Bargellini Piero ; Carraud Christophe ; Freyrie En
CONFERENCE
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EAN :9791097497859
Je songe depuis longtemps à un livre où l'histoire des formes architecturales ne fasse qu'un avec l'histoire religieuse, civile, politique d'un peuple ; où les oeuvres d'architecture soient interprétées comme des idées incarnées, ou plutôt pétrifiées." Tel est le voeu exprimé par Piero Bargellini en 1934 et réalisé dans ces Virages de pierre (1943) - son livre, écrit-il, le plus important, celui où il a mis le plus de lui-même. Bargellini entend manifester par l'allure de son livre un souci conforme à sa thèse générale : il adopte donc un style volontairement soigné en vue d'un public non-spécialiste, un style volontairement "non-professionnel" qui puisse se révéler comme l'exemple de ce qui est demandé à l'architecture : clarté de son lien avec la vie sociale, devoir de compréhension (refus de l'hermétisme ou de la technicité formelle), fluidité d'une pensée dans laquelle la vie de tous, avec ses exigences de communication, puisse se reconnaître. L'ouvrage procede par evocations successives, qui ont valeur à la fois descriptive et symbolique - car Bargellini, loin de redisposer le cours de l'histoire, suit la succession des temps, ce qui énonce discrètement une idée essentielle, à savoir que les formes ou traductions architecturales ont, quelles que soient leurs différences, à négocier avec ce qui demeure perpétuellement et donc les unit les unes aux autres dans leurs variations mêmes : d'une époque à l'autre, les "dieux" et ce qu'ils désignent, la nature comme physis, donc comme croissance et immensité, la justice, etc., qui sont les catégories transcendantales avec lesquelles les hommes sont aux prises et construisent leur vie et les lieux de leur vie ; celles, aussi bien, avec lesquelles les architectes doivent négocier : car leur tâche n'est pas d'abord de construire des bâtiments, mais de nourrir l'espace social dont ils ont la charge.
Nombre de pages
215
Date de parution
07/05/2026
Poids
330g
Largeur
134mm
Plus d'informations
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EAN
9791097497859
Auteur
Bargellini Piero ; Carraud Christophe ; Freyrie En
Editeur
CONFERENCE
Largeur
134
Date de parution
20260507
Nombre de pages
215,00 €
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Antochiw Michel ; Aubry André ; Bargellini Clara ;
Des clefs pour comprendre ... des milieux naturels extrêmes : forêt tropicale, déserts, mangrove... ; un relief tourmenté : altiplano, sierras, volcans... ; une histoire et une culture doubles - précolombienne et coloniale -, dont la singularité transparaît toujours dans un art de vivre métissé et dans l'architecture, des Mayas aux modernistes. Des itinéraires à parcourir Découvrir le Mexique en 11 circuits : d'une pyramide à l'autre, de patio colonial en chapelle baroque, de forêt de cactus en sierra indienne, des eaux caraïbes aux vagues du Pacifique... Les informations pratiques De A à Z, tous les renseignements utiles pour préparer et réussir son voyage ; une sélection d'hôtels et de restaurants ; les adresses et horaires d'ouverture des lieux à visiter ; 24 pages de cartes.
Antochiw Michel ; Aubry André ; Bargellini Clara ;
Des clefs pour comprendre ... des milieux naturels extrêmes : forêt tropicale, déserts, mangrove... ; un relief tourmenté : altiplano, sierras, volcans... ; une histoire et une culture doubles - précolombienne et coloniale -, dont la singularité transparaît toujours dans un art de vivre métissé et dans l'architecture, des Mayas aux modernistes. Des itinéraires à parcourir Découvrir le Mexique en 11 circuits : d'une pyramide à l'autre, de patio colonial en chapelle baroque, de forêt de cactus en sierra indienne, des eaux caraïbes aux vagues du Pacifique... Les informations pratiques De A à Z, tous les renseignements utiles pour préparer et réussir son voyage ; une sélection d'hôtels et de restaurants ; les adresses et horaires d'ouverture des lieux à visiter ; 24 pages de cartes.
L'ouvrage reprend, dans l'ordre chronologique de leur parution, de 1959 à 1993, des textes majeurs de Giancarlo De Carlo (1919-2005), qui n'ont jamais fait l'objet d'une traduction française ? ; il voudrait ainsi faire mesurer l'ampleur de cette oeuvre et son importance pour qui se soucie de l'espace où il vit Le lecteur est ainsi invité à suivre le parcours et le développement d'une pensée qui commence par prendre ses distances avec l'emprise du Mouvement Moderne et s'achève par une "? méditation pédagogique ? " d'une exceptionnelle qualité sur la tâche de l'architecte aux prises avec toutes les dimensions du lieu, par lesquelles jamais la ville ne devrait perdre de vue la qualité du territoire où elle s'insère. La réflexion sur l'architecture, proposée par un esprit soucieux de précision et essentiellement tourné vers la transmission la plus claire possible au public, aux étudiants, à tous ceux qui ont le goût du lieu où vivre, est si peu séparée de celle sur le contexte physique, géographique, historique, qu'elle prend tout ensemble tournure esthétique et politique ? : Giancarlo De Carlo a souci des conditions mêmes de l'architecture et des domaines que celle-ci doit aborder pour exister pleinement comme architecture : c'est ainsi qu'il se penche aussi bien sur l'université où elle s'enseigne, les débats qui agitent cette dernière dès avant 68, l'administration et les plans que son déploiement urbanistique suppose, les formes et les territoires où elle s'inscrit et qu'elle réinvente, que sur le public auquel elle s'adresse, moyennant l'idée de la "participation" , trop souvent mal comprise, retrouvant ainsi sa dimension d'habitation et de négociation avec l'espace réel où vivre et trouver des raisons de vivre.
