Ce livre parle du travail social, il cherche à en cerner les enjeux actuels en prenant appui sur son héritage institutionnel et idéologique. Acteurs de ce travail, c'est de notre engagement depuis un certain nombre d'années dont il est question au fil des pages, dans cette pratique à la fois individuelle et collective, qui se veut éclairée par le choix de la clinique en référence à la psychanalyse et à son apport fécond. Nous ne cherchons pas à formaliser une conception différente du travail social, ni appliquer la psychanalyse au champ social, seulement promouvoir une approche de l'accompagnement qui engage un savoir et place le sujet au centre de son positionnement éthique. Le travail social n'est pas une entreprise de normalisation mais une pratique qui s'invente au fur et à mesure qu'elle se confronte à la souffrance du sujet en trouvant avec lui les moyens pour rompre ou réduire son aliénation et renouer " le pacte symbolique " en l'invitant à participer à sa manière à la communauté des hommes. Le travail social s'affirme dans cette perspective comme une démarche d'accompagnement au service de l'autonomie intérieure de la personne humaine. Maintenant, plus que jamais, il est nécessaire de relancer le débat sur les enjeux du travail social, de redéfinir son éthique en acte et de réhabiliter cette " fonction d'humanisation " dans l'accueil et l'accompagnement face aux tentatives de l'instrumentaliser.
Nombre de pages
126
Date de parution
20/10/2003
Poids
228g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782913376328
Titre
Le travail social : un enjeu d'humanisation
Auteur
Avet Romuald ; Mialet Michèle ; Delion Pierre
Editeur
CHAMP SOCIAL
Largeur
160
Poids
228
Date de parution
20031020
Nombre de pages
126,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Les républiques d'enfants ont existé dans des pays et des contextes politiques différents. Leurs fondateurs ont soutenu le projet de libération et d'émancipation de l'enfant dans un cadre démocratique. Aujourd'hui de telles expériences peuvent surprendre car l'enfant y est convoquéà une place de « citoyen » qui fait de lui un sujet que l'on ne se contente pas seulement d'instruire deses droits et de ses devoirs envers lui-même et les autres mais qui prend une part active dansl'administration et le règlement de la communauté dans laquelle il vit. Le projet des républiquesd'enfants anticipe d'ailleurs l'avènement après la deuxième guerre mondiale des droits de l'enfant et va beaucoup plus loin dans l'exercice actif de ces droits et de l'apprentissage de son autonomie. L'enfant en effet ne saurait être reconnu comme un citoyen, comme un sujet de droit, dans une société dont les fondements ne sont pas démocratiques mais inversement une société ne saurait se penser comme démocratique si elle n'accorde pas à l'enfant un vrai statut de citoyenneté.
A partir d'un témoignage autobiographique, l'auteur propose une réflexion sur un métier qui est progressivement devenu un engagement. L'éducation au début de son itinéraire a d'abord été une passion et l'enjeu d'un projet éthique et politique qui ne pouvait se penser sans une prise de conscience radicale de l'aliénation sociale. Plus tard, ce projet prendra corps dans l'expérience institutionnelle en mettant le sujet et la parole au coeur de l'action des praticiens et en préservant pour chacun la liberté d'être différent. La clinique et la psychanalyse serviront de repères comme la boussole pour l'explorateur. L'auteur continue de penser, comme le disait François Tosquelles, que pour voir loin, il faut s'asseoir sur les épaules de nos pères.
L'histoire de Simone Krawiec, rédigée entre 1988 et 1992, quelques années avant sa disparition prématurée, est le récit autobiographique d'une existence qui a commencé dans l'enfer et la barbarie.A six ans, Simone est déportée avec sa mère au camp de Bergen-Belsen, elles y survivront en demeurant néanmoins à jamais profondément marquées par cette expérience "extrême". Son témoignage n'est en rien comparable au récit d'un adulte, il se détache de la mémoire par petites touches impressionnistes et transporte la charge d'une grande intensité émotionnelle encore perceptible. Le camp se dessine pour cet enfant comme une parenthèse tragique eteffroyable de son histoire. Le récit porte la trace de cet effort permanent pour renouer avec une mémoire perdue qui l'éprouve dans son être et dans son corps, et pour ne pas demeurer dominée, hantée par le ravage de la barbarie où s'épuisent les ressources humaines. Sa quête a pris un chemin singulier, celui de la rencontre avec la psychanalyse qui a soutenu le travail nécessaire de restructuration. Biographie de l'auteur Simone Krawiec est née le 7 novembre 1937 à Paris. Elle a été déportée au camp de Bergen-Belsen avec sa mère du 21 juillet 1944 au 20 juin 1945. Dans les années soixante, elle se marie et travaille dans le champ médical en poursuivant parallèlement des études supérieures à l'université. En 1990, elle quitte la France pour s'installer en Israël avec ses deuxfilles, elle décédera dix ans plus tard dans sa demeure de Tel Aviv.
Mazereau Philippe ; Leboiteux Dominique ; Rose Pie
Il est intéressant de se décentrer de la phobie comme entité clinique pathologique pour l'aborder sous l'angle des capacités empathiques de l'environnement, c'est-à-dire des réponses à des besoins. La phobie scolaire est un processus plus complexe que les autres phobies (de situation) par la diversité de ses manifestations. La question de la non adhésion de certains enfants aux normes sociales, celle d'une inadaptation à la règle ou à la loi ou encore celle du refus de l'école, lié ou non à des faits de harcèlement, méritent d'être posées, au-delà de la définition psychopathologique classique. C'est pourquoi il est intéressant de se décentrer de la phobie comme entité clinique pathologique pour l'aborder sous l'angle des capacités empathiques de l'environnement, c'est-à-dire des réponses à des besoins singuliers, qui peuvent, par exemple, prendre la forme de l'aménagement des modalités d'accueil à l'école, au collège, au lycée. Si l'enfant ou l'adolescent éprouve des difficultés à construire le lien avec l'autre, la mise en œuvre d'adaptations, dans le cadre scolaire, permettant une meilleure adéquation entre la demande de l'école et lui-même peut contribuer à résoudre le problème et à surmonter la crise.