Pour les philosophes arabes de tradition aristotélicienne, la rhétorique est le principal instrument de communication dans la cité. Permettant aux philosophes de s'adresser au reste des citoyens, gouvernants inclus, aux gouvernants de diriger les citoyens et aux citoyens de communiquer entre eux, elle donne les règles d'un discours d'ordre logique, mais d'une logique accessible à tous. Elle comporte une théorie du style. N'ayant pas d'objet spécifique, elle couvre tous les domaines de la connaissance et aborde, selon un point de vue qui lui est propre, aussi bien la politique que l'éthique, la psychologie ou la métaphysique. Le droit envisagé suivant ses différentes sources, la loi naturelle, la loi positive et la Loi révélée, est l'objet de sa part d'une attention spéciale. Averroès (520-595/1126-1198), philosophe et grand cadi de Cordoue, recueille et développe cet héritage dans son commentaire continu à la Rhétorique d'Aristote. C'est ce monumental traité de philosophie médiévale qui est mis ici à la disposition du public non arabisant et arabisant de façon à ce que puissent y avoir un accès rapide et facile non seulement ceux qui s'occupent de la doctrine rhétorique dans son ensemble, mais aussi ceux qu'intéresse tel ou tel secteur particulier du savoir.
Date de parution
09/10/2003
Poids
3 000g
Largeur
240mm
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EAN
9782711616107
Titre
COMMENTAIRE MOYEN A LA RHETORIQUE D'ARISTOTE
ISBN
271161610X
Auteur
AVERROES
Editeur
VRIN
Largeur
240
Poids
3000
Date de parution
20031009
Nombre de pages
0,00 €
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Né à Cordoue en 1126, mort à Marrakech en 1198, médecin, cadi, juriste, philosophe et commentateur, Averroès (Ibn Rushd) a laissé une oeuvre capitale dans tous les domaines du savoir. Celui que l'on considère comme le plus grand philosophe aristotélicien du XIIe siècle est aussi le témoin d'une époque, celle de l'"Age d'or" de l'Occident musulman. Le Discours décisif est sans nul doute le plus représentatif de l'homme, de l'époque et de l'oeuvre.
Commentaire du De anima d'Aristote. Le Grand commentaire d'Averroès sur le De anima d'Aristote est le plus connu de ses commentaires. C'est une oeuvre capitale dans l'histoire de la psychologie et de la philosophie de l'esprit : 1. parce qu'elle forge l'essentiel des concepts et des outils théoriques qui règneront jusqu'à Descartes. 2. parce qu'elle fournit l'interprétation de la doctrine d'Aristote à laquelle tous les interprètes médiévaux sont obligés de se confronter (de Thomas d'Aquin à Buridan) 3. parce qu'elle discute elle-même toutes les grandes interprétations antérieures, grecques et arabes. 4. parce qu'elle propose des théories originales (comme la théorie de l'unité de l'intellect ou monopsychisme) qui seront encore discutées à l'âge classique (Leibniz). Malgré son importance, le Grand commentaire n'a jamais été traduit ni en français ni dans aucune langue moderne. L'original arabe étant perdu, la présente traduction, réalisée à partir de la version latine de Michel Scot, sera le seul accès possible à ce texte pour les étudiants en philosophie et en psychologie. La date de parution de l'ouvrage coïncidera avec l'année Averroès (1998) qui sera marquée par de nombreux colloques ou manifestations culturelles tant en France qu'à l'étranger.
Marc Geoffroy, agrégé d'arabe, diplômé de l'École Pratique des Hautes Études, exerce comme Ingénieur de Recherche à l'Institut de Recherche et d'Histoire des Textes (Paris). Carlos Steel est professeur de philosophie ancienne et médiévale à l'Institut supérieur de Philosophie de l'Université Catholique de Leuven (Louvain).
Averroès théologien est un philosophe engagé. Ce philosophe est à la fois réaliste et idéaliste, ce qui, à tout prendre, vaut mieux que naïf et fanatique. Les hommes politiques qu'il estime avoir façonnés intellectuellement sont censés partager avec la masse, et diffuser, en son sein, la « Loi générale et commune », c'est-à-dire la Loi religieuse, en même temps qu'ils adhèrent à la « Loi particulière » des philosophes - ce qui est une condition sine qua non de la préservation de leur pouvoir, qui a pour finalité l'avènement du vrai. C'est pourquoi l'activité philosophique doit être voulue par la Loi religieuse, dont la fin ne peut être que le bien général. Sans l'obligation de philosopher adressée par le Texte coranique aux «hommes de démonstration », la Loi religieuse ne serait pas vraie, et l'obligation d'adhérer à l'Islam n'aurait pas de pertinence rationnelle. Tel est le message final d'Ibn Rushd, philosophe et théologien musulman. Il ne paraît pas qu'il ait perdu beaucoup de son actualité.
Norman McLaren oeuvre dans le domaine onirique de l'animation. David Cronenberg est maître du genre de l'horreur intérieure. Que peuvent donc partager ces deux cinéastes canadiens aux univers si distincts ? Chacun a construit une relation à long terme avec un compositeur - respectivement Maurice Blackburn et Howard Shore. D'un duo à l'autre, le musicien occupe une place centrale au sein de la création collective ; sa musique se révèle comme une composante fondamentale. Quels processus créatifs lui permettent de se déployer ? Le livre fait la lumière sur les mécanismes collaboratifs et la pensée de ces duos. Plus généralement, il établit une poïétique de la création musico-filmique, décrit et comprend les processus créateurs filmique et musical qui déterminent la composition d'une musique de film et, plus encore, une musicalité de tout le complexe audiovisuel. Du cinéma d'animation expérimental (A Phantasy) au long-métrage de fiction (Crash, A Dangerous Method) en passant par le documentaire engagé (Jour après jour), l'auteure offre un portait inédit de pratiques musico-filmiques novatrices tout en proposant de nouvelles approches analytiques pour la musique de film.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.