Le prestige de l'architecture se mesure à l'aune d'une notion qui, à la différence du beau, de l'utile ou de la construction, est restée dans l'ombre des traités. C'est dans le berceau de l'architecture occidentale, à l'époque où l'art de bâtir était avant tout une offrande, que la dignité se fait jour, avec la colonnade sous fronton, visage du temple hellénique. La force de cette figure du portique laissera une marque si profonde dans les esprits que la production architecturale s'en inspirera au cours des siècles pour entretenir l'image de la dignité, au bénéfice du prince, de l'évêque ou de la collectivité. Percer le secret de cette longévité et de cette universalité conduit à retracer la généalogie des multiples motivations derrière l'acte d'édifier. La dignité, qui a survécu à son premier visage, dont les maîtres modernes ont renouvelé l'expression, est ce au nom de quoi les pouvoirs ont occupé la scène et décoré la ville, mais aussi ce dont le projet architectural s'est nourri pour noyauter les savoirs constructifs, ennoblir la fonction pratique des murs et vaincre la disparité des lignes du plan, de la coupe et de l'élévation par la volonté d'un tout ordonnateur. Elle peut mobiliser un plan souverain, à l'image du naos détaché et autonome, comme l'illustrent la Nouvelle galerie nationale de Berlin de Mies van der Rohe ou la bibliothèque Exeter de Kahn, ou une certaine manière de défier la gravité, que l'on peut observer aussi bien dans les palais des communes italiennes du Duecento que dans la modernité brésilienne - comme la Faculté d'architecture de Sao Paolo d'Artigas -, ou encore l'art de soulever, dont certains projets corbuséens - notamment la Cité radieuse - sont l'éclatante manifestation. Des premières cités occidentales à la ville postmoderne, cette notion éclaire d'un jour neuf les fonctions sociales du beau, mais aussi des notions majeures telles que l'utilité, la gravité, l'échelle, la structure, l'ordre ou le décor. La dignité permet également d'interroger sous un angle inédit les conditions de l'invention, la quête de sens depuis le siècle dernier, la place des modèles dans l'imaginaire des architectes, notre rapport au luxe et à la grandeur et notre attachement aux places dont les bâtiments ont la garde.
Origo Iris ; Dupont Pierre ; Hughes-Hallett Lucy ;
Guerre dans le Val d'Orcia, livre issu du journal que tient Iris Origo en 1943-1944 (Ed. Conférence, 2011), relatait un épisode dramatique de la bataille de Florence. Iris Origo avait accueilli dans sa propriété de La Foce des enfants, réfugiés des villes du nord prises sous les bombardements ? ; mais les Allemands étaient aux portes, étaient dans la propriété même, et il lui fallait conduire les enfants en lieu sûr, alors que la bataille faisait rage. Action discrète et courageuse, qui caractérise toute la vie de l'auteur. C'est cette même dignité et cette même discrétion que l'on retrouve dans le journal antérieur, L'Air se rafraîchit ? ; il embrasse les mois qui vont de mars 1939 à juillet 1940. Rien ici qui soit attention à soi-même ou rumination autocentrée ? : qu'il s'agisse de la vie à La Foce, des conversations avec les paysans de ce sud de la Toscane, des déplacements à Rome dans le milieu diplomatique, de la perception inquiète de l'imminence de la guerre, de l'analyse de la situation italienne ou du portrait de quelques-uns des hiérarques du gouvernement fasciste, les pages d'Iris Origo nous offrent, avec une rare élégance et une précision de regard acérée, un document de premier ordre sur la vie italienne de cette période troublée.
La peinture de Pierre-Yves Gabioud est une recherche poétique de l'accord entre le coeur et la nature. L'artiste, sensible aux beautés des paysages montagneux comme à celles des choses simples, met son art au service de leur révélation. Ses dessins suivent avec l'élégance des paysages chinois le profil d'un sommet, ses gravures saisissent la forme bigarrée des chalets, ses huiles font généreusement refléter la lumière qui frappe la surface noire des peaux de cerises. Ce choix lucide en faveur de la figuration est fondé sur la conviction que l'art a son lieu véritable dans la rencontre de l'intériorité de l'artiste et de l'altérité du monde. Pierre-Yves Gabioud, dans des fusains ou des monotypes, des aquarelles ou des peintures à l'huile, façonne d'oeuvre en oeuvre le lexique pictural où cet accord s'accomplit, un lexique fait de douceur, de profondeur, de fantaisie aussi. Le peintre et son pays reproduit plus d'une centaine d'oeuvres de l'artiste ? : celles-ci s'accompagnent d'un entretien qui vise à en faire connaître l'esprit, ainsi que de deux textes qui reviennent sur l'esthétique et la poétique si singulières et saisissantes de l'art de Pierre-Yves Gabioud.