C'est à partir de ces mois-là qu'on a commencé à fusiller des troupiers pour leur remonter le moral, par escouades, et que le gendarme s'est mis à être cité à l'ordre du jour pour la manière dont il faisait sa petite guerre à lui, la profonde, la vraie de vraie. La scène se passe quatre semaines après le début de la guerre et c'est Louis-Ferdinand Céline qui la raconte (Voyage au bout de la nuit, 1932). A l'époque, personne n'ignore la vérité. Mais, depuis Bardamu, on a récrit l'histoire. Et s'il est aujourd'hui question de mutineries, d'exécutions massives et de fusillés pour l'exemple, l'action se passe toujours en 1917 sur fond de guerre lasse et de contamination révolutionnaire. Ce livre revient sur la chronologie singulièrement distordue de ces sentiers de la gloire. A partir de sources neuves, il démontre comment une justice d'exception s'est enclenchée dès avant la Marne, dans les tout premiers mois de la guerre. Encouragé par l'exécutif, soutenu par le politique, ce blanc-seing donné à l'armée allait pulvériser le droit au nom d'une sanglante justice de l'honneur. Couronnement d'une vie consacrée à la chose militaire, l'ouvrage du général André Bach va durablement marquer l'historiographie de la Grande Guerre. En détaillant un à un les dossiers de ces Poilus de la honte, en recoupant sources et données, l'ancien chef du Service historique de l'armée de terre décrit la guerre à l'état brut, dans sa violence nue. Un livre gênant mais nécessaire.
Nombre de pages
618
Date de parution
28/10/2003
Poids
710g
Largeur
145mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782847340402
Titre
Fusillés pour l'exemple 1914-1915
Auteur
Bach André
Editeur
TALLANDIER
Largeur
145
Poids
710
Date de parution
20031028
Nombre de pages
618,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
L'Histoire a surtout retenu un sabre brisé, un exil sur les terres du diable, un écrivain épris de justice qui fit couler l'encre à l'époque où beaucoup auraient préféré le sang? L'Affaire Dreyfus, un imbroglio militaro-judiciaire digne du théâtre de Guignol qui a déchaîné les passions et provoqué une profonde scission dans la société française.Dreyfus coupable, Dreyfus innocent, tout a été dit et son contraire, analysé, discuté, décortiqué. Une piste, pourtant, n'avait pas encore été véritablement explorée dans ce dossier: l'armée. Cette armée de la République qui a accueilli Dreyfus, qui l'a formé, qui l'a accusé, qui l'a condamné, qui l'a enfin réhabilité.Une histoire politique de l'armée française pour expliquer l'Affaire, voilà le caractère novateur de cet ouvrage qui opère un véritable renversement de perspective par rapport à ce drame national.Le général André Bach, ancien chef du service historique de l'armée de terre, s'emploie à rechercher dans l'évolution socioculturelle de l'armée française, durant la seconde moitié du XIXe siècle, les éléments qui ont favorisé la réticence de ses membres à admettre l'innocence de Dreyfus en son temps, et peut être encore pour certains d'entre eux, aujourd'hui. Il dresse un vaste bilan des pratiques et structures de l'armée française, brosse le portrait des officiers généraux qui ont fait le choix de sacrifier le capitaine Dreyfus. Il se penche également sur les conflits politiques et idéologiques qui ébranlaient alors la société, le profond traumatisme de la défaite de 1870, les luttes de pouvoirs aux plus hauts niveaux de l'état-major, les liens trop étroits entre politiques et militaires...Ouvrage appelé à marquer l'historiographie de cette époque, L'Armée de Dreyfus s'appuie sur une multitude de sources ? circulaires, mémoires, correspondances, documents privés ?, et sur le fameux "dossier secret" dont bon nombre de pièces n'avaient jusqu'ici jamais été portées à la connaissance du public.
Les poilus ne sont pas tous tombés au champ d?honneur, fauchés par les balles allemandes ou par un obus de 155 mm fabriqué dans une usine de la Ruhr. Certaines de ces armes étaient françaises, elles avaient pour "ambition" de rétablir la discipline, de faire passer l?envie aux survivants de baisser les armes, de crier leur lassitude d?une guerre qui les laminait? La condamnation puis l?exécution de soldats français sont longtemps restées associées aux mutineries de l?année 1917, après l?échec de l?offensive du Chemin des Dames. En réalité, cette justice d?exception a été appliquée dès les premiers temps du conflit, après la Marne, lorsque l?état-major redoutait de voir les hommes flancher face à l?enlisement du conflit.
André Bach, général, ancien directeur du Service historique de l'armée de terre, a notamment écrit Fusillés pour l'exemple, 1914-1915 (2003). Il est par ailleurs vice-président du Collectif de recherche international et de débat sur la guerre de 1914-1918 (CRID 14-18).
