Les profondeurs et les replis de l'antiquité sont comme séparés de la mémoire et de la clarté des siècles suivants par le voile des fables". Pan, ou la Nature ; Persée, ou la Guerre ; Orphée, ou la Philosophie , Sphinx, ou la Science, les Sirènes, ou le Plaisir... Dans cet ouvrage singulier, publié en 1609, le promoteur de la "grande restauration" des savoirs se livre à l'interprétation des mythes - fables - de la tradition gréco-latine. Mais en restituant la "sagesse des anciens", Bacon expose d'abord, avec une grande vigueur et rigueur, sous une forme particulièrement attractive, sa propre pensée, envisagée dans ses multiples orientations : philosophie de la nature, conception de la science, morale, politique ... Cette nouvelle traduction du texte latin est précédée d'une étude introductive consacrée aux fonctions et enjeux de l'audacieuse et complexe entreprise mythographique.
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Date de parution
03/05/2000
Poids
190g
Largeur
215mm
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EAN
9782711613021
Titre
LA SAGESSE DES ANCIENS
ISBN
271161302X
Auteur
BACON
Editeur
VRIN
Largeur
215
Poids
190
Date de parution
20000503
Nombre de pages
0,00 €
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Résumé : Londres, l'hiver. Aller à la rencontre de Francis Bacon, entamer l'ultime dialogue auquel il a consenti. Pourtant il dira: "On ne peut parler de peinture. On ne peut pas." Prévenance de géant, humilité du labeur. Or il parlera, autrement qu'attendu mais il parlera, dans le clair-obscur de l'atelier, au détour de la rue, dans la nuit des pubs, jusqu'à retourner les questions. L'enfance, les amis et les rencontres, l'art et la création, encore et toujours le travail: il ne le sait pas - nul ne peut alors le savoir - mais à quelques semaines de sa disparition, il compose le plus libre et le plus étonnant des témoignages cousu en coin de sa vie, posé en regard de son oeuvre. À travers le mythe transparaît enfin l'homme. Et Bacon, qui aura dominé la peinture dans ce siècle et par-delà, délivre sans compter ce qu'il nous faut nommer son testament.
Le savoir dérivé d'Aristote, s'il est soustrait au libre examen, ne montera pas plus haut que le savoir qu'Aristote avait." Dans les arts mécaniques, le début est grossier puis l'on développe et perfectionne - ce que Bacon baptise ici "progrès". S'il n'en va pas de même pour les savoirs, c'est que, dans la société, la science est une grande incomprise. Que faire pour y remédier ? Bien des choses, et d'abord convaincre l'Etat de s'en mêler. Publié en anglais en 1605, Du progrès n'a connu jusqu'ici qu'une traduction française, en 1624. La phrase qui recommande le libre examen d'Aristote y a été censurée, comme tout ce qui touche à la scolastique. Bacon lui-même, en se faisant traduire en latin pour le Continent, expurge son livre. L'audace intellectuelle de l'original n'avait donc pas encore vraiment franchi la Manche. L'essentiel fut cependant entendu de tous au XVIIème siècle : les sciences, produites par l'effort humain, doivent être distinguées de la religion.
Bacon Francis ; Le Doeuff Michèle ; Llasera Margar
Francis Bacon (1560-1626), philosophe et homme politique, auteur de Du progrès et de la promotion des savoirs et du Novum Organum, laissa à sa mort une Atlantide inachevée, que son chapelain s'empressa de publier.La Nouvelle Atlantide : le rêve d'une société par et pour la science ; le premier tracé - utopique - de ce qu'on nommera plus tard l'Etat-providence ; une île des mers du Sud où se combinent les souvenirs de l'Ancien Testament et le projet d'une épistémologie neuve que Bacon cherchait à promouvoir ; une description de parcs zoologiques qui semble inaugurer la science-fiction ; une fête de la Famille où l'on vénère un père prolifique tandis que la mère reste cachée...Le philosophe qui avait pensé une organisation collective de la recherche en déclinerait ici les attendus éthiques, politiques et surtout imaginaires.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.