L'armée de Dreyfus. Une histoire politique de l'armée française de Charles X à l' "Affaire"
Bach André
TALLANDIER
27,00 €
Épuisé
EAN :9782847340396
L'Histoire a surtout retenu un sabre brisé, un exil sur les terres du diable, un écrivain épris de justice qui fit couler l'encre à l?époque où beaucoup auraient préféré le sang? L'Affaire Dreyfus, un imbroglio militaro-judiciaire digne du théâtre de Guignol qui a déchaîné les passions et provoqué une profonde scission dans la société française.Dreyfus coupable, Dreyfus innocent, tout a été dit et son contraire, analysé, discuté, décortiqué. Une piste, pourtant, n'avait pas encore été véritablement explorée dans ce dossier: l'armée. Cette armée de la République qui a accueilli Dreyfus, qui l'a formé, qui l'a accusé, qui l'a condamné, qui l'a enfin réhabilité.Une histoire politique de l'armée française pour expliquer l'Affaire, voilà le caractère novateur de cet ouvrage qui opère un véritable renversement de perspective par rapport à ce drame national.Le général André Bach, ancien chef du service historique de l'armée de terre, s'emploie à rechercher dans l?évolution socioculturelle de l'armée française, durant la seconde moitié du XIXe siècle, les éléments qui ont favorisé la réticence de ses membres à admettre l'innocence de Dreyfus en son temps, et peut être encore pour certains d'entre eux, aujourd'hui. Il dresse un vaste bilan des pratiques et structures de l'armée française, brosse le portrait des officiers généraux qui ont fait le choix de sacrifier le capitaine Dreyfus. Il se penche également sur les conflits politiques et idéologiques qui ébranlaient alors la société, le profond traumatisme de la défaite de 1870, les luttes de pouvoirs aux plus hauts niveaux de l?état-major, les liens trop étroits entre politiques et militaires...Ouvrage appelé à marquer l'historiographie de cette époque, L'Armée de Dreyfus s'appuie sur une multitude de sources ? circulaires, mémoires, correspondances, documents privés ?, et sur le fameux "dossier secret" dont bon nombre de pièces n'avaient jusqu'ici jamais été portées à la connaissance du public.
Nombre de pages
622
Date de parution
01/04/2004
Poids
662g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782847340396
Titre
L'armée de Dreyfus. Une histoire politique de l'armée française de Charles X à l' "Affaire"
Auteur
Bach André
Editeur
TALLANDIER
Largeur
145
Poids
662
Date de parution
20040401
Nombre de pages
622,00 €
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Résumé : C'est à partir de ces mois-là qu'on a commencé à fusiller des troupiers pour leur remonter le moral, par escouades, et que le gendarme s'est mis à être cité à l'ordre du jour pour la manière dont il faisait sa petite guerre à lui, la profonde, la vraie de vraie. La scène se passe quatre semaines après le début de la guerre et c'est Louis-Ferdinand Céline qui la raconte (Voyage au bout de la nuit, 1932). A l'époque, personne n'ignore la vérité. Mais, depuis Bardamu, on a récrit l'histoire. Et s'il est aujourd'hui question de mutineries, d'exécutions massives et de fusillés pour l'exemple, l'action se passe toujours en 1917 sur fond de guerre lasse et de contamination révolutionnaire. Ce livre revient sur la chronologie singulièrement distordue de ces sentiers de la gloire. A partir de sources neuves, il démontre comment une justice d'exception s'est enclenchée dès avant la Marne, dans les tout premiers mois de la guerre. Encouragé par l'exécutif, soutenu par le politique, ce blanc-seing donné à l'armée allait pulvériser le droit au nom d'une sanglante justice de l'honneur. Couronnement d'une vie consacrée à la chose militaire, l'ouvrage du général André Bach va durablement marquer l'historiographie de la Grande Guerre. En détaillant un à un les dossiers de ces Poilus de la honte, en recoupant sources et données, l'ancien chef du Service historique de l'armée de terre décrit la guerre à l'état brut, dans sa violence nue. Un livre gênant mais nécessaire.
André Bach, général, ancien directeur du Service historique de l'armée de terre, a notamment écrit Fusillés pour l'exemple, 1914-1915 (2003). Il est par ailleurs vice-président du Collectif de recherche international et de débat sur la guerre de 1914-1918 (CRID 14-18).
Les poilus ne sont pas tous tombés au champ d?honneur, fauchés par les balles allemandes ou par un obus de 155 mm fabriqué dans une usine de la Ruhr. Certaines de ces armes étaient françaises, elles avaient pour "ambition" de rétablir la discipline, de faire passer l?envie aux survivants de baisser les armes, de crier leur lassitude d?une guerre qui les laminait? La condamnation puis l?exécution de soldats français sont longtemps restées associées aux mutineries de l?année 1917, après l?échec de l?offensive du Chemin des Dames. En réalité, cette justice d?exception a été appliquée dès les premiers temps du conflit, après la Marne, lorsque l?état-major redoutait de voir les hommes flancher face à l?enlisement du conflit.
