Loin de l'Afrique idéalisée, Tierno Monénembo - figure majeure de la littérature francophone contemporaine - est un écrivain de l'exil, très marqué par les turbulences de son siècle. Dans ses romans, il raconte l'histoire de son pays, la Guinée et, plus largement, celle du continent africain. Une histoire trouble et incertaine où les temps funestes de la colonisation ne masquent pas les difficultés de l'indépendance. Restituant les récits dans leur contexte historique et politique, Noémie Auzas s'attache à retrouver la signification profonde d'une oeuvre foisonnante en tissant les nombreux liens entre cette Afrique malmenée - tous les personnages vivent dans la précarité et l'errance - et le courant baroque européen caractérisé par le mouvement, la fluctuation et l'indistinct. Etudiée avec brio, cette rencontre de l'Afrique et du baroque se révèle particulièrement féconde car elle nous permet d'appréhender l'oeuvre de Monénembo comme un parcours initiatique, en nous menant de la surface instable à la profondeur mémorielle, et en nous invitant ainsi à ne pas demeurer un lecteur "aux-paupières-de-chouette".
Nombre de pages
178
Date de parution
02/03/2004
Poids
200g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747560979
Titre
Tierno Monénembo. Une écriture de l'instable
ISBN
274756097X
Auteur
Auzas Noémie ; Chevrier Jacques
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
200
Date de parution
20040302
Nombre de pages
178,00 €
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Nombre d écrivains ont la particularité d être entre deux langues, mêlant deux langues dans leurs textes, ou pensant dans l une et écrivant dans l autre. Parmi ceux-ci, Patrick Chamoiseau qui, dans ses romans, conjugue avec talent, de façon directe ou masquée, les ressources du français et du créole. Ainsi se pose, pour la création littéraire, la question des imaginaires des langues, que cet ouvrage se propose d explorer et de clarifier: l histoire des idées sur le français montre, en effet, que les langues supportent bien des projections et des fantasmes et que l imaginaire des langues concerne tous les écrivains, et même tous les locuteurs.Hérités de la colonisation et de l esclavage, le français et le créole donnent lieu, chez Chamoiseau, à un jeu subtil d associations et de suggestions, soigneusement étudié, entre barbarie et civilisation, nature et culture, langage utilitaire et poésie. Loin des rapports de domination, la présence d une langue française créolisée ouvre à la pensée du métissage, de la fusion linguistique. Les portes d une Babel enfin réconciliée, prônant le multilinguisme harmonieux, semble ainsi s ouvrir.Une analyse très fine du mouvement de la créolité, de l uvre de Chamoiseau mais aussi de Glissant, bien en phase avec la mondialisation culturelle.
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