Les protectorats français au Maghreb. De la colonisation à la décolonisation (1881-1956)
Bahri Farid
REGARDS
22,90 €
Epuisé
EAN :9782379391309
Cet essai souligne une période complexe, qui s'étend de 1881 à 1956, par devoir de mémoire. Il s'agit de la présence française dans le beylicat de Tunis et l'Empire chérifien. Lorsque l'on aborde l'histoire coloniale française, on se focalise surtout sur l'Algérie. Pourtant, d'autres régions du Maghreb ont été concernées. La présence coloniale ou les protectorats seront un fait en Algérie, pais aussi en Tunisie et au Maroc. Ce fut compliqué cette réalité politique verra naître une résistance et engendrera des violences armées, policières, politiques, sociales, et les excès n'ont pas cessé avec les indépendances effectives de ces pays. La Tunisie et le Maroc, séparés par les plus de deux millions de kilomètres carrées de l'Algérie vont connaître à bien des égards un destin politique quasi-identique. Et l'Algérie, colonisée par la France en 1830, est en partie responsable de cette destinée commune. En 1881 en Tunisie et en 1912 au Maroc, la France impose un traité de protectorat. Les deux pays financièrement et socialement exsangues, ne peuvent qu'accepter de passe sous le joug de cette "protection" . Une certaine historiographie présente les Protectorats comme des "havres de paix" , par opposition à l'Algérie, terre d'affrontements. C'est faux. Selon l'auteur, une certaine violence y sera omniprésente. C'est le point de vue que tente de livrer cet essai, à travers, notamment, des sources journalistiques de l'époque. Cette période a conduit à des révoltes et à trop de dérapages catastrophiques pour les peuples, même ensuite. On le voit aujourd'hui. Farid Bahri enseigne l'Histoire et a été assistant à l'université de Srathclyde (Glasgow). Il est l'auteur de plusieurs ouvrages et entend rappeler dans cet ouvrage cette poussière que l'on tente de ranger sous le tapis depuis longtemps. Se souvenir appartient à l'éducation. Communication de l'éditeurA : cet ouvrage a toute sa place en ce qu'il met en lumière les dérapages d'une époque, de 1881 à 1959. Toutes les situations dites coloniales, protectorales ou de mandat, pensons à celui des Britanniques au Moyen-Orient jusqu'en 1948, ont conduit à des excès. Ils ont comporté de bons côtés salutaires, pour toutes les parties, dont un aspect éducatif et de progrès, mais ont amené une exploitation, et une oppression, ce qui a nourri la grogne, la résistance et des révoltes. Occuper un territoire est en soi un acte de violence. On le dénonce comme tel aujourd'hui au sujet de la Russie en Ukraine ou en Crimée. Il entraîne une réaction en retour, un choc en retour. Un processus d'indépendance peut tomber entre de mauvaises mains ou pas. On a vu ce qu'il en a été en Egypte avec la création des Frères Musulmans en 1928, une société secrète, aujourd'hui tentaculaire, considérée comme terroriste par les pays du Golfe eux-mêmes. Souvent, mais pas toujours, les indépendances ont conduit à l'avènement de dictatures. Le pouvoir a changé de mains, mais les peuples n'y ont rien ou peu gagné.
Nombre de pages
187
Date de parution
09/04/2024
Poids
230g
Largeur
140mm
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EAN
9782379391309
Titre
Les protectorats français au Maghreb. De la colonisation à la décolonisation (1881-1956)
Auteur
Bahri Farid
Editeur
REGARDS
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140
Poids
230
Date de parution
20240409
Nombre de pages
187,00 €
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Epuisé
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Tanger se situe sur le détroit, entre Atlantique et Méditerranée. Cette position ne cesse d'attirer la convoitise et d'inspirer son histoire. Comptoir phénicien et carthaginois, puis ville romaine, elle vit au rythme des empires méditerranéens jusqu'à échoir aux Arabes musulmans. Son destin, partagé entre Al-Andalus et le Maroc la projette dans une autre mondialité, celle de dar al-islam. Puis, c'est au tour des Portugais et des Anglais de s'en emparer jusqu'au moment où un sultan chérifien réintègre Tanger dans le giron marocain pour en faire sa capitale diplomatique. Légations et consulats s'y installent et les étrangers affluent. Un statut de ville internationale lui est attribué. Ecrivains et milliardaires américains, artistes français et espagnols s'y bousculent. Cet âge d'or mondial dure une trentaine d'années. Que reste-t-il à présent de ces mondialisations anciennes à l'heure où l'ouverture au monde se fait par de nouveaux équipements : port Tanger-Méd et aéroport Ibn Batoutaâ?
