Chemin d'avenir. Côte d'Ivoire, la paix soit avec toi !
Barbey Francis ; Mumvwela Clément-Molo
L'HARMATTAN
24,99 €
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EAN :9782296045682
Une certaine opinion sur la tragédie ivoirienne croit avoir identifié et trouvé dans la " France chiraquienne " l'instigatrice exclusive de la crise politico-militaire que traverse la Côte d'Ivoire depuis 2002. Il s'agit visiblement d'une approche discutable et même irresponsable qui tente, en réalité, de présenter Soro Guillaume (ancien chef rebelle et actuel Premier ministre) et les ex-rebelles ivoiriens comme des pantins à la solde de l'ancienne puissance colonisatrice. La thèse que défend l'auteur est que les crises à répétition que connaît la Côte d'Ivoire depuis la mort d'Houphouèt-Boigny en 1993 et qui ont abouti à la guerre de 2002 ne peuvent pas s'expliquer uniquement par la volonté d'une France décidée à ne perdre aucun privilège au profit de nouveaux partenaires économiques de la Côte d'Ivoire. Les vraies raisons sont, pour ainsi dire, endogènes : incohérence politique et refus manifeste des dirigeants successifs à rassembler et à travailler à la coexistence des populations. Et pourtant, affirme l'auteur, il ne s'agit pas d'une fatalité. Une Côte d'Ivoire faite de coexistence pacifique est à la portée de l'ensemble des Ivoiriens. Mais pour cela, il faudrait que les hommes politiques sortent de la logique du pouvoir à tout prix (souvent au prix du sang des autres) et se réapproprient le sens de l'action politique, de l'intérêt général et du bien commun.
Nombre de pages
243
Date de parution
21/12/2007
Poids
255g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296045682
Titre
Chemin d'avenir. Côte d'Ivoire, la paix soit avec toi !
Auteur
Barbey Francis ; Mumvwela Clément-Molo
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
255
Date de parution
20071221
Nombre de pages
243,00 €
Disponibilité
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Francis Barbey est prêtre diocésain et docteur en communication sociale. Dans cet ouvrage il tente de réaffirmer la pertinence du christianisme dans la modernité et l'impossibilité d'exclure celui-ci de la culture qu'il a lui-même fécondé. Certes, historiquement, les fils de l'Église se sont souvent mis en dehors de leur champ de compétence et se sont retrouvés complices des dérives des pouvoirs temporels. Mais pour l'auteur le mystère de l'Église appelle à quelque chose de plus grand....
Cet ouvrage aborde la question du dialogue interreligieux en posant la question de l'appartenance religieuse de Dieu dans un contexte délicat. En effet, le dialogue entre croyants sur l'objet de la foi est une question complexe entre ce qu'on voudrait pour l'ensemble des croyants au nom d'un Dieu qui serait le même pour tous et ce qu'il n'est pas possible de faire. L'auteur souhaite ainsi interroger la complexité du dialogue interreligieux et montrer la façon dont le christianisme en particulier vit son chemin de dialogue au service de la paix et de la fraternité humaine.
A l'occasion du 125e anniversaire de l'évangélisation de la Côte d'Ivoire et du 25e anniversaire de son ordination sacerdotale, Francis Barbey jette un regard renouvelé sur le ministère paroissial des prêtres. En observant et en analysant les pratiques pastorales habituelles et les contextes de leur applicabilité, il en appelle à des évolutions de mentalité et à des changements structurels. Ceci afin de stimuler, au-delà d'une ecclésiologie de communion, une éthique de l'altérité et de parvenir à une vraie praxis de communion dans laquelle la fonction ministérielle ne se présente plus comme un ordre de mérite social et de "primauté spirituelle" sur les laïcs, mais de service, à l'exemple du Bon Pasteur, Jésus Christ.
De plus en plus de prêtres africains viennent en mission en France. Mais comme tous ceux qui quittent " chez eux " pour aller " ailleurs ", ces missionnaires sônt eux aussi confrontés à la question de l'intégration qui, dans ce cas s'impose à eux comme un chemin pertinent pour " rejoindre " leur champ de mission en " esprit et en vérité ". En essayant d'échapper aux discours alarmistes sur l'Eglise de France, Francis Barbey s'efforce de comprendre son champ d'apostolat en accordant un intérêt particulier à la dimension culturelle de l'évangélisation. Il soutient qu'un rapport culturel mal négocié entre évangélisateurs et évangélisés peut devenir un obstacle à l'évangélisation. Comme l'observe Clair Michalon : " une différence culturelle est un obstacle au dialogue si elle n'est pas lue correctement, mais elle devient un formidable outil de communication quand chacun peut déchiffrer celle qui l'unit à son interlocuteur ".
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...