Le 6 août 1914, Henri Despeyrières, âgé de 21 ans, quitte Toulouse avec sa compagnie en direction des frontières de l'Est. Durant les treize mois que dure sa guerre, il envole régulièrement des lettres à ses parents, une famille de cultivateurs aisés de Montflanquin (Lot-et-Garonne). A peine sorti de l'adolescence, élevé dans un milieu catholique conservateur, il imagine partir pour une grande aventure et donner une bonne rossée aux Prussiens. La découverte de la réalité des premiers affrontements est une épreuve traumatisante. Bientôt, il faut se résigner à une guerre qui semble de plus en plus absurde : " Que c'est malheureux de se tuer entre jeunes hommes de " mourir à vingt ans ", écrit Henri Despeyrières. Ce faisant, il annonce son propre sort puisqu'il figure parmi les disparus de son régiment, en Argonne, le 8 septembre 1915. Il est l'un des 250 000 soldats français dont on n'a jamais retrouvé le corps... Alexandre Lafon, en présentant les lettres d'Henri Despeyrières, revient sur les traces laissées par les combattants et sur l'écriture de leur expérience. Cette correspondance, témoignage brut non remanié, nous plonge dans la vie quotidienne d'un homme dans la guerre avec l'authentique sincérité et le courage poignant de ceux qui l'ont vécue.
Au commencement, ce n'était qu'une histoire de conquêtes, d'empire et de liberté. Une histoire de fractures, de révolte et de crise. En somme, une histoire de colonisation républicaine.À la fin de la Seconde Guerre mondiale, le colonisateur français commence à être perçu comme l'agresseur. La naissance des nationalismes en Extrême-Orient et plus encore l'arrivée des communistes au pouvoir en Chine transforment alors une guerre d'indépendance en un inextricable conflit international.De la conquête coloniale, au XIXe siècle, à 1949, le premier opus des Guerres d'Indochine retrace les fondements historiques de la présence française jusqu'à l'engrenage du conflit international.Notes Biographiques : Philippe Franchini est l'auteur d'une vingtaine d'essais historiques et romans. Il a notamment coécrit, avec Alain Missoffe, Femmes de fer. Elles ont incarné la saga Wendel (Tallandier, 2020).
Espagne, 1936 : le général Franco déclenche un coup d'Etat contre le gouvernement de Front populaire qui plonge le pays dans une guerre civile de près de trois années. Cette guerre a fait plusieurs centaines de milliers de morts, hommes, femmes et enfants, et jeté sur les routes plus d'un demi - million de réfugiés, contraints à l'exil. L'auteur démontre, point par point, en quoi cette guerre civile a mis en oeuvre toutes les logiques et pratiques de l'extermination de masse : exécutions sommaires par milliers, procès factices, torture et viols systématiques, emprisonnements abusifs...
1er février 1767. Une jeune paysanne embarque sur la flûte l'Etoile pour une expédition commandée par le comte Louis-Antoine de Bougainville. Elle s'appelle Jeanne, mais c'est sous le nom de Jean qu'elle se présente à l'équipage, travestie en valet. Désormais passagère clandestine, elle espère réaliser son rêve : accomplir le tour du monde. Aucune fée ne s'est penchée sur le berceau de Jeanne : son père est pauvre et sa mère meurt peu après sa naissance. Mais sa rencontre avec le naturaliste Philibert Commerson bouleverse le cours de sa vie. Elle découvre grâce à lui que sa connaissance des plantes, acquise pendant son enfance paysanne, peut être utile à la science ; ainsi devient-elle une "botaniste exercée". Quand son amant est envoyé par Louis XV pour accompagner Bougainville, elle le suit malgré l'interdiction d'avoir des femmes à bord sur les vaisseaux du roi. Elle affronte l'inconnu, les forêts tropicales du Brésil, les immensités glacées de la Terre de Feu, les nuits torrides des îles Sous-le-Vent. Elle doit surtout déjouer les soupçons des matelots intrigués par son visage aux joues trop lisses... D'archive en archive, depuis les monts du Morvan jusqu'à l'île Maurice, Christel Mouchard est partie sur les traces de Jeanne Barret. Elle nous révèle le destin exceptionnel d'une femme intelligente et téméraire, qui a osé s'aventurer au-delà des limites du possible.
Paris, août 1945 : le maréchal Pétain, ex-chef de l'État français, assiste, muré dans le silence, à son procès. Nuremberg, novembre 1945 : vingt et un dignitaires du IIIe Reich prennent place sur le banc des accusés. Jérusalem, avril 1961 : Adolf Eichmann répond devant un tribunal israélien de sa participation à la Solution finale. Envoyé spécial de France-Soir, Joseph Kessel met ici son talent exceptionnel d'homme de lettres au service d'un récit dramatique où la justice rencontre l'histoire.