Quelle langue parle-t-on au Maroc ? La question paraît anodine. La réponse, pourtant, est loin d'être évidente, tant il y a de langues dans ce pays. Chacune a un rôle bien spécifique mais toutes définissent des projets identitaires bien distincts, qui peuvent être antagonistes. L'auteur analyse chacune d'elles non sur le plan linguistique, qui n'est pas l'objet du livre, mais sur la place qu'elles occupent dans la société marocaine et dans la politique de l'État marocain. Au Maroc, on parle l'arabe, bien sûr, mais celui-ci se décline en différentes versions, dialectale ou classique ? et tous les intermédiaires ?, entre lesquelles l'intercompréhension n'est pas toujours assurée, mais une partie des Marocains s'exprime aussi en berbère (ou amazighe), langue qui possède plusieurs variantes régionales. Le français, voire l'espagnol, hérités de la colonisation, et même aujourd'hui, l'anglais, occupent toujours au Maroc une position incontournable... Ainsi, le jeune Marocain est confronté dès son plus jeune âge à cette surabondance linguistique avec laquelle il devra se débrouiller selon ses aspirations, ses études, sa classe sociale, la région où il vit... Cet empilement de langues est le fruit d'une multitude d'influences culturelles accumulées au cours de 2000 ans d'Histoire et entre lesquelles les Marocains n'ont pas encore su faire des choix définitifs.
Cet ouvrage met l'accent sur une facette méconnue du roi desBelges Léopold II. Souvent, on s'aperçoit d'une méconnaissance de la passionqu?avait le roi Léopold II pour d'autres civilisations. L'historiographieeuropéenne l'associe quasi mécaniquement, à tort ou à raison, au Congo belge.Cet épisode colonial habite la conscience collective. Il a laissé des tracespolémiques. Il a suffi de voir les statues du second roi des Belges qui ont étépeinturlurées ou déboulonnées. Cet ouvrage n'aborde pas tant cesujet que l'intérêt méconnu qu'éprouvait le deuxième roi des Belges pour lacivilisation arabo-musulmane notamment. Cet ouvrage tente dès lors de remettreen perspective la richesse culturelle d'un roi qui ne peut être réduit ni auCongo ni des frasques amoureuses. En soi, c'est une approche inédite. Farid Bahri enseigne l'histoire, après un passage parl?Université de Strathclyde (Glasgow) comme assistant. Il est titulaire d'un DEAd?études anglophones de l'Université de Tours (France) et a préparé une thèse dedoctorat sur le genre du néo-gothique dans la littérature contemporaine enAmérique. Il possède également un Master en Histoire contemporaine obtenu àl?Université Libre de Bruxelles. Il a écrit de nombreux articles, poèmes etnouvelles dans des revues littéraires et historiques telles que Qantara, Din waDunia, le Journal des Poètes, Tel Quel, Nejma ou Zamane. Il collaboreactuellement à Jeune Afrique et au Courrier de l'Atlas. Farid Bahria publié «Tanger, une Histoire-monde du Maroc», aux éditions BiblioMonde, Paris,2022 ; « 1830-1912, l'Empire à l'agonie ; le Maroc au gré de l'Europe », auxéditions La Croisée des Chemins, Casablanca, 2023 ; « Les Protectorats françaisau Maghreb (1881-1956) », aux éditions Regards, Paris, en 2024. Farid Bahri paraît intarissable de connaissances sur le mondearabo-musulman d'Afrique du Nord en ses relations avec l'Europe. Ses nombreuxécrits déclinent une analyse fouillée et documentée qui ne manque pas d'apporterune pierre à l'édifice du savoir historique partagé au profit de tous, avec unevéritable et minutieuse passion. Ses nombreux textes en témoignent.
