Fondée en 1986, par Michel Leiris et Jean Jamin, GRADHIVA est, à l'origine, l'organe d'expression du Groupe de Recherches et d'Analyses sur l'Histoire et les Variations de l'Anthropologie (d'où, lui est venu son titre), équipe de recherche du Centre national de la Recherche scientifique et de la section histoire de l'ethnologie du musée de l'Homme. Son sous-titre explicitait alors son programme: Revue d'histoire et d'archives de l'anthropologie. En 2005, le musée du quai Branly poursuit la publication de Gradhiva et lance une nouvelle série. Sans que pour autant'Gradhiva change ni de vocation scientifique ni de politique éditoriale, son sous-titre devient: Revue d'anthropologie et de muséologie. Son ambition demeure d'être un lieu de discussion sur l'histoire et les développements actuels de l'anthropologie tant à partir d'études originales que par la publication d'archives ou de témoignages. Surtout, elle continue de privilégier la réflexion à travers l'interaction texte-image, écriture-icône, narration-représentation et prône le croisement des disciplines: anthropologie, esthétique, histoire, musique et littérature.
Nombre de pages
272
Date de parution
02/06/2005
Poids
974g
Largeur
221mm
Plus d'informations
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EAN
9782915133080
Titre
Gradhiva N° 1, 2005 : Haïti et l'anthropologie
Auteur
Avierl Célius Carlo
Editeur
QUAI BRANLY
Largeur
221
Poids
974
Date de parution
20050602
Nombre de pages
272,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Cet ouvrage est la réédition augmentée du livre Sheila Hicks écrit par Monique Lévi-Strauss en 1973, qui dialogue avec l'exposition Le Fil voyageur. Raconté par Sheila Hicks et Monique Lévi-Strauss (musée du quai Branly ? Jacques Chirac, du 30/09/2025 au 08/03/2026). Ce livre, dont l'édition originale est désormais épuisée, est le premier ouvrage enfrançais sur Sheila Hicks, avant sa reconnaissance sur la scène internationale. Cette nouvelle édition contient: - Un texte inédit de Monique Lévi-Strauss sur sa rencontre avec Sheila Hicks en 1968, sa première exposition à Paris et la première édition de cet ouvrage. - La reproduction du carton d'invitation de la première exposition de Sheila Hicks à Paris, comportant un texte écrit par Claude Lévi-Strauss pour cette occasion. - Une biographie parcourant l'ensemble de la carrière artistique de Sheila Hicks, des années 1930 à 2025.
A l'occasion des 20 ans du musée du quai Branly ? Jacques Chirac, Au c'ur du dialogue des cultures propose une traversée sensible et vivante de l'histoire du musée, de ses espaces et de ses collections. L'ouvrage offre au lecteur une découverte stimulante des collections du musée du quai Branly ? Jacques Chirac : une invitation à explorer la diversité culturelle mondiale à travers des objets et des artistes qui racontent, chacun, bien plus qu'une histoire.
Dans sa poursuite des étrangetés qui dépaysent, l'art moderne n'a cessé de faire bouger ses frontières en incluant " l'autre de l'art" dans son espace. Ce que les historiens de l'art ont nommé " primitivisme " désigne ce mouvement qui s'épanouit au début du XXe siècle. Or, dès le romantisme, l'altérité exotique a été confrontée à une autre, celle qu'incarne l'enfant auprès de nous et en chacun de nous. Le court-circuit a eu lieu vers 1845, à Paris, sous l'égide de George Sand, de Champfleury et de Baudelaire. Il marquera de Corot à Picasso, de Courbet à Kandinsky, de Paul Klee à Joan Miro une longue période de la création plastique. L'équivalence, déjà posée par les artistes, entre les productions de l'enfant et celles du primitif, l'un et l'autre détenteurs des " lignes élémentaires ", rencontre l'idée de quelques biologistes qui perçoivent dans la croissance du petit humain la récapitulation accélérée de l'histoire de notre espèce. L'horizon qui s'ouvre est fascinant : l'art des enfants est-il un reflet de l'enfance de l'art ? Les savants ? psychologues, préhistoriens, anthropologues ? prennent alors le relais des artistes. Ils abandonneront bientôt l'idée d'une pure et simple équivalence pour scruter une énigme qui n'est toujours pas refermée : pourquoi, de par le monde, les productions des enfants se ressemblent-elles et comment en viennent-ils à exprimer les différentes cultures graphiques et plastiques dans lesquelles ils sont élevés ? Les ethnologues des années 1930 (Griaule, Evans-Pritchard, Lévi-Strauss, Thérèse Rivière, Margaret Mead) se souviennent de ces questions et savent solliciter ce que les enfants font de leurs mains. Sans doute les points de vue de l'artiste et du savant se distinguent ? retrouver l'enfance n'est pas étudier l'enfant ? mais les moyens qu'ils utilisent ? l'enquête, la collection et l'exposition ? sont identiques et suscitent souvent leur mutuelle curiosité. Aujourd'hui, " l'art des enfants " est devenu une catégorie à part, isolée dans son monde, tout absorbée par la pédagogie; ce numéro voudrait rappeler combien il fut, pendant un long demi-siècle, un des foyers vivants où création esthétique et réflexion anthropologique se passaient réciproquement le relais.