Le 6 août 1914, Henri Despeyrières, âgé de 21 ans, quitte Toulouse avec sa compagnie en direction des frontières de l'Est. Durant les treize mois que dure sa guerre, il envole régulièrement des lettres à ses parents, une famille de cultivateurs aisés de Montflanquin (Lot-et-Garonne). A peine sorti de l'adolescence, élevé dans un milieu catholique conservateur, il imagine partir pour une grande aventure et donner une bonne rossée aux Prussiens. La découverte de la réalité des premiers affrontements est une épreuve traumatisante. Bientôt, il faut se résigner à une guerre qui semble de plus en plus absurde : " Que c'est malheureux de se tuer entre jeunes hommes de " mourir à vingt ans ", écrit Henri Despeyrières. Ce faisant, il annonce son propre sort puisqu'il figure parmi les disparus de son régiment, en Argonne, le 8 septembre 1915. Il est l'un des 250 000 soldats français dont on n'a jamais retrouvé le corps... Alexandre Lafon, en présentant les lettres d'Henri Despeyrières, revient sur les traces laissées par les combattants et sur l'écriture de leur expérience. Cette correspondance, témoignage brut non remanié, nous plonge dans la vie quotidienne d'un homme dans la guerre avec l'authentique sincérité et le courage poignant de ceux qui l'ont vécue.
Plus de quatre-vingts ans après sa disparition, le régime de Vichy continue de hanter notre mémoire collective. En quelques jours, en juillet 1940, la République s'est effondrée. Derrière le maréchal Pétain, héros national devenu chef de l'Etat français, et le politicien sans scrupules Pierre Laval, des opportunistes jouant la carte allemande et des doctrinaires d'extrême droite prennent le pouvoir. La dictature s'installe, pour le pire. Optant pour la collaboration politique en 1940, choisissant la voie du crime antisémite en 1942, le gouvernement finit par dresser quasiment toute la population contre lui. Cette page sombre est ici racontée comme jamais auparavant, à partir d'archives inédites, des derniers témoignages exhumés et d'approches historiques renouvelées, attentives aux ressorts psychologiques, à la complexité des parcours et aux marges de manoeuvre des acteurs. Au fil de la lecture, apparaît ainsi un tableau pénétrant et contrasté. L'ouvrage montre à la fois la fuite en avant et l'aveuglement égotiste des principaux dirigeants du régime pétainiste, la mise en oeuvre de politiques criminelles parfois tempérée par des fonctionnaires formant une véritable zone grise au coeur de l'Etat, et une opinion publique longtemps attentiste mais inclinant en faveur des Alliés. Une réflexion puissante sur les conséquences funestes de l'amoralité en politique et des conclusions historiques qui interrogent notre présent.
Entre 1618 et 1648, l'Europe est en prole à l'une des guerres les plus meurtrières de son histoire. Les premiers heurts de la guerre de Trente Ans éclatent en Bohême en 1618. Ce qui semble au départ n'être qu'un acte de rébellion de nobles contre l'empereur dégénère en un conflit à l'échelle européenne. Durant trois décennies, le continent est le théâtre de violences sans précédent qui auraient décimé 15 à 20 % de la population du Saint-Empire. Il était impératif de poser les règles d'une paix durable ; c'est ce que firent les traités de Westphalie en 1648. Dans cette somme inédite, Claire Gantet réalise la première approche globale de la guerre de Trente Ans. A travers un récit enlevé, elle met en lumière le rôle des hommes et des femmes qui, d'emblée, cherchèrent à limiter et encadrer l'exercice de la force. Ce livre renouvelle notre compréhension de la violence et de la portée de cette guerre à l'échelle européenne.
Les trois Etats baltes - Estonie, Lettonie, Lituanie - ont-ils joué un rôle déterminant dans la chute de l'URSS ? Se sentent-ils pleinement Européens ? La Chine est-elle un partenaire important ? L'enclave russe de Kaliningrad inquiète-t-elle la Lituanie ? Membres de l'Union européenne et de l'OTAN depuis 2004, les pays baltes sont passés en trente-cinq ans du statut d'Etats rayés de la carte, à l'issue de la Seconde Guerre mondiale, à celui de pays qui comptent sur la scène européenne. Alors qu'ils partagent au total près de 800 kilomètres de frontières avec la Russie, leur position géographique les place au coeur du dispositif sécuritaire de l'Alliance atlantique. Leur expérience de la Russie, leur dynamisme, leur modèle numérique avancé et leur capacité à peser sur les débats européens, notamment en soutien à l'Ukraine, font des pays baltes un exemple de résilience démocratique. Conscients de leurs fragilités, ils nous alertent depuis longtemps sur la menace russe : pressions politiques, présence de minorités russophones, sabotages des infrastructures énergétiques et de connectivité, manipulations informationnelles... En 100 questions clés, voici une analyse passionnante des défis à relever par ces trois pays situés sur la ligne de front d'une possible confrontation avec Moscou et dont les Européens devraient s'inspirer.