Le ministère public en matière civile et commerciale au Mali
Bagayoko Diakaridia ; Guèdègbé Samson Igor Bidosse
L'HARMATTAN
45,00 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782336555621
L'identité affichée du ministère public est, considérablement, en discordance avec celle exacte de cet organe judiciaire. Cela est perceptible surtout lorsque l'on s'intéresse aux attributions véritables des officiers du ministère public en droit malien. Sur ce terrain, le constat est facilement fait de l'indifférence des parquetiers pour les affaires civiles et/ou commerciales, dans les prétoires voire au-delà. Tout cela aboutit à la conclusion que le rôle du ministère public est tant occulté que délaissé, en matière civile et commerciale au Mali, au profit essentiellement de ses attributions pénales. Un tel effacement dans ces matières explique, par ailleurs, qu'il n'existe guère de ministère public dans l'architecture judiciaire de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) ou encore de celle de l'Organisation pour l'Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA). Quant à la Cour de justice de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), cette autre juridiction communautaire, à la différence des deux premières, consacre un parquet a minima. Or, les officiers du ministère public sont immanquablement appelés à défendre les intérêts de la société et des plus faibles, au nom de l'intérêt général ainsi que de l'ordre public. Cela vaut, dans une certaine mesure déjà, en droit interne et devrait, également, valoir en droit communautaire.
Nombre de pages
450
Date de parution
28/08/2025
Poids
680g
Largeur
155mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782336555621
Auteur
Bagayoko Diakaridia ; Guèdègbé Samson Igor Bidosse
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Date de parution
20250828
Nombre de pages
450,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
L'étude de M. Sidy Lamine Bagayoko compare les conditions d'existence des écoles communautaires en milieu urbain et rural au Mali. En combinant une série d'enregistrements filmiques (entre 2008 et 2012) à une lecture attentive d'études chiffrées, l'auteur nous montre qu'une politique d'éducation de qualité est gage de stabilité et d'émancipation collective. Le manque de formation, en effet, peut empêcher une classe d'âge de relever les défis auxquels elle se retrouve confrontée. Les risques de déstabilisation et de stagnation peuvent ainsi découler de mauvaises politiques publiques d'éducation.
Les phénomènes conflictuels tels qu'ils se sont manifestés en Afrique de l'Ouest depuis le début des années 1990 (conflits libérien, sierra léonais, ivoirien, bissau-guinéen), constituent un défi pour les politiques de sécurité occidentales. L'élargissement du concept de sécurité, mis en avant par de nombreux théoriciens des relations internationales, s'est traduit en France et aux États-Unis par une diversification des instruments mobilisés dans le cadre des programmes de coopération, qui ne ressortissent plus désormais du seul registre militaire. Cet ouvrage propose tout d'abord une réflexion sur le type de conflictualité que l'on constate actuellement au sein de la sous-région ouest-africaine et sur les mécanismes de prévention et de gestion des conflits qui y prévalent, particulièrement le fonctionnement de la CEDEAO et de sa force de paix, l'ECOMOG. Il offre par ailleurs un cadre d'analyse méthodologique pour les stratégies telles qu'elles sont aujourd'hui conçues en France et aux États-Unis, en mettant en évidence des paramètres tels le déroulement des processus de décision, les approches doctrinales et opérationnelles, les cultures stratégiques des deux pays. Est également menée une réflexion synthétique sur l'état des études stratégiques et soulignée la pertinence de perspectives analytiques, trop souvent négligées par ce domaine de recherche, à l'instar de la sociologie des relations internationales.
La production des normes sécuritaires est un effet de la globalisation qu'elle produit et renforce à la fois. D'où son apparence de nécessité absolue, indiscutable et indiscutée. Les Etats et les ONG se présentent comme des producteurs particulièrement visibles de normes sécuritaires pour la plupart formulées par des instances du Nord en direction de pays du Nord et du Sud, ces derniers apparaissant désormais comme des symboles d'insécurité. Cet ouvrage se penche sur la production des normes sécuritaires considérées à travers les outils de la science politique et de la sociologie. C'est dire qu'il envisage les normes sécuritaires du double point de vue de la puissance étatique et multilatérale aussi bien que sous l'angle des normes et valeurs sociales qui donnent sens à la sécurité entendue dans ses multiples dimensions sectorielles. Après un essai de généalogie des normes sécuritaires, les tentatives de régulation multilatérale sont analysées. Le rôle des acteurs non-étatiques, telles les ONG, les sociétés multinationales et les compagnies de sécurité privées, est ensuite abordé. L'exemple de la sécurité sanitaire illustre les approches sectorielles de la sécurité. Enfin, la réappropriation des normes sécuritaires au niveau local permet de mesurer la distance qui sépare les normes globales abstraites de leur mise en application par les sociétés sur le terrain.
Fieschi Marius ; Bagayoko Cheick Oumar ; Toumanion
L'intelligence artificielle au service des systèmes de santé en Afrique propose une analyse rigoureuse des conditions nécessaires à une intégration efficace et responsable de l'IA dans les systèmes de santé africains. Après un retour sur l'histoire de l'IA en médecine, en s'appuyant sur un état des lieux du contexte africain, et une réflexion approfondie sur les données, la gouvernance et l'éthique, les auteurs montrent que la réussite de l'IA en santé dépend avant tout de la maturité des systèmes d'information. L'ouvrage offre des repères essentiels pour concevoir des stratégies durables, centrées sur le patient et respectueuses de la souveraineté numérique. Destiné aux décideurs, professionnels de santé, aux étudiants des écoles de santé et d'informatique et aux différents acteurs du numérique, ce livre constitue une référence pour penser une intelligence artificielle en santé pour l'Afrique et par l'Afrique.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...