Dissonances, Des orchidées sur les terrils, Je ne sais pas si j'aime encore mon pays
Azama Michel
THEATRALES
16,00 €
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EAN :9782842606084
Dissonances se compose de vingt courts monologues autonomes et d'un dialogue qui expriment la parole personnelle de personnages distincts. Cette matière à jeu forme l'image éclatée d'un regard porté sur nous-mêmes. Ces micro-événements, ces peurs et ces angoisses, ces actes irrémédiables sont autant de paillettes éparpillées d'un précipité terriblement mais heureusement humain. Dans Des orchidées sur les terrils, des femmes et des filles de mineurs échangent leurs souvenirs heureux : le pain d'alouette, les bleus le jour de la lessive, qui se mêlent à ceux des accidents miniers, de la silicose et de leurs victimes. Ce partage des voix du labeur trouve un écho contemporain avec le bassin minier, aujourd'hui déserté par les ouvriers mais où la solidarité entre ceux d'en bas n'est pas un vain mot. Deux ennemis politiques, à l'autre bout de l'échiquier, se disputent un siège de député dans Je ne sais pas si j'aime encore mon pays. Mais leur sphère privée s'immisce dans leurs existences publiques et les bouleverse. Une fable burlesque, trash et politique détonante. Dans un théâtre à la parole foisonnante, Michel Azama offre une large palette dramaturgique : un matériau pour la scène qui interroge la marge et l'histoire comme des horizons communs d'un miroir intime.
Nombre de pages
119
Date de parution
18/10/2012
Poids
178g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782842606084
Titre
Dissonances, Des orchidées sur les terrils, Je ne sais pas si j'aime encore mon pays
Auteur
Azama Michel
Editeur
THEATRALES
Largeur
150
Poids
178
Date de parution
20121018
Nombre de pages
119,00 €
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Une trilogie. Le chiffre trois, pour la famille, c'est évident. Michel Azama explore les familles mythiques et leurs n?uds de névroses; la famille comme un piège. Une journée de mariage dans Amours fous; un remake de la tragédie d'OEdipe dans Saint amour et un dispositif presque tchékhovien dans Anges du chaos. Des situations d'un quotidien somme toute assez banal. Mais, en variant la forme et en faisant vibrer la langue, Azama propose un théâtre qui rejoint l'épique.« Paradoxalement, ce théâtre noir, fait de personnages marginaux en état de perdition ou d'abandon, est un théâtre de l'espoir, comme un ring de boxe où la dureté des coups est proportionnelle à l'envie de gagner. »
Que s'est-il passé dans l'écriture théâtrale depuis l'apparition de Godot, jusqu'à celle du tout aussi mythique Roberto Zucco? Depuis la prodigieuse génération des Beckett, Kateb Yacine, Genet et, plus tard, des Césaire, Tremblay ou Sarraute? Rien? Si! L'arbre immense nommé Koltès ne doit pas nous cacher la forêluxuriante des dramaturges qui ont fait résonner la langue française en cette deuxième moitié du siècle. En quelques décennies, ils ont tout à la fois nourri la crise des formes classiques et assuré un renouvellement total de ce genre littéraire. Répartis en trois volumes, deux cents extraits de textes édités sont sélectionnés et mis en perspective au sein de leur ?uvre d'origine, accompagnés d'une biographie de leur auteur. Ils sont présentés selodes critères formels ou thématiques, introduits par des spécialistes. Listes d'?uvres, bibliographies et index figurent dans chacun des ouvragesLa soixantaine d'extraits retenus dans ce volume permet d'observer l'évolution de l'héritage classique et ses métamorphoses, de détailler l'éclatement des formes canoniques (fable, dialogue, personnages) et d'assister à la floraison des écritures de la parole
Que s'est-il passé dans l'écriture théâtrale depuis l'apparition de Godot, jusqu'à celle du tout aussi mythique Roberto Zucco? Depuis la prodigieuse génération des Beckett, Kateb Yacine, Genet et, plus tard, des Césaire, Tremblay ou Sarraute? Rien? Si! L'arbre immense nommé Koltès ne doit pas nous cacher la forêt luxuriante des dramaturges qui ont fait résonner la langue française en cette deuxième moitié du siècle. En quelques décennies, ils ont tout à la fois nourri la crise des formes classiques et assuré un renouvellement total de ce genre littéraire. Répartis en trois volumes, deux cents extraits de textes édités sont sélectionnés et mis en perspective au sein de leur oeuvre d'origine, accompagnés d'une biographie de leur auteur. Ils sont présentés selon des critères formels ou thématiques, introduits par des spécialistes. Listes d'oeuvres, bibliographies et index figurent dans chacun des ouvrages. 3: Le bruit du monde. Ce troisième volume regroupe des oeuvres consacrées aux histoires collectives; les extraits retenus évoquent des mémoires de l'Histoire et de ses violences, des chroniques du domaine social ou politique et de ses blessures, des récits sur le monde du travail et ses effets au quotidien ou des témoignages de déracinements et de marginalités sociales.
Le mythe de Médée fascine depuis l'Antiquité artistes, poètes et dramaturges. Michel Azama s'inscrit dans cette lignée et sa Médée black fait ressurgir avec force les ressorts oubliés de cette figure. Dans une Louisiane aussi jazzy que sensuelle et inquiétante, les politiques comme Créon frayent avec les dealers et autres petites frappes, dans une connivence coupable et interlope. Médée, avec sa peau noire, est l'archétype de l'étrangère à qui Jason demande de faire place nette pour ne pas freiner ses ambitions. Elle punira la lâcheté de ce dernier par le tabou ultime du meurtre de leurs enfants. Dans les deux autres textes du recueil, Azama évoque les nouveaux parias de nos sociétés que sont les migrants, arrachés à leurs terres d'origine, poussés sur les routes par la misère ou la guerre. Dans Ailleurs, la vraie vie, des gens de télévision et une policière montrent, telles des lucarnes-miroirs, l'inanité de notre époque qui utilise ces miséreux parvenus sur nos rives comme les canaris dans les mines, annonçant par leur asphyxie le coup de grisou. Dans Un ange à ma porte, un homme, ballotté et rudoyé à son arrivée après une traversée dangereuse, prend la parole, pointant la crise morale d'une Europe qui tourne le dos à ses traditions humanistes. La puissance théâtrale d'Azama et sa haute langue, mâtinée d'instants crus et âpres, apparaissent dans ces trois textes aux distributions modulables. Renouant avec le traitement poétique autant que politique qu'il avait déjà employé dans son célèbre Croisades, il propose ici des oeuvres fortes, urgentes et nécessaires.
Jérôme Laronze, paysan éleveur, résistant aux injonctions de traçage sanitaire de ses bêtes au nom d'une agriculture humaine, est abattu par un gendarme au neuvième jour de sa cavale. En neuf mouvements comme neuf étapes d'un oratorio imprécatoire, sa soeur prend la parole et, dans un souffle, érige telle Antigone un monument à ce frère dont elle dénonce la mort. Les Deux sont des soeurs, la grande et la petite, coincées dans leur village désindustrialisé, vouées à un destin de victimes par un déterminisme social contre lequel seule la petite semble décidée à se battre. Par de courtes scènes aux dialogues épurés et saillants comme des uppercuts, l'auteur plonge dans cette France périphérique oubliée. Avec ces deux textes très différents, Guillaume Cayet poursuit sa recherche d'un théâtre de résistance. Il offre une partition quasi musicale pour une actrice, mais aussi une large distribution pour des troupes. Un théâtre à lire et à jouer pour rester debout.