A priori, rien ne rapproche Maroc et Amérique(s). D'un côté,des républiques démocratiques et chrétiennes, nées de révolutions et dedécolonisations. De l'autre côté, l'Empire chérifien, monarchie multiséculaire,musulmane et de droit divin. Qu'est-ce qui rapproche donc l'Amérique et leMaroc ? L'Atlantique certainement. Barrière jusqu'au XVe siècle,l'océan devient depuis lors espace d'échange. Le sultan MoulayMohammed ben Abdallah (Mohammed III) n'est-il pas le premier souverain du vieuxmonde à reconnaître les États-Unis ? Depuis deux siècles et demi, les naviresaméricains, après l'éprouvante traversée de l'Atlantique, viennent souffler dansles ports marocains. De la Guerre civile à la Guerre froide en passant par lesguerres barbaresques et la Seconde Guerre mondiale, le Maroc est pour l'Amériqueune plateforme incontournable. Ses 3000 km de façade maritime lui ouvrentconjointement la Méditerranée et le Sahara.
Cet ouvrage revisite Diderot. Faut-il faire confiance au destin avec fatalisme ? Ou au contraire user joyeusement de sa liberté et décider de son sort ? Le héros a choisi et il se régale. Ce livre donne envie de renaître aux aînés, à ceux qui pensent avoir fait le tour de l'horloge. «Un Être libre» mélange le vécu et le romancé. Le livre raconte l'histoire d'un entrepreneur optimiste et facétieux qui a réussi dans la mode féminine. Il doit se rendre dans une clinique suisse spécialisée dans le rajeunissement dont il n'a aucunement besoin. Il allonge le voyage à plaisir et profite des rencontres sur le chemin pour donner une leçon de philosophie à son petit-fils. A près de quatre-vingt-dix ans, il brûle de créer une nouvelle entreprise. Au gré des rencontres et des fantaisies, entre Dijon, Lyon et Uzès, via Lausanne, il se pose une question via un mannequin, pourquoi ne pas lancer avec elle une nouvelle entreprise. Et son petit-fils en sera convaincu. Pour tous ceux qui le rencontrent, l'enthousiasme déraisonnable et la ténacité du vieux chef montrent «le chemin». Cet ouvrage est un plaidoyer pour la liberté de décider, ce qui est le propre de l'âge de raison. Il invite à décider de sa vie. L'ouvrage ne manque ni de recul philosophique, ni de tendresse, ni d'humour. Quelle chemin choisir, pour un Être qui se veut Libre? Un ouvrage qui se veut une plaidoirie pour la liberté de la vie plutôt que de subir la fatalité, et qui encourage au partage des valeurs, de la réussite et du bonheur, en toute liberté. Un texte bien écrit qui comporte des éléments romancés et de vécu, un doux mélange qui donne des ailes à la joie de vivre. Et en prime, une visite discrète de «Jacques le Fataliste», de Diderot.
Cette histoire est inspirée, en partie, de faits réels. Un homme est découvert assassiné par balles, sans raisons apparentes, dans son pavillon de la banlieue parisienne. Le commerçant d'objets exotiques était pourtant un citoyen qualifié de modèle par son entourage. Trop peut-être. Qui est la jeune femme aperçue quittant les lieux peu avant le drame ? Est ce la même que l'on retrouve abattue trois jours plus tard à Barbés ? Qui est l'homme avec lequel la victime avait rendez vous le jour de sa mort et qu'il semblait craindre ? Y a t-il un rapport entre ces deux meurtres et celui, par la suite, d'un petit caïd de cités retrouvé mort sur un parking ? Et surtout que viennent faire des francs-maçons dans cette histoire ? Dans cette nouvelle enquête menée par le commandant Clément Chevalier, lui même franc-maçon à la Grande Loge de France, et son groupe, les policiers vont avoir affaire au monde interlope de la prostitution et à celui du banditisme, dans une affaire hors du commun, truffée de fausses pistes et de rebondissements jusqu'au dénouement final totalement inattendu. Points forts : Meurtres mystérieux. Enquête de la Brigade Criminelle. Réseaux de prostitution. Banditisme. Caïds de cités. Prostitution - Drogue - Fausses pistes étranges - Franc-Maçonnerie. Communication de l'éditeur : Jean-Paul Copetti mûrit à travers ses polars aux accents de vécu. Qui sait la part de vérité et de fiction? Qui sait s'il est ou pas le commandant Clément Chevalier, franc-maçon? Ce qui est certain, c'est la qualité de ces enquêtes qui plongent le lecteur dans les milieux glauques, étranges, inquiétants, mais néanmoins réels de la société dans laquelle nous vivons. C'est là toute l'ambition de l'auteur: ouvrir une fenêtre, certes romancés, sur la réalité que l'on côtoie. Il s'agit de son 4e ouvrage du genre.
