les feux de forêts prennent depuis quelques années une ampleur telle que nous parlons désormais de "mégafeux". D'une étendue et d'une puissance sans précédent, nul ne parvient à les anticiper et à les contrôler ; sautant pardessus les obstacles, ils s'attaquent désormais aux zones d'habitation. A l'heure de la crise écologique, nous dit Joëlle Zask, ils révèlent l'ambiguïté fondamentale du rapport que nous entretenons avec la nature. Une nature idéalisée mais que l'on s'évertue à vouloir dominer. D'un côté, on gère les forêts de manière industrielle, quitte à renforcer le risque et la gravité d'incendies auxquels on répondra par une "guerre du feu" tout aussi industrielle et, le plus souvent, vaine. De l'autre côté, fantasmant un retour aux sources, on construit dans les bois des cabanes sans clairière qui flamberont à la première étincelle. En cela, les mégafeux sont le symptôme d'une société malade. Un symptôme dont la gravité peut nous aider à repenser nos interactions avec une "nature" qui n'est jamais que le résultat des soins attentifs que les êtres humains prodiguent, depuis des millénaires, à leur environnement. C'est cette attention qu'il est urgent de retrouver.
Résumé : Comment se déploie aujourd'hui la surveillance ? Que sait-on de nous ? Sur le sujet circulent, à l'heure des objets connectés, des représentations d'un autre temps. Olivier Tesquet, l'un des journalistesles mieux informés sur la question, propose de cesser considérer la surveillance de manière abstraite pour permettre au lecteur d'avoir prise sur cet enjeu fondamental. Quand on parle de surveillance, on ne parle pas que de grandes oreilles et de paires d'yeux dans le ciel. C'est une réalité bien plus quotidienne et moins spectaculaire que ces incantations inquiètes. Ecrasée par le vocabulaire orwellien, la réflexion sur la surveillance s'égare en mauvais diagnostics. De nos routines Instagram aux caméras intelligentes du Xinjiang, des courtiers en données discrets à nos profils Facebook, qu'est-ce qui lie nos destins - en apparence disparate - de citoyens sous contrôle ? Depuis trois siècles, les dispositifs s'éparpillent jusqu'à donner l'illusion de disparaître. Et pourtant, plus présents et intrusifs que jamais, ils font de nous des agents consentants de notre propre enfermement, modifient nos comportements et confisquent nos vies avec le sourire. Nous commandant de forger une nouvelle grammaire pour mieux saisir le monde inquiétant dans lequel nous évoluons tous : une description minutieuse, rigoureuse et à hauteur d'individu des dispositifs qui nous entourent.
Le livre événement d'un des meilleurs analystes de la situation internationale, à paraître simultanément dans le monde entier. Nul ne sait quand la pandémie de Covid-19 se terminera, et en- core moins comment. Nous ne pouvons que spéculer sur son impact politique et économique à long terme. Mais les histo- riens sont clairs : les épidémies sont des événements. La pres- sion considérable qu'elles exercent sur les sociétés rendent visibles des structures latentes qui, en d'autres circonstances, n'apparaîtraient pas aussi clairement. La pandémie que nous vivons aujourd'hui, qui est l'expérience naturelle la plus in- croyable à laquelle nous ayons assisté dans notre vie, a fait du monde un laboratoire social géant. Il est trop tôt, bien su^r, pour tirer des conclusions définitives quant à l'impact durable de cette crise mondiale. Mais ce pe- tit livre en tire sept premières lec ? ons. Chacune fait l'objet d'un chapitre, qui décrit comment elles s'articulent avec le contexte politique, social et économique plus général. Ivan Krastev, l'un des meilleurs analystes actuels de la vie internationale, explore quelques pistes pour anticiper les conséquences politiques, économiques et sociales, de la pan- démie - conséquences à coup su^r considérables.
Le nouveau livre de Jan-Werner Müller, politiste allemand internationalement reconnu. Le libéralisme, historiquement garant des libertés individuelles contre l'autoritarisme, est aujourd'hui perc ? u comme une attitude propre aux élites, une culture qui serait l'apanage des " gagnants de la mondialisation ", d'une population urbaine privilégiée sourde aux difficultés de la majorité. Comment a-t-on pu en arriver là ? Le libéralisme a-t-il toujours été l'affaire de moralisateurs arrogants ? Jan-Werner Mu ? ller montre comment et pourquoi de telles idées se sont imposées une fois la guerre froide terminée, contre toutes les attentes des très triomphalistes libéraux. Puis il élabore, en s'appuyant sur les réflexions de la grande intellectuelle de l'après-guerre Judith Shklar, un " libéralisme d'en bas ", qui serait à même de garantir une existence indépendante et à l'abri de la peur. Un tel libéralisme, montre-t-il dans ces pages singulières et ambitieuses, pourrait étayer de fac ? on tout à fait inédite une politique fondée sur l'idée de sécurité et soucieuse de parer à toute discrimination. Sans doute y a-t-il là une piste pour sortir du vain combat entre " élites libérales " et populistes.
