Au début du XXIe siècle, l'Afrique se trouve dans les structures entrelacées d'un système mondialisé et mondialisant qui s'articule aujourd'hui autour de l'économie libérale, sur l'interconnexion de grands systèmes techniques et où la maîtrise des nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) est devenue essentielle. Dans le contexte de la mondialisation, le développement des NTIC est désormais irréversible et constitue l'enjeu économique majeur du marché global de l'information en tant que bien marchand. Interne en est le fer de lance. Le réseau est au centre des stratégies et des technologies de la communication. n en est la figure de proue, l'épine dorsale et constitue le c?ur, le carrefour et la synthèse de la grande mutation en cours. L'introduction de l'Internet en Afrique a suscité beaucoup d'enthousiasme et d'espoir pour les entreprises privées et les administrations publiques qui convoitent un réel développement économique, mais aussi pour certains particuliers.L'Afrique comme la planète tout entière n'échappent pas au développement de l'Internet. En 1996, quatre pays étaient connectés au réseau. En 2002, ils sont plus d'une cinquantaine à disposer d'accès au cyberespace. Si en quelques années, le réseau Internet est devenu le plus grand réseau informatique mondial, l'évaluation de son emprise est difficile en Afrique. Ce livre propose une première évaluation et une analyse inédite sur l'introduction et le développement du réseau sur le continent, mais aussi sur les internautes, sur les usages et sur les apports de l'Internet.Miracle ou mirage, Internet peut-il favoriser vraiment le développement des pays d'Afrique? De quel développement parle-t-on? Du développement de qui?
Nombre de pages
281
Date de parution
01/11/2003
Poids
350g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747544115
Titre
Internet, cyberespace et usages en Afrique
ISBN
2747544117
Auteur
Ba Abdoul
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
350
Date de parution
20031101
Nombre de pages
281,00 €
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Continent appréhender ces millions de téléspectateurs africains qui chaque soir se retrouvent devant leurs écrans de télévision ? Sont-ils jeunes ou vieux, de sexe féminin ou masculin, pauvres ou riches, citadins ou ruraux ? Préfèrent-ils les chaînes nationales ou les chaînes étrangères ? De tous les apports extérieurs, la télévision semble le plus prisé au niveau du grand public. Depuis les débuts des années 80,. la télévision a pris un essor considérable et elle occupe, de plus en plus, une pan importante de la vie quotidienne d'un grand nombre d'Africains. Mais, peut-on en ce moment parler de boulimie cathodique en Afrique ? Plusieurs millions de téléviseurs sont aujourd'hui présents sur le continent. Pourquoi un tel intérêt pour le public africain du petit écran ? Il en a été peu question jusqu'à présent. Pourtant, n'est-ce pas lui qui, par ses choix, est la cause de l'évolution constatée de la télévision, ces dernières années, en Afrique noire ? Dans ce livre, l'auteur tente d'apporter des éléments de réponses, en cherchant à montrer l'introduction progressive du média dans les foyers africains et les différentes pratiques télévisuelles dans plus d'une dizaine de pays. Des débuts de la télévision à nos jours, voici un ouvrage inédit sur l'histoire des téléspectateurs africains.
Les textes présentés dans cet ouvrage sont le reflet d'un grand nombre de recherches sur les dynamiques de valorisation et de dévalorisation des territoires urbains. Les villes se créent, se renouvellent, se métamorphosent, se dégradent ou se valorisent. Ces processus sont observables sur tous les continents mais l'ampleur des mutations urbaines varie selon les pays et surtout selon les acteurs de ces transformations. Les textes donnent à réfléchir à partir d'exemples précis, étudiés dans différents pays (Algérie, Brésil, France, Portugal, Mexique, Niger, Sénégal) sur: Les enjeux ségrégatifs et les politiques foncières à l'oeuvre dans les territoires urbains. La place de la culture et du patrimoine naturel dans les villes: défis et impacts des événements culturels sur la transformation des villes. Le développement durable dans les politiques urbaines: un nouvel enjeu. Enjeux, conflits, stratégies des acteurs sont autant de perspectives qu'explorent et analysent les contributions à cet ouvrage et qui nous offrent une nouvelle lecture de l'évolution des territoires urbains au regard des nouveaux défis culturels et naturels dans un monde de plus en plus interdépendant.
Les textes présentés dans cet ouvrage révèlent la diversité des angles d'approches lorsqu'il s'agit d'appréhender les multiples enjeux contemporains (écologiques, spatiaux, fonciers, concertation, économiques, pouvoirs). A partir d'espaces géographiques divers (Algérie, Canada, Cameroun, Egypte, France, Portugal, Togo, Tunisie, Sénégal), les auteurs de cet ouvrage proposent des analyses fines sur les dynamiques spatiales, les comportements sociaux, les positionnements politiques, les stratégies des acteurs ; ils revisitent les concepts de gouvernance urbaine, de centralité, de ruralité et interrogent les modèles spatiaux, écologiques et politiques en cours dans le monde. Les auteurs montrent que partout, les relations entre espace rural et espace urbain se complexifient. Dans les territoires où les relations sont conflictuelles, il devient plus compliqué de relever les défis écologiques, économiques et sociaux. Beaucoup d'auteurs montrent aussi un renforcement des capacités d'organisation de la société civile. En effet, la société civile se prend en charge et affronte parfois les représentants du pouvoir institutionnel pour proposer voire imposer de formes nouvelles de gouvernance territoriale.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...