Un ouvrage qui stigmatise l'ensemble de celles et de ceux qui savent toujours tout sur tout, avec le sérieux humoristique de l'auteur. Le règne de la cuistrerie ou de l'ultracrépidarianisme, serait-il a nos portes ? Christian Doué fait fort, sans jamais se poser en donneur de leçons. Il dénonce les dysfonctionnements d'une société où chacun, à travers les médias et les réseaux sociaux, cherche son heure de gloire, quitte à hurler, vociférer, imaginant faire entendre un message vide de sens ! Le Cri de Munch est éloquent parce que silencieux. Le vacarme, en revanche, est inaudible ! Cet ouvrage souligne et tourne en dérision la pensée fabriquée par les réseaux sociaux et les médias. Il se veut une grande bulle d'oxygène par rapport à une ambiance anxiogène défaitiste d'une certaine pensée unique ou du chacun dit "la vraie vérité", n'importe laquelle en réalité. Ce livre montre l'absurdité d'une époque où les compétences sont battues en brèche par des manipulateurs de tout poil. La critique remplace le raisonnement, le compromis devient compromission, le droit à la parole se transforme en cacophonie, et les plus faibles en payent le prix fort. La société d'aujourd'hui voit naître chez beaucoup de citoyens ordinaires, mais qui savent tout, des experts en économie, en finances, en médecine, et à vrai dire, en n'importe quoi. Les notions de " liberté ", de " laïcité " et de " démocratie " sont réinterprétées dès lors que les décisions dérangent une partie de la population. Ces idées sont relayées par un populisme fervent qui a repris des couleurs ces dernières années, en flattant l'individualisme des uns et des autres. L'auteur va même imaginer un complot de "sachants" qui veulent destituer Dieu au ciel. Points forts : esprit critique - manipulation des esprits - individualisme - réseaux sociaux - Jardin d'Eden - Dieu - les faux experts - cacophonie - liberté - démocratie - laïcité - populisme. L'auteur met en scène un jeune homme, cadre dynamique dans une quelconque société commerciale. A la suite d'une bringue mémorable, passablement éméché, de retour dans son appartement, il sombre dans un sommeil profond. Au réveil, à sa grande surprise, il ne reconnaît pas sa chambre ! Et pour cause ! Il est au ciel ! Les personnages qu'il croise ne le voient pas. Pour eux, il n'existe pas ! Mais lui, il les entend, et il surprend des conversations qui le laissent pantois ! Un complot se trame au ciel, pour destituer Dieu lui-même ! Le voilà spectateur impuissant obligé d'assister à l'élaboration de ce crime blasphématoire, sans pouvoir lever le petit doigt et empêcher cette sédition infâme ! Son angoisse l'emporte dans les nues qui le conduisent au jardin d'Eden. Là, il revit ! On le voit, on lui parle ! Il existe. Il y fait de merveilleuses rencontres, même celle d'un homme de Néandertal ! Mais ses préoccupations le ramènent sur les lieux maudits de la catastrophe programmée. Comment tout cela va-t-il se terminer ? Pour Dieu ? Pour lui ? Peut-on, après avoir vécu ces événements extraordinaires, reprendre le cours de sa vie, normalement ?
Un récit témoignage. Les auteurs sont tous deux nés à Paris. Farid et Phil ont de nombreux points communs : même âge, nés à Paris tous les deux, fans de moto et des Stones. Ils ont été en conflit avec leurs parents et sont athées tous les deux. Certes Farid est un grand sportif, et Phil pas du tout. Mais Farid ajoute que la seule vraie différence entre eux, c'est que lui est un Français " deux souches ", il est franco-algérien. Ils se sont rencontrés lorsque Farid était sous l'uniforme et lorsque Philippe était coopérant. Leur amitié n'a jamais cesser de s'amplifier. Un superbe exemple de différence qui rapproche. Deux histoire qui en font une. Deux parisiens, dont un franco-algérien pour des raisons administratives. Deux vies différentes, deux approches, et deux expériences, mais une amitié qui rassemble et qui dure au point qu'un livre en jaillit. Le descriptif de cette amitié dans l'ouvrage des deux auteurs transpire à chaque page dont on se délecte.