La scène se situe à St Gerard de Mainville, au Québec, non loin de Montréal. C'est l'histoire de Jocelyn Quevillon (racontée par lui-même) que sa mère contraint à épouser Eliane Laurencelle qu'il n'aime pas. Jocelyn est un incurable paresseux qui se laisse, semble-t-il, ballotter par les évènements, d'où sa résignation au mariage. Le curé Lachapelle est sur le point de bénir cette étrange union quand il est abattu à coups de fusil dans l'église. Panique, fuite des mariés qui se réfugient à Niagara. L'assassin les rejoint, il ne leur veut aucun mal, au contraire, c'est un distingué psychiatre qui a liquidé à l'occasion du mariage un curé pédophile dont il avait eu à souffrir dans son enfance. Tout s'arrange après une multiplicité de d'incidents baroques et l'amour naîtra entre ces deux êtres si peu faits l'un pour l'autre, en dépit des antécédents psychologiques qui pèsent sur la "promise", Eliane, et qu'a tirés au clair le meurtrier. L'histoire est difficile à résumer car tout est dans le ton et l'écriture ; C'est un pur plaisir de lire qui vous prend dès les premières pages, plaisir qui se poursuit tout au long du récit sur lequel on peut faire pleuvoir les épithètes : burlesque, naïf (faussement), bouffon, cocasse, facétieux... L'ennui est une femme à barbe est une chanson, le leitmotive musical du livre... mais, justement cet ennui est le plus désennuyeux des livres. Ce qui est sûr, c'est qu'on rit beaucoup tout au long de ce livre baroque, délirant, qui vous prend par surprise à chaque détour de page.
Nombre de pages
244
Date de parution
17/10/2001
Poids
210g
Largeur
124mm
Plus d'informations
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EAN
9782070420902
Titre
L'ennui est une femme à barbe
Auteur
Barcelo François
Editeur
GALLIMARD
Largeur
124
Poids
210
Date de parution
20011017
Nombre de pages
244,00 €
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«Je vis à Saint-Barnabé, un bled du Canada où même les arbres sont plus moches qu'ailleurs parce qu'ici les gens sont pauvres. En mourant, ma mère a ouvert la portière et elle est tombée dans le fossé. Ça m'agace. Même si je n'ai fait que mon devoir en la tuant parce qu'elle me l'a demandé, il faut que je répare la voiture abîmée et que je repêche le corps dans le fossé avant que les flics ne le trouvent.»
Montréal, 1964. Normand Bazinet est petit pour son âge. Quand sa grand-mère est assassinée avec l'embout d'un parapluie dans son lit à l'Hôtel-Dieu, personne ne pense qu'il pourrait être le coupable. Mais lorsque la police apprend qu'il avait dix ans et non sept, on l'envoie " pour son bien " dans une maison de redressement. A sa sortie, il a un seul désir tout oublier. Ce qui ne l'empêchera pas de passer les vingt-cinq années suivantes à chercher la vérité. Parce qu'autour de lui les gens qu'il aime se mettent à mourir, de plus en plus nombreux. Et même avec entrain, pourrait-on croire.
Je vis à Saint-Barnabé, un bled du Canada où même les arbres sont plus moches qu'ailleurs parce qu'ici les gens sont pauvres. En mourant, ma mère a ouvert la portière et elle est tombée dans le fossé. Ca m'agace. Même si je n'ai fait que mon devoir en la tuant parce qu'elle me l'a demandé, il faut que je répare la voiture abîmée et que je repêche le corps dans le fossé avant que les flics ne le trouvent.
En France, on les appelle des poulets. Aux Etats-Unis, des cochons. Au Québec? Des chiens, même si on a souvent envie de les traiter de "chiens sales". Quand ils font une connerie, pour la cacher ils en font une plus grosse qui devra être dissimulée par une énorme, et celle-là, par une monumentale... Mais si vous trouvez que c'est exagéré, attendez de lire ce qui est arrivé à Carmen Paradis...
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.