Résumé : Vos cours vous semblent ennuyeux ? Vos études sont trop lointaines ? Vous aimeriez avoir une nouvelle approche de la biologie ? Avec ce volume qui passe en revue tous les domaines de cette discipline, même les plus pointus, révisez vos fondamentaux en vous amusant et révélez le petit génie qui sommeille en vous. Au programme : la biologie moléculaire, les cellules animales et végétales, la respiration cellulaire et la photosynthèse, la génétique, les tissus, les organes, la reproduction, les théories de l'évolution, la classification des êtres vivants, coopération, compétition et écologie. Des illustrations qui éclaircissent les énoncés scientifiques tout en y injectant une bonne dose d'humour. Avec ses mises en situation désopilantes, Larry Gonick parvient à rendre la biologie moderne et passionnante.
Ce livre est l'oeuvre maîtresse de l'un des principaux pionniers de l'éthologie, cette science née de la volonté d'appliquer au comportement animal et humain les interrogations et les méthodes propres à la recherche en biologie. Avec, en ligne de mire, la question de l'information à la base de toute adaptation, innée ou acquise. Un tel objectif - réussir à expliquer tous les processus du vivant - exige une méthodologie rigoureuse qui statue sur les compétences requises pour la recherche et sur les différentes modalités expérimentales: la perception comme moyen de connaissance, l'observation des animaux en liberté, en captivité ou simplement apprivoisés, l'expérience de privation, l'analyse fragmentaire, la recherche phylogénétique, l'homologie... C'est sur la base de ces connaissances que l'auteur dresse un tableau des mécanismes physiologiques et des modifications adaptatives du comportement animal. On a souvent reproché à Lorenz d'appliquer un peu trop rapidement à l'homme les résultats de ses recherches. Mais n'y a-t-il pas une foule de comportements cent fois plus anciens que les nôtres, qui existent en nous et jouent un rôle considérable dans nos actes et dans l'exercice de nos facultés cognitives? L'édifice lumineux mais fragile de notre rationalité, nous avertit-il, repose sur un terrain d'instincts primordiaux que nous partageons avec des créatures bien plus primitives dans l'échelle de l'évolution et avec qui nous devons compter.
Savez-vous que nous n'avons nullement l'apanage de l'orgasme ? Que la mouche stocke la semence de ses partenaires dans diverses " bibliothèques " pour en disposer à sa guise ? Que chez les cousins, la copulation produit le même effet qu'un vibromasseur ? Ce livre dévoile les secrets de la vie sexuelle des animaux, à commencer par l'extraordinaire richesse de forme et de fonctionnement des organes reproducteurs. Mais les chercheurs n'ont pas oublié les humains... Leurs dernières découvertes éclairent d'un jour nouveau notre propre sexualité, ainsi que l'intense " tango évolutif " auquel nous nous livrons sans toujours le savoir. Les études l'ont montré : pour une femme, jouir en même temps que son partenaire serait une façon subtile de le " sélectionner ", car cela augmenterait les chances de procréer. Quant aux centaines de mystérieuses protéines contenues dans le sperme des hommes, elles détourneraient la femme de rivaux potentiels, en obstruant ses voies génitales tout en piratant son système nerveux...
Comment, à partir d'une minuscule cellule unique, est-il possible d'obtenir un organisme aussi complexe que celui d'un être vivant ? Quel phénomène fascinant mène-t-il de l'embryon à l'Homme ? Ces interrogations ont accompagné Nicole Le Douarin tout au long de son parcours scientifique. Cette grande biologiste française s'est notamment distinguée par ses travaux sur les chimères, ces êtres " hybrides " qu'elle a elle-même conçus en associant in ovo des cellules de deux espèces d'oiseaux, la caille et le poulet. Ces manipulations ont permis des avancées remarquables dans la compréhension du développement et de la différenciation des cellules. Dans cet ouvrage, elle revient sur son parcours, ses travaux, sa passion, et nous introduit de manière claire à la biologie du développement, et plus généralement, aux secrets de la vie.